Clara & Lui : Les faire-parts

Je laisse pour quelques « épisodes » la parole à Clara, du blog Des idées plein les doigts. Le premier épisode, la demande en mariage, est ici. Elle définit leur mariage comme « simple, coopératif et un peu créatif », et nous raconte aujourd’hui la confection de ses faire-parts.

De plus en plus de couples décident de faire eux-mêmes leurs faire-parts (ce n’était pas notre cas, je rappelle qu’on a quatre mains gauches !), et les résultats sont souvent bluffants ! Néanmoins le choix de Clara et de son amoureux reste original : pas deux faire-parts identiques !

Faire-parts = papiers = gaspillage !

En même temps nous nous dirigions vers une fête qui allait demander d’envoyer beaucoup d’informations …

 Alors nous avons fait une première annonce par e-mail et téléphone, afin de n’envoyer des « faire-parts » (le nom n’est plus correct) qu’aux personnes qui viendraient !

Et j’ai fait la structure et Bruno le texte et la mise en page, je lui ai donné les dimensions de ce que je voulais faire, lui s’est adapté !

 Je ne voulais rien acheter, j’avais des millions (j’exagère à peine) de chutes de papier…

Dans les mêmes dimensions, le même style, les mêmes couleurs, chaque faire-part était différent ! Un régal à réaliser !

Le jeu des sept milles différences !

Clara, pourras-tu m’envoyer le texte (expurgé de ce qui permet de vous reconnaître !) du faire-part ? Je suis sûre que ça intéresse plein de gens !

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Un mariage sans photographe et sans regret !

Parfois, j’ai l’impression que notre choix de nous marier sans faire appel à un photographe professionnel étonne davantage encore que le principe de l’auberge espagnole !

Avant de reprendre le récit de Clara dans la catégorie « Vrais mariages », je me suis donc dit que j’allais faire un petit retour sur notre décision et ses conséquences.

Nous n’avions pas envie de faire appel à un photographe professionnel, alors que nous aimons le travail de certains, à la fois pour des raisons de budget et de convivialité (nous ne voulions que des invités à notre mariage, pas de prestataires – nous avons bien fait appel à des baby-sitters pour les bébés, mais elles étaient dans une maison au village, pas sous la guinguette).

Nous n’avons donc pas eu de photographe pro, mais trois photographes officiels amateurs, et deux photographes autoproclamées … Nous n’avons pas fait de séance pour des photos posées, que ce soit en groupe ou seul. De ces quelques heures à quelques jours passés avec nos amis venus de toute la France et au-delà, nous ne voulions pas perdre une miette !

Cela dit, j’imagine que des photos en groupe peuvent aussi être un bon moment passé ensemble, surtout si la photo n’est pas trop posée, et si des accessoires (type photobooth) s’en mêlent … Voire pour cela la série « Des photos de groupe pas chiantes », sur le blog d’Uhu. Je suis beaucoup moins convaincue par le chapelet « photo avec les parents », « photo avec les grands parents », « photo avec les potes du lycée » … qui s’éternise souvent trop à mon goût quand je suis invitée, et que nous n’avions pas envie de reproduire.

(Une fois encore, rien de ce qui et écrit ici n’est parole d’Évangile (manquerait plus que ça ;)), c’est un point de vue et une expérience. Si c’est important pour vous de faire plaisir à votre grand-mère en posant avec elle, vous avez bien raison de le faire.)

Résultat ? Nous avons de fort jolies photos, qui nous plaisent infiniment. Des photos de groupe, des photos de couple. J’en ai retravaillé certaines, merci Picasa, pour mieux rendre la lumière telle qu’elle était dans mon souvenir, recadrer, plus rarement pour gommer un petit défaut (bretelle qui tombe et dévoile celle du soutien-gorge …). C’est de la triche, ok, mais que croyez-vous que les vrais photographes fassent ?

Deux de ces photos sont encadrées chez nous (et quarante-douze chez ma môman, mais c’est pas une preuve, c’est ma môman).

Il m’arrive devant une photo que je trouve particulièrement belle, avec un côté que je ne sais qualifier autrement qu’intemporel (de ce genre-là), d’avoir un petit pincement au cœur. Il ne dure pas : je pense que si j’aime autant ce genre de photos, c’est parce que je ne suis pas dessus, et que j’ai un regard extérieur, dépassionné. Ce sont réellement de belles images, et je les aime comme telles, mais elles ne ressemblent pas à notre journée de mariage – qui était davantage un très gai foutoir.

Quelques photos de notre mariage que j’aime énormément …

Attention, celle-ci est vraiment ma favorite, mais je viens de la flouter, pour éviter que nos amis ne soient reconnaissables ! Elle est très nette en réalité. Je reconnais que l’idée de vous montrer une photo floutée pour vous prouver qu’un photographe amateur peut faire des photos réussies se mord la queue, mais j’espère que vous ressentirez ce qui s’en dégage et que vous comprendrez pourquoi elle nous plaît tant !

A la sortie de la mairie, des amis encore à l'intérieur, le gramophone sur le rebord de la fenêtre, les premières bulles soufflées par les plus rapides à sortir et qui volent partout, les touches de rouge, le bouquet offert par ma nièce qui le regarde, le livret de famille à la main de mon mari, et le baiser ...

D’autres photos, que vous connaissez déjà si vous êtes assidus sur ce blog – mais je ne vais pas vous mettre uniquement des inédites floutées !

Lors de la cérémonie laïque ... (avec une bretelle que j'aurais pu faire disparaître !)

Nous avons utilisé celle-ci pour nos faire-parts … vous ne remarquez rien ?

Croyez-moi si vous voulez, mais sur cette photo, envoyée en faire-part donc, mon beau-père se tenait à l’origine juste derrière l’homme qui sourit et moi, au centre de l’image. Après quelques manipulations de base – et pas très soignées je l’avoue – sur Picasa, il a disparu – et absolument personne ne nous a fait un retour suspicieux sur le flou derrière nous …

Aucun regret, donc : ce jour-là, pour nous, sans photographe professionnel, c’était mieux qu’avec Nous avons plein de souvenirs en tête et en photos !

Une prochaine fois, quelques conseils à distribuer aux photographes amateurs …

Bienvenue !

Aux nouveaux lecteurs venus de chez Mademoiselle Dentelle … C’est un peu silencieux par ici en ce moment, mais plein d’articles sont en préparation, restez connectés !

Quant à ceux qui ne connaitraient pas Mademoiselle Dentelle, un premier et très joli témoignage de mariage simple et participatif vient d’être publié sur son blog !

Une chanson sur l’amour et la simplicité

Dès qu’il a été question de mariage entre l’homme qui passe ses exams et moi, et même avant à vrai dire, j’ai pensé à cette chanson.

Ou plutôt : dès la première fois où j’ai entendu cette chanson, je me suis dit qu’elle nous correspondait tout à fait, à tous les deux, et à notre vision du couple et de l’avenir. Nos valeurs de simplicité et d’écologie y sont évoquées sans grand discours, ni dénonciation-des-méchants-qui-pensent-pas-comme-nous.

Problème :  Je ne suis pas fan de la musique (du « refrain » en fait), au point que je n’en ai même pas parlé à mon fiancé.

Si j’avais soumis mon problème à Uhu, elle l’aurait résolu en un clin d’oeil : et pourquoi lire, ou faire lire les paroles de la chanson ? De préférence à deux voix, pour garder le texte vivant ! Autre avantage, on peut adapter, couper les passages qui nous dérangent, ou écourter.

« Ma » Chanson ? Curieux, va !

Je suis bien, de K, dans l’album L’amour dans la rue

Je crois qu’on aura des enfants
des petits rois heureux,
des serviteurs du vent …
Je crois qu’on aura une vie,
encore plus belle que
celle qui nous donne envie
je suis bien.

Je crois qu’on aura une maison
avec des animaux
et des fruits de saison.
Je crois qu’on aura des amis
avec des idéaux
qu’on vivra jour et nuit.

Je crois qu’on aura des voyages
que j’entendrai ta voix parler mille langages …
Je crois qu’on aura des rivières
qu’on se laissera glisser jusqu’à la mer

Je crois en nous
et tant pis pour les réalistes
qui nous traitent de fous
ou de pauvres idéalistes
je suis bien.

Je crois qu’on aura des sourires
à redonner à la joie
à qui voudrait mourir.
Je crois qu’on aura de l’argent
sans jamais pour cela
devoir vendre son temps

Je crois qu’on aura du soleil
de longues pluies de joie
de la paix à la pelle
je crois que la fidélité
entre nous gardera
ce goût de liberté.

Je crois en nous
et tant pis pour les réalistes
qui nous traitent de fous
de pauvres idéalistes
je suis bien.

Je crois qu’on ne va pas mourir
juste fermer les yeux
et ne pas revenir
je crois que si l’un de nous reste
l’autre sera un peu
dans tout ce qui caresse …

Je crois surtout que ce qui m’emporte vraiment
plus que tout ce futur
où je me vois en souriant
c’est là sans que j’y fasse rien
cette sensation sûre
meilleure que mille lendemains
où je suis bien
où je suis bien
où je suis bien

« Admets que ton mariage ne fait pas rêver ! »

Voici l’élégante injonction qu’une vague copine m’a adressée aux débuts des préparatifs, apprenant entre autres que l’alliance de l’Homme qui danse était en bois.

Ma réponse est donc tardive, mais je n’aime pas réagir à chaud – j’aurais été injuste.

Primo, il ne s’agit pas de mon mariage, mais du nôtre.

Deuxio, je conçois tout à fait que notre mariage ne te fasse pas rêver. Je conçois aussi que le mariage en général ne fasse pas rêver un certain nombre de personnes, et c’est leur droit le plus strict. Autant je voudrais que tout le monde (notamment les couples homosexuels) ait droit au mariage, autant j’aimerais que personne ne sente de « devoir de se marier ».

Tercio, si, notre mariage fait rêver. Nous d’abord. Et d’après les retours que nous avons eu des invités, d’après les nombreux mails et commentaires reçus ici et ailleurs, pas seulement ! Ici ou là, il y a même des couples qui disent « On va s’inspirer du mariage de la guinguette ». On est même cités – in extenso – dans un livre sur le mariage écologique.

Tu sais, je crois que quand on fait quelque chose parce que ça nous ressemble, avec son cœur, ça parle forcément à d’autres, qui s’y reconnaissent. Toi aussi, sûrement, ce que tu réalises fait parfois rêver autour de toi.

Je te remercie pour la piqûre de rappel que j’ai reçue de ta part, et je m’engage ici, si je parle de ce que j’aime, c’est-à-dire de fêtes simples, écologiques, participatives, de ne pas dénigrer ce que j’aime moins, ou pas.

Et merci Uhu aussi 😉

 

Pourquoi ce billet qui sonne peut-être un peu revanchard ? Simplement pour dire à tous ceux qui viennent par ici, et qui sont peut-être effrayés à l’idée de faire un mariage « peu conventionnel », ou qui appréhendent les réactions de leur entourage, que si cela vous ressemble profondément, cela ce sentira, et la fête sera belle. Et elle vous mettra des paillettes aux yeux, et aux yeux de ceux qui vous aiment.

Le vrai mariage de V. et E. : un mariage atypique

Ce samedi, mon mari et moi étions « de mariage ».

Sans aucun doute le mariage le plus … atypique auquel j’ai assisté – et peut-être, auquel j’assisterai jamais !

V. et E. ont décidé de se marier il y a 6 mois, mais ils avaient initialement prévu une cérémonie très intime et officieuse, sans passer par la mairie. Il y a trois semaines, ils ont finalement décidé de procéder en même temps au mariage civil, et les invitations sont parties, par mail, dans la foulée.

Les futurs mariés font partie d’un projet de communauté écologique basé sur l’habitat léger (yourtes, tipis, roulottes). Ils vivent simplement, accordent une grande part de leur temps à des pratiques spirituelles diverses, sont végétariens, mangent bio et ne boivent ni ne fument.  Le mail rappelait ces principes, nous invitait à amener un plat à partager, nous donnait une heure de début des festivités (10h le samedi) et l’heure du passage à la mairie (14h30 le même jour). Les fiancés ayant été très marqués par leur voyage en Inde, ils souhaitaient nous voir parés des couleurs vives de ce pays.

Henna Wedding Decoration, Pune, India

Durant les quatre jours précédant le mariage, les fiancés participaient, sur leur lieu de vie, à un séminaire sur la « sexualité sacrée »,  auxquels les invités au mariage étaient conviés. Nous n’avons pas pu nous y rendre, mais j’aime l’idée de se préparer au mariage … et pourquoi pas, de proposer à tous de se joindre à cette réflexion.

Le samedi matin était consacré à la fin du séminaire pour les uns, à la préparation de la salle des fêtes (où le mariage civil a eu lieu) pour les autres. Nous tendons partout sur les murs de grandes tentures indiennes, en décorons également les tables, les chaises. des bougies s’allument un peu partout, des enfants cueillent des bouquets et disséminent des fleurs sur les tables … La salle plutôt laide en est métamorphosée !

Trois cérémonies sont prévues : une cérémonie religieuse, mais mêlant plusieurs religions ; une cérémonie civile et enfin une cérémonie dite alchimique …

La suite dans quelques jours !

En juin, c’est bien aussi !

Nous sommes à la veille (ou quasi) de juillet et il est temps pour moi de clotûrer ce blog.

Je ne finirai pas le récit sous cette forme, trop chronophage (surtout sans connexion internet !)

Merci de m’avoir accompagnée pendant ces mois de préparatifs et de célébration. J’ai été ravie de pouvoir réfléchir « à plume haute » à l’organisation et au sens de cette journée particulière.

Je laisse la plupart des archives en place, que ceux qui veulent un exemple de mariage simple, collaboratif, sans traiteur et avec mille petits plats, avec une cérémonie laïque et les meilleurs amis du monde n’hésitent pas à naviguer dans les mots-clés ! (Attention, il faut les choisir dans la colonne de droite si vous voulez rester sur ce blog, ceux qui sont en dessous des titres de billet renvoient à tout wordpress).

Pour toute question, envoi de fraises séchées, commentaire d’ordre privé, proposition d’écrire un bouquin parce que c’est bien beau tout ça mais j’ai bientôt trente ans et pas de rolex … écrivez-moi à zeldabis (là ne mettez pas ce qui est entre parenthèses, ni les parenthèses, ni les espaces mais un bon vieux @, ok ?) gmail (là idem, mettez juste un point)com. Amis journalistes, lisez cela avant, merci.

Une pensée toute spéciale à Lili et Mia … c’est un peu fou mais j’crois bien que je vous aime! Je suis sûre que les week-ends à venir seront magnifiques, chacun à leur manière, à la vôtre !

Vive la simplicité volontaire ! Vive la vie !