Dorothée & Jean : l’organisation

Nous retrouvons Dorothée et Jean, qui ont déjà évoqué leurs valeurs, pour cette fois, parler de l’organisation de leur mariage en deux temps !

Comment s’habille-t-on ?

Pour nos invités, nous n’avions pas de dress-code ; nous leur avions juste donné l’information que nous serions à la campagne, qu’il fallait se sentir à l’aise, et que prévoir un chapeau pouvait être un bon choix dans la mesure où une bonne partie de la journée devait se dérouler en extérieur.

Dorothée : De la même manière que nous voulions recevoir nos invités comme à la maison, je voulais être à l’aise avec mes vêtements, et je ne l’envisageais pas avec 3 jupons et 4 cerceaux ; de toute façon pour danser, ce n’est pas pratique ! Et c’est assez difficile à remettre. Je ne voulais pas une robe d’un jour, mais la robe du jour que je reporterais en repensant à cette journée. J’avais donc repéré un modèle d’un styliste australien que je voulais faire refaire à une couturière toulousaine en l’adaptant pour pouvoir la remettre, mais le prix m’a freiné. L’unicité a ses limites…

Du coup, j’ai trouvé (mi-juillet chez Coast, une boutique anglaise) une robe pour le samedi, mais je n’étais pas complètement convaincue. Et 15 jours avant la date, en allant manger en ville dans un quartier où je ne vais que très rarement, j’ai flashé sur LA robe. Elle tournait impeccablement bien !
J’ai utilisé la première pour le vendredi, à la mairie.

A la mairie

La robe du samedi n’a été retouchée que sur la longueur parce que je voulais libérer les chevilles lorsque je portais les talons pour danser et pouvoir la porter avec des chaussures plates pour le reste de la journée. La seule chose qui m’inquiétait était que le noir de ma robe choque Belle-Maman… que j’ai découverte en noire quand je suis arrivée aux bras de mes parents !

– Jean: Je voulais un costume simple, que je puisse reporter (pas de queue de pie ou veste longue,  ni veston). J’ai trouvé mon bonheur lors du même voyage à Londres évoqué plus haut, 2 mois avant le jour J.

Pour la cérémonie laïque

Nous avons acheté les pierres qui ornent nos alliances durant un voyage à Maurice quelques jours après que Jean ait fait sa demande (nous avions toujours plus ou moins su que nous allions nous marier, restait à répondre aux questions quand et comment, c’est le début de cette réflexion que marquait la demande en mariage). Ce sont des tanzanites, des pierres un peu méconnues qui nous permettait de nous imaginer que peu d’alliances ressembleraient aux nôtres. Nous sommes allés voir un joaillier à Toulouse qui les a montées.

Une de mes photos préférées !

Que mange-t-on ?

Le lieu qui nous accueillait a fait le choix de créer un emploi de cuisinier plutôt que de mettre la cuisine aux normes européennes pour pouvoir accueillir des traiteurs extérieurs. Nous avons aimé l’idée. Et le cuisinier est doué ! Pour la pièce montée, ce sont les gens du Domaine qui nous ont conseillés un pâtissier d’un village pas loin. Tous cuisinaient des produits locaux. Les canards (pour le foie gras et le magret) avaient grandi dans une ferme à moins de 5 km. Le vin (aussi conseillé par les gens du Domaine) venait de domaines voisins, sauf le vin du dessert que nous sommes allés chercher à Gaillac. Nous avons essayé autant que possible de prendre des produits locaux avec peu de transport -ou tout du moins pas de transport supplémentaire ; ainsi la brioche pour le samedi soir qui venait de Vendée a été amenée par des invités ; les confitures étaient faites maison par nos mamans ; le punch et l’apéritif maison servis au vin d’honneur par les parents des mariés. Seule entorse : le fromage, nous avons pris chez notre crémière habituelle un comté au gros sel, affinage 36 mois, du tonnerre ! Les autres fromages venaient de la région.

Un mariage mêlant…

Un an avant le mariage, nous avions rendu visite à chacun des invités (avec un tour de France réalisé en 15 jours) pour leur faire part de notre choix et leur annoncer la date ; nous en avions profité pour expliquer la forme que prendrait notre mariage. Ces annonces ont suscité beaucoup de curiosité et des discussions très intéressantes, des échanges de point de vue.

Traditions…
– la mairie (!)
– le choix d’un thème, même s’il était original : la route (comme dit précédemment, nous passons beaucoup de temps en voiture et nous aimions filer la métaphore sur le chemin à parcourir)
– l’organisation typiquement vendéenne de la journée : cérémonie en fin de matinée, vin d’honneur, repas le midi (de 14h à 18h environ, en plein air encore), bal en début de soirée (21h) et danse de la brioche à mi-soirée (23h, suivi d’une petite pause pour manger de la brioche et des fruits). Cette organisation permet de profiter pleinement de la journée, et permet aux personnes âgées de bien danser sans regretter d’aller se coucher alors que la fête bat son plein).
– l’arrivée de la mariée au bras de Papa à la mairie et aux bras de Papa et Maman à la cérémonie
– les dragées
– la pièce montée (Dorothée adore les choux à la crème pâtissière)

… et choix atypiques
– nous n’avons pas invités tous les membres de nos familles et avons plus ou moins bien assumé de ne rendre aucune invitation par politesse (à ceux qui nous avaient invité à leur mariage notamment)…
– un nombre relativement restreint d’invités
– notre animateur qui a été là du vin d’honneur à la dernière danse. Il nous avait été recommandé par un collègue quand nous recherchions de la musique pour le bal. Après l’entrée du repas de mariage, il s’est mis à chanter tout ce que nous lui demandions. Il a répondu à toutes les demandes, même les plus tordues (ce qui a d’ailleurs constitué le jeu de nos invités : arriver à le coller !). Nous ne savions pas à quoi nous attendre quand nous l’avons rencontré, même s’il nous avait mis à l’aise lors du premier rendez-vous, et que nous partagions les mêmes goûts musicaux !
– la table des mariés et des témoins était au centre d’un cercle décrit par les autres tables et les parents, oncles, tantes et grand-mère ont été réunies à la même table.

Au final, le cadre a rapidement mis nos invités à l’aise (grande tablée commune le vendredi soir) qui auraient pu être perdus (certains ne connaissant que les mariés) et ils ont lié connaissance, un peu contraints et forcés !

Des inspirations pour la déco ?

Style me pretty & consorts sont un formidable réservoir d’idées, mais on en a vite fait le tour. Beaucoup de mariages s’inspirent les uns des autres, alors à un moment on décide de trouver sa propre voie. Je crois qu’à force de nous gaver d’images, de lecture, de mauvaises interprétations de photos, de discussions, de partage avec la famille/les amis/des inconnus, les graines que les autres semaient ont fini par germer pour donner notre fleur à nous. Le thème de la route se prêtait facilement à une décoration adaptée :
– un grand panneau directionnel  pour indiquer les provenances de chacun (et la distance parcourue)
– porte-noms reproduisant des panneaux signalétiques (qui autant que nous le pouvions étaient en lien avec la personne, la petite Anouk était en plein dans sa période docteur !)

On the road ...

– la cagnotte était en forme de borne kilométrique (N20 pour ceux qui suivent…)
– j’ai récupéré auprès d’un sous-traitant de véritables panneaux signalétiques pour les plateaux de fromage
– le plan de table était en forme de panneau de rond-point et de fait les tables disposés en rond autour de la table des mariés…
L’ensemble de la déco a été réalisé par nos parents et nous. Mais le cadre n’avait pas besoin de beaucoup…

Cadeaux et livre d’or

Nos invités sont repartis avec des dragées (pour se conformer à la tradition, c’est important les traditions ! 😉 ) disposées sur les tables. Nous avions aussi placé dans les chambres  une mignonette de floc de gascogne pour les femmes et d’armagnac pour les hommes, ainsi qu’un paquet de gâteaux faits et emballés maison.

Nous avions aussi demandé à nos invités de nous préparer un CD de leurs musiques préférées afin de nous accompagner sur la route. Nous faisons beaucoup de voiture pour rendre visite aux uns et aux autres qui sont dispersés un peu partout – une entorse au concept locavore 🙂 – c’était donc pour nous un moyen de rattacher des chansons à des personnes et (re)découvrir leurs goûts.

Enfin, nous avons préféré un arbre à petits mots plutôt qu’un cahier, chacun était ainsi libre d’écrire quand il le voulait sans attendre que le cahier soit libre, et pas de pages vides non plus ! Un appareil photo et une petite imprimante étaient à disposition pour que les gens s’immortalisent dans un endroit du Domaine. Un fil à « photo » avait été tendu et ainsi les photos de tous participaient à la décoration du samedi et du dimanche !

L'arbre à mots

Alors, ça ne donne pas envie d’être une petite souris pour assister à tout ça ? Et encore, vous n’avez pas eu le récit de la cérémonie laïque … ce sera le prochain, et dernier épisode !

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Le jour J, prologue

Le samedi matin, je me réveille à 6h, largement la première, j’ai très peu dormi comme les deux nuits précédentes. Je prépare la table du ptit déj. En attendant que les amis arrivent, je vais me promener, jusqu’à la grange. Il fait très très froid (3-4 degrés), je regarde les alentours, la vallée, entre dans la grange, passe sous la guinguette, en me disant « C’est aujourd’hui« .

Je rentre à la maison, me douche, me maquille. L »homme qui se lève émerge, je commence à lui parler de menus détails, il esquive « je vais plutôt écrire ma déclaration ». J’amène une table dans notre chambre, qui fera office de boudoir quand la coiffeuse arrivera, à 8h30. J’y ajoute le maquillage, un miroir, un petit bouquet que ma nièce m’a offert la veille, un ordinateur pour écouter de la musique. Les amis commencent à arriver, on a lancé le thé, le café. Je partage avec eux ce début de petit déjeuner, puis la coiffeuse arrive.

Les trois « coiffées » dont ma témoin Floh et moi nous isolons dans la chambre pas encore maritale, des copines passent prendre le thé, on se fait coiffer, on se maquille (éventuellement les unes les autres), Floh repasse mes robes et la chemise de Nico (louanges lui soient dédiées !), on s’habille …

Je teste mes gilets avec mes robes, vu le froid … eh non, je ne l’ai pas fait avant, mais tout concorde ! Le stress, auquel je ne m’attendais pas du tout, commence à monter … j’ai la tremblote. Je suis coiffée, c’est le tour de Floh, puis d’Elise, puis de M. … On se conseille les unes les autres, je maquille M., elle me met du vernis … et juste avant de partir, en réclame elle aussi ! E. se précipite, vite vite, il est temps !

Il est presque 11h. Tout le monde, dont l’homme qui a oublié sa fleur de boutonnière, est devant la mairie, sauf ma témoin et une amie qui m’accompagnent …

Le petit bouquet sur la table m’a fait de l’oeil, E. lui a ajouté un ruban, une amie passe  juste comme ça avec quatre boutons d’or qu’on ajoute. Un autre vient se changer, je lui donne la fleur en tissu pour l’homme qui n’a pensé qu’à son chapeau.

Ne reste que Floh, E. et moi. Je tremble comme une feuille, en marchant vers la mairie …

 

Tenue du marié, tenues de la mariée

Histoire de faire un billet à peu de frais …

Avant toute chose, vous rassurer, non, je ne regrette pas une seconde mon choix de ne pas porter de « robe de mariée » conventionnelle. J’y reviendrai !

Et mon époux ?  Lui a eu l’impression de porter un costume ! Pourtant, il était simplement en chemise et pantalon de ville. La chemise lui allait parfaitement, par contre elle était un peu froide vue la saison. Il a bien aimé pouvoir s’asseoir dans l’herbe sans craindre d’abîmer son pantalon (même s’il conseille plutôt le noir en pareil cas).

Nous voici donc, lui en tenue de toute-la-journée, moi en tenue de mairie et de déjeuner.

Il recommande hautement le chapeau (mais attention au décoiffé !), trouve que celui-ci remplit un peu la même fonction que le bouquet de mariée, permet toute une gestuelle, et de jolies photos.

On lui a fait ce joli compliment : « Tenue d’une simplicité extrême et d’une élégance équivalente ».

La mariée porte une robe Paul Brial, collection 2010, modèle Coquelicot (dit la vendeuse … moi ça ne m’étonnerait pas que ce soit « Tulipe »), coup de coeur en vitrine alors que je me désolais des difficultés de confection de ma robe par une couturière débutante du coin. Prix :  plus d’une centaine d’euros, moins de 200 (ce n’est pas de la fausse pudeur, je ne m’en souviens plus …) A propos de la marque, c’est un créateur toulousain dont l’atelier est au Maroc, le même depuis 15 ans, et qui ne distribue que dans des boutiques indépendantes. Ni équitable, ni bio.

Les chaussures m’ont été prêtées par la soeur de l’épouse du témoin de mon mari (faut suivre !). A la réflexion j’aurais dû faire des photos en pied en tenue avant le jour J, j’aurais vu que je me tenais bizarrement avec et aurais mis la paire de mon autre tenue.

Le froid m’a permis de mettre le gilet que la grand-mère de Nico m’avait tricoté à Noël. Je l’adore, et j’aime ce symbole, comme celui du petit bouquet que je tiens à la main.

Le marié a, après avoir écumé en vain (c’est que Monsieur est grand, fin, avec les épaules larges, un modèle pas courant) les fripes et dépôts-ventes de Toulouse, acheté neuf un pantalon et une chemise dans un magasin de chaîne (environ 130 € les deux), conditions de fabrication inconnues. Son chapeau (borsalino ?) est une création Lubie Lulle, créatrice toulousaine de pièces uniques, avec des ptits bouts de plein de choses (là, des boutons). Il a trouvé ses chaussures en friperies (chez Groucho Rétro pour les connaisseurs). A savoir : dans les dépôts ventes et les friperies, il y a quantités de chaussures classiques pour hommes (et moins classiques pour femmes, avis aux amatrices de couleurs), toutes les tailles, au tiers du prix et garanties.

La fleur a été faite maison (pas par moi) avec des chutes de tissu de mon autre robe. Nico l’a remplacé assez vite par une vraie rose. Et à la main, le tout neuf livret de famille (avec beaucoup de pages pour beaucoup d’enfants, a dit Monsieur l’adjoint au maire) (tu veux pas contrarier la mairie, dis ?)

Et pour ma seconde tenue (pour la cérémonie et la soirée), la robe faite par ma couturière (après de looooooooooongs efforts de nos deux côtés), très appréciée de tous et en particulier de mon mari et de mes vraies-fausses demoiselles d’honneur.

Je n’ai guère de photos où on la voit bien pour le moment, elle était très longue, on ne voyait même pas le bout de mes chaussures à petits talons (j’en ai profité pour mettre les blanches que je mets dans tous les mariages depuis des années). Le collier m’a été prêté par ma témoin, après l’essai de toute la joaillerie de toutes les jeunes femmes présentes.

La robe a couté environ 130 euros de main d’oeuvre et autant de tissu (le satin rouge, très légèrement brillant, léger, de chez biotissus).

Voilà !

Pendant les préparatifs du mariage, la vie continue

Quand j’ai commencé Envie de mai, il y avait très, très peu de blogs sur le mariage écolo en français. J’aime bien écrire, c’est acquis, mais je me sentais aussi une petite mission, celle de relater mon expérience et d’en faire un éventuel appui pour les futurs mariés dans notre genre. Cela dit, très vite, j’ai découvert ou sont sortis des bouquins, d’autres blogs, et même un site consacré à ce thème-là.

Ma vie ne tournant pas, même en ce moment, autour du mariage, la fonction première du blog étant supportée aussi par d’autres sources (ce qui est très chouette), je peine parfois à trouver l’inspiration, et souvent le temps, d’écrire ici.

Ces dernières semaines, j’ai par exemple : organisé la semaine du développement durable au boulot, donc fait venir des intervenants, une expo, des tables thématiques, des films, reçu quelques journalistes, et participé à toutes les séances qui en découlent. A la rentrée, je recommence avec le commerce équitable, en plus du travail habituel qui continue. Et à la maison, il y a le grand projet et tous les petits.

Le grand projet, c’est de devenir paysans. J’ai obtenu un an de disponibilité et donc à moi les inscriptions pour les formations agricoles auxquelles je postule l’an prochain, les dossiers à compléter, les photos d’identité et les photocopies à faire, les papiers compliqués à trouver (bien plus que pour le dossier de mariage !).

Les petits projets (pas si petits que ça), c’est une infolettre pour l’asso dont je fais partie (envoyée la semaine dernière après deux semaines de soirées passées dessus), une intervention pour parler consensus et communication non violente dans un écofestival ce week-end, et deux autres propositions d’atelier plus conséquent en vue. Et aussi un article sur le sujet pour le bulletin d’une énième asso, et un fascicule à distribuer pour ce genre d’évènements, un week end parisien dans deux jours avec un spectacle de Zingaro, un RDV chez Mlle Rose (bien que j’ai peut-être une solution plus élégante (la solution, pas les chaussures) sous la main), et le ménage de printemps, et la confection de petits gâteaux grâce au livre envoyé par une adorable bloggeuse, et aller donner un coup de mai au maraîcher-notre-voisin qui vient d’acheter un fort joli cheval.

Darshan, création du cirque Zingaro

Et le mariage là-dedans ? C’est drôle, on était chez une amie ce week-end, et elle nous a raconté le sien. Ils se sont décidés deux semaines avant (c’était il y a un moment, je crois qu’aujourd’hui il faut trois semaines), ont invités tous ceux qu’ils avaient envie chez un ami qui avait une grande propriété, ont fait des brochettes et une auberge espagnole, acheté la veille des habits colorés, et hop !

Du coup je nous trouve encore un peu compliqués, l’homme qui dort et moi. Il a trouvé son costume (ni fripes ni équitable finalement), on a passé un chouette week-end avec notre maîtresse de cérémonie qui est presque finie (la cérémonie, pas sa célébrante), j’ai trouvé mon alliance (en argent, dans une petite boutique avec des pièces uniques d’artisans, pour une cinquantaine d’euro), on a rendu le dossier à la mairie, on a annulé le notaire, on a reçu et gouté le champagne qui est délicieux, et commandé le vin rouge, on cherche une location pour des verres et peut-être des bols … Quant à ma vraie robe, je ne sais pas si elle sera prête pour le jour J, ma couturière n’en étant toujours qu’au stade du choix du tissu. Tant pis, j’adore l’autre ! Et mercredi prochain, j’ai rendez-vous pour un cours de maquillage et chez la coiffeuse. Et deux jours plus tard des amies m’organisent une soirée surprise (ce n’est PAS un enterrement de vie de jeune fille)

Ah, et je ressemble à Quasimodo : avec toute cette période de stress, j’ai fait ce que je ne voulais pas, un régime. Un régime pain-fromage-chocolat. Résultat, avec la fatigue et le stress : acné, bouton de fièvre, cheveux en paille, et je me sens grasse comme un loukoum (mais c’est bon, les loukoums !). Heureusement, on a reçu notre commande du groupement d’achat (tiens, un truc de plus qu’on a fait ces derniers temps), plein de bonnes choses saines, acheté plein de légumes et surtout, retrouvé le temps de faire la cuisine, de se poser pour déguster (dans la p’tite cour au soleil), et d’apprécier chaque moment.

Et dans un mois, vous savez quoi ...

Un peu de triche !

Cela fait tellement longtemps que je n’ai pas posté sur ce blog que je me suis trompée trois fois de mot de passe avant de réussir à y entrer !

Je me pose quelques questions sur la suite de ce blog … Je l’ai démarré à une époque où je cherchais des infos et des témoignages sur les mariages écolos. Comme j’en trouvais très peu, je me suis dit que je pouvais au moins ajouter le mien ! J’ai rencontré ainsi quelques autres futures mariées (mais ils sont où, les gars ? hein , hein ?), puis, la mode du moment s’y mettant, des sites plus ambitieux que le mien ont vu le jour ou se sont étoffés, et tant mieux …

Et moi et moi et moi ? Je ne sais pas trop si j’ai fait le tour de ce que je voulais dire,  si j’ai envie de continuer dans la veine « témoignage », d’écrire des articles plus généraux pour les sites existants, ou de revenir à mon blog habituel. Bref, c’est le flou (mais c’est pas grave).

Donc, je triche, et comme Lilou m’a fait le plaisir d’un long commentaire, et que je trouvais dommage de ne pas le mettre un peu en avant, je lui laisse la parole, et je l’embrasse très très fort, elle sait pourquoi.


Le témoignage de LilouThe Frog

Faire-part : A l’époque je bossais bcp avec un imprimeur très sympa au boulot. Je lui ai donc demandé ses books à feuilleter. Rien ne correspondait exactement à ce qu’on voulait, alors on a combiné les idées et on lui a demandé de réaliser les pieces de base qu’on personnaliserais nous même ensuite. On a donc choisi le papier chez lui, fait découper la carte pliante format carré avec impression du texte, le petit carton volant percé pour le recto, et fait imprimer au format carte de visite l’invitation pour le dîner à glisser dans le faire-part. Côté fait maison on a appliqué un tampon sur les petits carton percés, on l’a saupoudré de poudre nacrée et fait gonflé au séchoir approprié. On a ensuite fixé le tout avec un ruban. Ca nous a pris des lustres, mais on était très content d’avoir réalisé des FP personnels.

Alliances : C’est chouette de faire réaliser des alliances, nous on a choisi un modèle standard identique pour les 2, mon mari l’a juste pris plus épaisse, + virile quoi ;)

Robe et accessoires : Pour moi il y avait un stress supplémentaire avec la robe, j’ai fais tous mes essayages chez Pronuptia Paris et je devais ensuite faire livrer la robe retouchée dans un Pronuptia alsacien. Je n’ai relâché la pression qu’une fois la robe arrivée à bon port, à quelques jours du mariage !! Quant aux accessoires, j’ai laissé tombé les bijoux proposés par Pronuptia pour une parure très très simple et discrète d’un bijoutier classique. Un zircon monté sur fil de pêche et les 2 petits solitaires assortis. J’ai depuis perdu le pendentif et une des boucles. Alors mon adorable petit mari m’a offert une nouvelle parure presque identique pour le réveillon de cette année :)

Tenue du marié : Le seul costume disponible dans la taille de mon mari se trouvait dans un Pronuptia du sud que celui de Paris a refusé de faire rapatrier. Il a donc été dans celui de Rouen qui a accepté, lui, de le faire venir. Äs forcément très économique d’aller faire ses essayages à 100 km de chez nous mais bon, au moins il était accompagné de ma demoiselle d’honneur qui connaissait ma robe et qui a permis d’assortir parfaitement nos 2 tenues !

Boissons : Nous avons eu la chance de dégoter un grossiste portugais qui a pu nous fournir la bière alsacienne « L’alsacienne sans culotte » (ca ne s’invente pas…) et la bière portugaise que nous souhaitions proposer pour prolonger notre thème. Nous avons aussi pris des tireuses, franchement ça c’était une super bonne idée, quand il fait très chaud les hommes adorent se faire servir une bière pression plutot qu’une canette. On a eu un franc succès ! On avait même engagé un copain pour s’occuper exclusivement du service de la bière au cocktail !
Ce même grossiste nous a aussi fourni les accras et autres friandises portugaises qui ont fait fureur au cocktail. Tant et si bien que nous n’avons d’ailleurs même pas pu y goûter ! Tout a disparu !

La vaisselle : C’est le traiteur qui nous a fourni la vaisselle. Lors d’un essai repas chez lui il nous a présenté sa vaisselle et les différentes compositions, pliage de serviette, combinaisons disponibles. Nous avons chois avec lui la couleur des nappes et du chemin de table aussi.

La déco : Nous n’avons pas décoré la salle du repas, elle avait déjà les couleurs appropriées. Mais nous avons réalisé un centre de table personnalisé pour la table des mariés : une cigogne alsacienne et un coq portugais de 50 cm de haut avec petits accessoires de mariés ;) Nous avons tout de même acheté un pot d’orchidée par table. Centre de table parfait, haut mais pas encombrant, les invités assis autour des tables rondes n’ont pas été gênés pour se parler.

Musique : Nous avons engagé un copain d’une de mes tatas, très bon chanteur qui s’accompagne au piano et qui a bien respecté nos choix musicaux. Il a plutot bien assuré, mais si c’était à refaire on prendrait peut etre plutot un mec genre DJ, un jeune capable de passer aussi bien les bons schlagerparade allemands dont les alsaciens rafolent que du Hotel Coste pendant le repas. Quelqu’un d’un peu lougne quoi ;)

Cérémonie : On l’a préparée à distance avec 2 ou 3 RV sur place qu’on y était, avec un couple qui accompagne les futurs mariés. Un couple extraordinaire qui ne nous a pas serinés de bondieuseries mais qui a au contraire réussi à faire ressortir juste l’amour et le bonheur que nous voulions transmettre à nos invités. Nous avons choisi des textes + philosophiques que religieux, idem pour les chants, une de mes tatas a elle-même chanté l’Ave Maria, nous avons eu un chant ancestral qui avait été chanté pour la 1ere fois dans le village au mariage de mes grands-parents, bref, nous avons eu une cérémonie très personnelle et j’étais très fière du livret de messe que j’avais réalisé, au format original d’un A4 plié sur sa hauteur. Très chic.

Voilà chère amie, je pourrais encore en rajouter pendant des heures, mais mon ventre gargouille ;)