Dorothée & Jean : l’organisation

Nous retrouvons Dorothée et Jean, qui ont déjà évoqué leurs valeurs, pour cette fois, parler de l’organisation de leur mariage en deux temps !

Comment s’habille-t-on ?

Pour nos invités, nous n’avions pas de dress-code ; nous leur avions juste donné l’information que nous serions à la campagne, qu’il fallait se sentir à l’aise, et que prévoir un chapeau pouvait être un bon choix dans la mesure où une bonne partie de la journée devait se dérouler en extérieur.

Dorothée : De la même manière que nous voulions recevoir nos invités comme à la maison, je voulais être à l’aise avec mes vêtements, et je ne l’envisageais pas avec 3 jupons et 4 cerceaux ; de toute façon pour danser, ce n’est pas pratique ! Et c’est assez difficile à remettre. Je ne voulais pas une robe d’un jour, mais la robe du jour que je reporterais en repensant à cette journée. J’avais donc repéré un modèle d’un styliste australien que je voulais faire refaire à une couturière toulousaine en l’adaptant pour pouvoir la remettre, mais le prix m’a freiné. L’unicité a ses limites…

Du coup, j’ai trouvé (mi-juillet chez Coast, une boutique anglaise) une robe pour le samedi, mais je n’étais pas complètement convaincue. Et 15 jours avant la date, en allant manger en ville dans un quartier où je ne vais que très rarement, j’ai flashé sur LA robe. Elle tournait impeccablement bien !
J’ai utilisé la première pour le vendredi, à la mairie.

A la mairie

La robe du samedi n’a été retouchée que sur la longueur parce que je voulais libérer les chevilles lorsque je portais les talons pour danser et pouvoir la porter avec des chaussures plates pour le reste de la journée. La seule chose qui m’inquiétait était que le noir de ma robe choque Belle-Maman… que j’ai découverte en noire quand je suis arrivée aux bras de mes parents !

– Jean: Je voulais un costume simple, que je puisse reporter (pas de queue de pie ou veste longue,  ni veston). J’ai trouvé mon bonheur lors du même voyage à Londres évoqué plus haut, 2 mois avant le jour J.

Pour la cérémonie laïque

Nous avons acheté les pierres qui ornent nos alliances durant un voyage à Maurice quelques jours après que Jean ait fait sa demande (nous avions toujours plus ou moins su que nous allions nous marier, restait à répondre aux questions quand et comment, c’est le début de cette réflexion que marquait la demande en mariage). Ce sont des tanzanites, des pierres un peu méconnues qui nous permettait de nous imaginer que peu d’alliances ressembleraient aux nôtres. Nous sommes allés voir un joaillier à Toulouse qui les a montées.

Une de mes photos préférées !

Que mange-t-on ?

Le lieu qui nous accueillait a fait le choix de créer un emploi de cuisinier plutôt que de mettre la cuisine aux normes européennes pour pouvoir accueillir des traiteurs extérieurs. Nous avons aimé l’idée. Et le cuisinier est doué ! Pour la pièce montée, ce sont les gens du Domaine qui nous ont conseillés un pâtissier d’un village pas loin. Tous cuisinaient des produits locaux. Les canards (pour le foie gras et le magret) avaient grandi dans une ferme à moins de 5 km. Le vin (aussi conseillé par les gens du Domaine) venait de domaines voisins, sauf le vin du dessert que nous sommes allés chercher à Gaillac. Nous avons essayé autant que possible de prendre des produits locaux avec peu de transport -ou tout du moins pas de transport supplémentaire ; ainsi la brioche pour le samedi soir qui venait de Vendée a été amenée par des invités ; les confitures étaient faites maison par nos mamans ; le punch et l’apéritif maison servis au vin d’honneur par les parents des mariés. Seule entorse : le fromage, nous avons pris chez notre crémière habituelle un comté au gros sel, affinage 36 mois, du tonnerre ! Les autres fromages venaient de la région.

Un mariage mêlant…

Un an avant le mariage, nous avions rendu visite à chacun des invités (avec un tour de France réalisé en 15 jours) pour leur faire part de notre choix et leur annoncer la date ; nous en avions profité pour expliquer la forme que prendrait notre mariage. Ces annonces ont suscité beaucoup de curiosité et des discussions très intéressantes, des échanges de point de vue.

Traditions…
– la mairie (!)
– le choix d’un thème, même s’il était original : la route (comme dit précédemment, nous passons beaucoup de temps en voiture et nous aimions filer la métaphore sur le chemin à parcourir)
– l’organisation typiquement vendéenne de la journée : cérémonie en fin de matinée, vin d’honneur, repas le midi (de 14h à 18h environ, en plein air encore), bal en début de soirée (21h) et danse de la brioche à mi-soirée (23h, suivi d’une petite pause pour manger de la brioche et des fruits). Cette organisation permet de profiter pleinement de la journée, et permet aux personnes âgées de bien danser sans regretter d’aller se coucher alors que la fête bat son plein).
– l’arrivée de la mariée au bras de Papa à la mairie et aux bras de Papa et Maman à la cérémonie
– les dragées
– la pièce montée (Dorothée adore les choux à la crème pâtissière)

… et choix atypiques
– nous n’avons pas invités tous les membres de nos familles et avons plus ou moins bien assumé de ne rendre aucune invitation par politesse (à ceux qui nous avaient invité à leur mariage notamment)…
– un nombre relativement restreint d’invités
– notre animateur qui a été là du vin d’honneur à la dernière danse. Il nous avait été recommandé par un collègue quand nous recherchions de la musique pour le bal. Après l’entrée du repas de mariage, il s’est mis à chanter tout ce que nous lui demandions. Il a répondu à toutes les demandes, même les plus tordues (ce qui a d’ailleurs constitué le jeu de nos invités : arriver à le coller !). Nous ne savions pas à quoi nous attendre quand nous l’avons rencontré, même s’il nous avait mis à l’aise lors du premier rendez-vous, et que nous partagions les mêmes goûts musicaux !
– la table des mariés et des témoins était au centre d’un cercle décrit par les autres tables et les parents, oncles, tantes et grand-mère ont été réunies à la même table.

Au final, le cadre a rapidement mis nos invités à l’aise (grande tablée commune le vendredi soir) qui auraient pu être perdus (certains ne connaissant que les mariés) et ils ont lié connaissance, un peu contraints et forcés !

Des inspirations pour la déco ?

Style me pretty & consorts sont un formidable réservoir d’idées, mais on en a vite fait le tour. Beaucoup de mariages s’inspirent les uns des autres, alors à un moment on décide de trouver sa propre voie. Je crois qu’à force de nous gaver d’images, de lecture, de mauvaises interprétations de photos, de discussions, de partage avec la famille/les amis/des inconnus, les graines que les autres semaient ont fini par germer pour donner notre fleur à nous. Le thème de la route se prêtait facilement à une décoration adaptée :
– un grand panneau directionnel  pour indiquer les provenances de chacun (et la distance parcourue)
– porte-noms reproduisant des panneaux signalétiques (qui autant que nous le pouvions étaient en lien avec la personne, la petite Anouk était en plein dans sa période docteur !)

On the road ...

– la cagnotte était en forme de borne kilométrique (N20 pour ceux qui suivent…)
– j’ai récupéré auprès d’un sous-traitant de véritables panneaux signalétiques pour les plateaux de fromage
– le plan de table était en forme de panneau de rond-point et de fait les tables disposés en rond autour de la table des mariés…
L’ensemble de la déco a été réalisé par nos parents et nous. Mais le cadre n’avait pas besoin de beaucoup…

Cadeaux et livre d’or

Nos invités sont repartis avec des dragées (pour se conformer à la tradition, c’est important les traditions ! 😉 ) disposées sur les tables. Nous avions aussi placé dans les chambres  une mignonette de floc de gascogne pour les femmes et d’armagnac pour les hommes, ainsi qu’un paquet de gâteaux faits et emballés maison.

Nous avions aussi demandé à nos invités de nous préparer un CD de leurs musiques préférées afin de nous accompagner sur la route. Nous faisons beaucoup de voiture pour rendre visite aux uns et aux autres qui sont dispersés un peu partout – une entorse au concept locavore 🙂 – c’était donc pour nous un moyen de rattacher des chansons à des personnes et (re)découvrir leurs goûts.

Enfin, nous avons préféré un arbre à petits mots plutôt qu’un cahier, chacun était ainsi libre d’écrire quand il le voulait sans attendre que le cahier soit libre, et pas de pages vides non plus ! Un appareil photo et une petite imprimante étaient à disposition pour que les gens s’immortalisent dans un endroit du Domaine. Un fil à « photo » avait été tendu et ainsi les photos de tous participaient à la décoration du samedi et du dimanche !

L'arbre à mots

Alors, ça ne donne pas envie d’être une petite souris pour assister à tout ça ? Et encore, vous n’avez pas eu le récit de la cérémonie laïque … ce sera le prochain, et dernier épisode !

Publicités

Le prix d’un mariage écolo : la bière, la limonade et le jus de fruits

Suite d’un modeste dossier comparatif commencé ici avec la robe de mariée, et suivi par le comparatif du prix du repas, et par celui des prix du vins et du champagne.

Cette fois-ci, je comparerai uniquement le budget moyen d’un mariage (d’après ce dossier publié sur le site Le Journal des femmes,) et le budget de notre mariage, puisque nous nous contentons d’acheter du vin, du champagne et des jus de fruits biologiques directement aux producteurs, le plus localement possible.

Selon JDF, « En ajoutant le vin d’honneur ou le cocktail et le repas, le budget boissons s’élève en moyenne entre 400 et 1 400 €« 

Voilà qui nous avance, n’est-ce pas …

On compte en général 1 fut de bière pour 20 personnes (5 futs pour 100), mais le marchand m’a assuré que c’était beaucoup trop ! Cela dit, comme il reprend ce qui n’est pas entamé, et que certains restent plusieurs jours …

Limonade à la myrtille de la brasserie d'Olt

Limonade à la châtaigne

Idem, à la châtaigne

Idem, au sureau


Je n’ai pas trouvé de référentiel convenable pour les jus de fruits (sauf pour faire des cocktails !), nous avons donc imaginé qu’il ferait chaud et que les enfants seraient assoiffés !

Deux fûts de bière blonde, et deux de bière blanches à la brasserie artisanale d’Olt (un fut fait 30 litres), soit 270 € pour 60 litres (2,25 le litre), livraison et location des tireuses incluses. La même brasserie nous fournit aussi les limonades (nature, à la myrtille et à la châtaigne), 45 litres en tout pour 90 € (disponible aussi en fûts, moins cher). Rien n’est bio, mais c’est artisanal, local … et même de saison (j’ignorais que la bière avait ses saisons, mais si ! Pas moyen d’avoir de l’ambrée en mai !)

50 litres de jus de pommes « La cuvée des Pitchous », pressées par les enfants de l’école de notre commune grâce à un pressoir itinérant et au don de pommes d’un verger à l’abandon (donc non traité). Le jus est délicieux, l’étiquette jolie, les bénéfices vont à l’association de l’école … 2,50€ par litre, mais on peut enlever 50 cents de consigne, car les bouteilles sont réutilisées !  Donc, 100 € après déduction, et 4 litres gratuits !

Nous commanderons du vin rouge et du jus de raisin labellisé bio à un producteur que nous avons découvert grâce à notre nouveau groupement d’achat. Quant au jus de raisin, à 2,70€ le litre, nous prendrons 30 litres pour 81 €.

Ce qui nous fait un total de 541 € pour les jus de fruits, la limonade et la bière, sur deux jours, pour 85 adultes et 15 enfants (et un futur mari qui ne boit pas d’alcool !).

——————–

Les droits d’auteur s’appliquent à toute œuvre de l’esprit, quels qu’en soient le genre, la forme d’expression, le mérite ou la destination. Les photos ou extraits d’œuvres d’autres auteurs publiés sont sous licence Creatives Commons, ou entrent dans le cadre du droit de citation.

Tout lecteur de ce blog doit en respecter les droits de propriété intellectuelle. Il doit notamment veiller à ne pas reproduire et diffuser les articles et contributions publiées sur ce blog sur des supports payants sans l’accord de l’auteur. Tout lecteur peut néanmoins reproduire le contenu de ce blog à des fins de consultations privées ou reproduire et diffuser de courts extraits d’un article sur des supports gratuits (blogs, forums notamment) en citant « Envie de mai, enviedemai.wordpress.com » et l’auteur (sous son nom réel ou pseudonyme) de l’article ou du message.

Un repas de mariage participatif

demande un peu d’organisation !

Comme vous le savez certainement, nous avons choisi de faire un  mariage sans traiteur, en suivant la formule de l’auberge espagnole : chaque invité  (ou couple d’invités) amène deux plats, un sucré, un salé, le tout se répartissant sur deux repas, samedi midi et soir.

Ça demande un peu d’explications en amont, des faire-parts adéquats, et un peu d’organisation le jour J : en clair, au moins une personne qui se dévoue pour réceptionner les plats, mettre au frais ce qui doit l’être, répartir les mets sur les deux repas, mais aussi au début ou à la fin du buffet … bref quelqu’un ayant l’esprit pratique, des nerfs solides, l’amour de la bonne chère et du goût ! Heureusement, nous avons une telle fée parmi nos invitées – elle est même … sociologue spécialisée dans l’alimentation !

Un repas de mariage participatif, c’est économique, et a priori, c’est aussi convivial : ça permet à tous de papillonner parmi les saveurs, les terroirs, et aux végétariens (sans parler des crudivores ou instinctovores) de trouver petit plat à leur goût !

Histoire de mettre en avant la participation de chacun –  d’autant que ces mets font office de liste de mariage –  moi et une autre fée avons commencé à bricoler ça (l’autre fée en question ayant récupéré du papier de couleur et du raphia, et toute la troupe s’étant baladée dans les bois pendant que le loup y est pas à la recherche de décorations à glaner)

A quoi ça sert ?

Une petite étiquette indiquera quelques renseignement sur chaque plat, décorant du même coup le buffet à coup de raphia et de baies (voir de glands, de fleurs …)

Dans une coulisse, la fée sociologue et ses petits lutins accueilleront les invités et leur proposeront deremplir les étiquettes, grâce au mode d’emploi ci-dessous !

Chaque étiquette rappellera donc le nom du plat, le prénom de la cuisinière, si le met est végétarien, végétalien ou omnivore, et éventuellement … la recette !

Je sens qu’on va se régaler (gourmande que je suis, et non, je ne ferai pas de régime pré-mariage, au cas où quelqu’un se poserait la question)

(Et on me pardonnera la qualité déplorable des photos parce que.)

Un mariage sans plan de table …

est-ce bien raisonnable ?

Je profite d’un billet de Claire sur le sujet pour rebondir. Elle cite un article que je me permets de reprendre (je n’en connais pas la source originale) :

Tout d’abord, passons en revue les trois méthodes de base pour asseoir vos invités
Option 1. Libre pour tous. Les invités s’assoient où ils veulent.
Option 2. Un choix limité. Chaque invité est affecté à une table spécifique, mais peut s’asseoir à côté de qui ils veulent.
Option 3. Pas de choix. Chaque invité est affecté à un siège spécifique.

L’option 1 n’est généralement pas la meilleure idée. En fait, il est tout à fait approprié et attendu (sans parler de pratique!) d’avoir un certain niveau d’organisation (et attribution) des sièges à une réception de mariage.
Un commentaire sur le billet de Claire reprend l’idée que sans plan de table, les invités sont perdus et un peu dépassés dans cette foule où ils ne connaissent peut-être personne – sauf les mariés qui sont bien occupés !
Même si nos invités sont plutôt des gens très sociables, cette remarque a attiré mon attention. En effet, même si la plupart de nos amis se connaissent – du moins en petits groupes, si certains feront connaissance quelques jours avant puisqu’ils viennent donner un coup de main, quelques-uns risquent d’être isolés – ce couple italien, lui parlant assez mal français, cet ami venant seul et un peu ours sur les bords … Il faut avouer, que si le plan de table peut être un cauchemar autant pour les invités que pour les GMO (Gentils Mariés Organisateurs) – qui ne s’est jamais retrouvé assis à côté de quelqu’un avec qui la conversation était … laborieuse ? (mais ça peut aussi être bien, on peut même nouer des liens … nocturnes ou non ;)) – c’est aussi un moyen de s’assurer que votre ami venu seul rencontre vos-copains-qu’il-ne-connait-pas-mais-avec-qui-il-va-génialement-s’entendre … et que personne ne se retrouve isolé.
Il est hors de question que nous fassions un plan de table – jusqu’au dernier moment, des invités qui n’ont pas confirmé peuvent arriver, nous leur en avons laissé la possibilité (la formule auberge espagnole le permettant), et puis on pense plus à un pique-nique qu’à un restaurant … Et puis en général, quand on va à une fête, mais si on ne connait que l’hôte, les places ne sont pas attribuées (surtout autour du feu de camp !) et c’est très bien comme ça, cela permet de rencontrer tout le monde ou presque ! Néanmoins, il nous faut faire attention à ce que personne ne soit laissé de côté. Même si j’ai toute confiance en mes amis pour cela, un moment d’inattention est vite arrivé, surtout quand on s’amuse avec des gens qu’on connaît bien, les groupes ont vite fait de se former et de paraître un peu fermés …
Certains de nos amis, je l’ai déjà dit, ont prévu de venir quelques jours à l’avance : parmi eux, quelques uns auront des tâches spécifiques, maîtresse de cérémonie, préposé aux boissons, à la coordination du buffet … D’autres, par contre, pourraient avoir le rôle de veiller à intégrer ceux qui paraissent un peu isolés. J’en connais « des qui » font ça très bien, naturellement, c’est bien sûr vers eux que l’on va se tourner …

Le prix d’un mariage écolo : les vins et le champagne

Suite d’un modeste dossier comparatif commencé ici avec la robe de mariée, et suivi là (un  jour …) par le comparatif des prix du repas.

Cette fois -ci, je comparerai uniquement le budget moyen d’un mariage (d’après ce dossier publié sur le site Le Journal des femmes,) et le budget de notre mariage, puisque nous nous contentons d’acheter du vin, du champagne et des jus de fruits biologiques directement aux producteurs, le plus localement possible.

Selon JDF, « En ajoutant le vin d’honneur ou le cocktail et le repas, le budget boissons s’élève en moyenne entre 400 et 1 400 €« 

Voilà qui nous avance, n’est-ce pas …

On compte en général :
1 bouteille de vin / 3 personnes (soit 34, 20 rouges, 14 blanches, pour 100 personnes)
1 bouteille de champagne / 2 personnes (45 bouteilles, le surplus sera racheté par ma mère)
1 bouteille d’alcool fort / 6 personnes (Mmmmh … nous nous en passerons)
1 bouteille d’alcool doux / 2 personnes (idem)
1 fut de biere/20 personnes (5 futs)

Tout cela est à modérer suivant ce que vous connaissez de vos invités (plutôt jus de fruits, bières ou vins ? Gros buveurs ou fins œnologues ? Combien de femmes enceintes ou allaitantes ? Certains doivent-ils conduire pour rentrer ? Plutôt des amateurs de rouge ou de blanc ?), le nombre d’enfants, et des imprévisibles comme la chaleur qui vous fait partir la bière et le petit blanc frais trois fois plus vite ! Les fournisseurs vous donneront une idée précise et en général juste du volume à prévoir, ils sont également nombreux à reprendre ce qui n’a pas été bu, ce qui incite à l’honnêteté. C’est à vérifier bien sûr, mais jusqu’ici, personne ne nous a poussé à la consommation, on a plutôt modéré nos ardeurs (enfin, les miennes !) (Mais nous, on s’en fiche, s’il en reste, ce sera pour les jours suivants !).

En ce qui nous concerne, nous attendons pour l’instant 89 adultes et une bonne vingtaine d’enfant. Les principes qui nous guident sont très proches de ceux de notre ancien groupement d’achat. Nous avons choisi de ne pas chercher à faire baisser les prix (même si on accepte les ristournes !) mais de privilégier les démarches qui nous plaisent : bio, locales, artisanales … Nous ne cherchons pas l’exemplarité ou la perfection, mais à valoriser et soutenir des initiatives qui nous semblent élégantes.

Nous commanderons du vin rouge (et du jus de raisin) labellisé bio à un producteur que nous avons découvert grâce à notre nouveau groupement d’achat. 24€ les 5 litres de vin, donc une centaine d’euros pour nos 20 litres de vin rouge. Il faudra prévoir des carafes, le vin étant livré en bib’ !

Nous avons acheté le vin du Jura (blanc) dans une boutique chère à mon cœur puisqu’il s’agit du domaine Pignier, dans la cave duquel ma famille, à la génération précédente, avait l’habitude de fêter certains évènements – ce qui en dit long sur le cœur de ces gens, car « on » (je n’étais pas née cela dit) n’avait pas un sou vaillant (déjà) à l’époque ! Ils sont labellisés en biodynamie, et sont vignerons indépendants. le conseil est excellent et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils ne poussent pas à la vente ! Nous avons pris 12 bouteilles de Chartreux de 2006 (11 € la bouteille de 75 cl) et le même volume de Percenette de 2008 (13€), et avec une remise nous arrivons à 250 € pour 24 litres. Oui, j’adore le vin blanc … du Jura bien sûr !

En ce qui concerne le champagne, nous sommes partis pour 45 litres pour 990 euros. Il s’agit de la cuvée émeraude tout à fait exceptionnelle, testée et approuvée, en biodynamie, livrée et garantie sans mal de crâne. Mais … pas donnée, comme vous pouvez le constater. Du coup, le chèque n’est pas encore parti !

Voilà, ce qui nous fait un budget pour les vins et le champagne de … 1340€ ! (si nous buvons tout, ce qui est loin d’être sûr !)

Pour nous aider, le site des bouchons bio, qui répertorie les vins labellisés « bio », région par région. Cependant, ne perdons pas de vue que la certification en bio coûte cher, et que certains agriculteurs choisissent de se passer du label alors même qu’ils ont des méthodes aussi écologiques ! Pour cela, une seule solution, puisqu’ils ne peuvent se réclamer « bio », même s’ils le sont dans les faits, sans payer cette certification : connaître le domaine et le vigneron. N’oublions pas non plus que la vigne est en France le domaine agricole qui utilise le plus de pesticides …  choisissons donc en toute conscience pour mieux déguster !

——————–

Les droits d’auteur s’appliquent à toute œuvre de l’esprit, quels qu’en soient le genre, la forme d’expression, le mérite ou la destination. Les photos ou extraits d’œuvres d’autres auteurs publiés sont sous licence Creatives Commons, ou entrent dans le cadre du droit de citation.

Tout lecteur de ce blog doit en respecter les droits de propriété intellectuelle. Il doit notamment veiller à ne pas reproduire et diffuser les articles et contributions publiées sur ce blog sur des supports payants sans l’accord de l’auteur. Tout lecteur peut néanmoins reproduire le contenu de ce blog à des fins de consultations privées ou reproduire et diffuser de courts extraits d’un article sur des supports gratuits (blogs, forums notamment) en citant « Envie de mai, enviedemai.wordpress.com » et l’auteur (sous son nom réel ou pseudonyme) de l’article ou du message.

Un peu de triche !

Cela fait tellement longtemps que je n’ai pas posté sur ce blog que je me suis trompée trois fois de mot de passe avant de réussir à y entrer !

Je me pose quelques questions sur la suite de ce blog … Je l’ai démarré à une époque où je cherchais des infos et des témoignages sur les mariages écolos. Comme j’en trouvais très peu, je me suis dit que je pouvais au moins ajouter le mien ! J’ai rencontré ainsi quelques autres futures mariées (mais ils sont où, les gars ? hein , hein ?), puis, la mode du moment s’y mettant, des sites plus ambitieux que le mien ont vu le jour ou se sont étoffés, et tant mieux …

Et moi et moi et moi ? Je ne sais pas trop si j’ai fait le tour de ce que je voulais dire,  si j’ai envie de continuer dans la veine « témoignage », d’écrire des articles plus généraux pour les sites existants, ou de revenir à mon blog habituel. Bref, c’est le flou (mais c’est pas grave).

Donc, je triche, et comme Lilou m’a fait le plaisir d’un long commentaire, et que je trouvais dommage de ne pas le mettre un peu en avant, je lui laisse la parole, et je l’embrasse très très fort, elle sait pourquoi.


Le témoignage de LilouThe Frog

Faire-part : A l’époque je bossais bcp avec un imprimeur très sympa au boulot. Je lui ai donc demandé ses books à feuilleter. Rien ne correspondait exactement à ce qu’on voulait, alors on a combiné les idées et on lui a demandé de réaliser les pieces de base qu’on personnaliserais nous même ensuite. On a donc choisi le papier chez lui, fait découper la carte pliante format carré avec impression du texte, le petit carton volant percé pour le recto, et fait imprimer au format carte de visite l’invitation pour le dîner à glisser dans le faire-part. Côté fait maison on a appliqué un tampon sur les petits carton percés, on l’a saupoudré de poudre nacrée et fait gonflé au séchoir approprié. On a ensuite fixé le tout avec un ruban. Ca nous a pris des lustres, mais on était très content d’avoir réalisé des FP personnels.

Alliances : C’est chouette de faire réaliser des alliances, nous on a choisi un modèle standard identique pour les 2, mon mari l’a juste pris plus épaisse, + virile quoi ;)

Robe et accessoires : Pour moi il y avait un stress supplémentaire avec la robe, j’ai fais tous mes essayages chez Pronuptia Paris et je devais ensuite faire livrer la robe retouchée dans un Pronuptia alsacien. Je n’ai relâché la pression qu’une fois la robe arrivée à bon port, à quelques jours du mariage !! Quant aux accessoires, j’ai laissé tombé les bijoux proposés par Pronuptia pour une parure très très simple et discrète d’un bijoutier classique. Un zircon monté sur fil de pêche et les 2 petits solitaires assortis. J’ai depuis perdu le pendentif et une des boucles. Alors mon adorable petit mari m’a offert une nouvelle parure presque identique pour le réveillon de cette année :)

Tenue du marié : Le seul costume disponible dans la taille de mon mari se trouvait dans un Pronuptia du sud que celui de Paris a refusé de faire rapatrier. Il a donc été dans celui de Rouen qui a accepté, lui, de le faire venir. Äs forcément très économique d’aller faire ses essayages à 100 km de chez nous mais bon, au moins il était accompagné de ma demoiselle d’honneur qui connaissait ma robe et qui a permis d’assortir parfaitement nos 2 tenues !

Boissons : Nous avons eu la chance de dégoter un grossiste portugais qui a pu nous fournir la bière alsacienne « L’alsacienne sans culotte » (ca ne s’invente pas…) et la bière portugaise que nous souhaitions proposer pour prolonger notre thème. Nous avons aussi pris des tireuses, franchement ça c’était une super bonne idée, quand il fait très chaud les hommes adorent se faire servir une bière pression plutot qu’une canette. On a eu un franc succès ! On avait même engagé un copain pour s’occuper exclusivement du service de la bière au cocktail !
Ce même grossiste nous a aussi fourni les accras et autres friandises portugaises qui ont fait fureur au cocktail. Tant et si bien que nous n’avons d’ailleurs même pas pu y goûter ! Tout a disparu !

La vaisselle : C’est le traiteur qui nous a fourni la vaisselle. Lors d’un essai repas chez lui il nous a présenté sa vaisselle et les différentes compositions, pliage de serviette, combinaisons disponibles. Nous avons chois avec lui la couleur des nappes et du chemin de table aussi.

La déco : Nous n’avons pas décoré la salle du repas, elle avait déjà les couleurs appropriées. Mais nous avons réalisé un centre de table personnalisé pour la table des mariés : une cigogne alsacienne et un coq portugais de 50 cm de haut avec petits accessoires de mariés ;) Nous avons tout de même acheté un pot d’orchidée par table. Centre de table parfait, haut mais pas encombrant, les invités assis autour des tables rondes n’ont pas été gênés pour se parler.

Musique : Nous avons engagé un copain d’une de mes tatas, très bon chanteur qui s’accompagne au piano et qui a bien respecté nos choix musicaux. Il a plutot bien assuré, mais si c’était à refaire on prendrait peut etre plutot un mec genre DJ, un jeune capable de passer aussi bien les bons schlagerparade allemands dont les alsaciens rafolent que du Hotel Coste pendant le repas. Quelqu’un d’un peu lougne quoi ;)

Cérémonie : On l’a préparée à distance avec 2 ou 3 RV sur place qu’on y était, avec un couple qui accompagne les futurs mariés. Un couple extraordinaire qui ne nous a pas serinés de bondieuseries mais qui a au contraire réussi à faire ressortir juste l’amour et le bonheur que nous voulions transmettre à nos invités. Nous avons choisi des textes + philosophiques que religieux, idem pour les chants, une de mes tatas a elle-même chanté l’Ave Maria, nous avons eu un chant ancestral qui avait été chanté pour la 1ere fois dans le village au mariage de mes grands-parents, bref, nous avons eu une cérémonie très personnelle et j’étais très fière du livret de messe que j’avais réalisé, au format original d’un A4 plié sur sa hauteur. Très chic.

Voilà chère amie, je pourrais encore en rajouter pendant des heures, mais mon ventre gargouille ;)

Le prix d’un mariage écolo : le repas

Suite d’un modeste dossier comparatif commencé ici avec la robe de mariée.

Il s’agit donc (je me répète), d’un comparatif triple, entre le budget moyen d’un mariage (d’après ce dossier publié sur le site Le Journal des femmes,) le budget de notre mariage, et enfin celui d’un mariage un peu plus classique mais toujours écologique, en partant sur une base d’une centaine de personnes.

Évidemment, ce ne pourra être qu’une proposition, à considérer parmi d’autres, car un mariage, écolo ou non, peut coûter de presque rien à presque tout, selon le nombre d’invités, le « standing » (quel vilain mot) … D’ailleurs Jerôme Desmas part sur un budget calculé selon des moyennes (12000 € pour un mariage).

Image sous licence Creative Commons, issue de la galerie de Petit Plat ! (clic pour visiter)

 

Pour le repas, la moyenne compte, selon JDF, entre 2500 et 3000 pour une centaine d’invités. Cette addition ne concerne que le traiteur et ne tient donc pas compte du vin d’honneur et des vins ; de plus, souvent le dessert est payé à part.

Notre mariage sera évidemment très différent puisque nous demandons à nos invités d’amener eux-mêmes des plats (un sucré, un salé) à partager. Nous nous occuperons des boissons et des mises-en-bouche. Une fois encore, je n’ai pas de tarif à vous soumettre, ou plutôt celui-ci est égal à zéro. Nous espérons que ce partage (auberge espagnole ou buffet québécois, selon les régions) crée de la convivialité, on pense donc à créer des étiquettes ou « marque-plats » pour que chaque cuisinier y note son nom et quelques mots sur son met (notamment pour les plats végétariens et les spécialités régionales). Et pourquoi pas organiser un mini-concours ? Je me souviens d’une dégustation de soupes dans un festival qui nous avait incité à faire connaissance avec d’autres gourmands …

D’autres alternatives. Et si l’on tient à offrir un repas à ses invités ? Il existe des traiteurs biologiques, d’autres (ou les mêmes !) engagés dans des démarches localistes, de redécouverte des fruits et légumes oubliés, de mise en valeur des « mauvaises herbes »  et des petits producteurs … et qui ne sont pas forcément très chers ! Une prestation de type « repas assis simple » (entrée, plat et dessert en assiette individuelle) se trouve à 1200€ pour 100 personnes, sans le service. (Par exemple, l’Appétit des possibles, pour les chanceux Toulousains.) Terra Via propose aussi des apéritifs dînatoires, vins compris, en buffet, à 15 € par personne, soit 1500 € pour notre centaine d’invités !

C’est sûr, ces menus plutôt simples changent des plus traditionnels, avec trois plats, entrée au fois gras et transition glacée pour arriver encore à caler quelque chose par dessus … mais est-ce vraiment un mal ? Bien mises en valeur par le thème choisi et la décoration, ces alternatives savoureuses peuvent aussi être très chics ! (comme dirait mon minuscule futur beau-frère de 7 ans)

Table Set Up, photo de KenaSiu, on clique pour visiter sa galerie !

Bien sûr, il faut que de  tels traiteurs existent là où vous vous mariez (certains proposent de se déplacer, mais le coût n’est pas négligeable, et puis il est important de soutenir les alternatives locales … et éventuellement de les influencer, simplement en faisant connaître votre demande, c’est une des raisons pour lesquelles je pense que s’il faut choisir, le local est préférable au bio). Selon le nombre de convives, on peut aussi penser à la solution du restaurant, il suffit alors de trouver celui qui correspond à vos valeurs … ou à certaines d’entre elles ! Je laisse la parole à Petit Poison, qui a trouvé son bonheur dans la souplesse : « A force de chercher, on est tombés sur un restaurant-gîte avec une salle suffisamment grande. Un bon point, car on souhaitait que tous les invités dorment sur place (en tout cas sans prendre de voiture.) Pari gagné, on a 56 couchages dans l’établissement, 8 à 16 à coté, encore 6 dans le village, et un terrain de camping ! :D [pas mal pour éviter les transports, et pour faire la fête l’esprit libre !] Là où on s’est vraiment décidés, c’est que la chef n’utilise que des produits de saison et très locaux. Pas bio, il est vrai. Mais ça nous a paru déjà très bien, surtout que c’était pile dans nos choix esthétiques, dans nos prix, pas trop loin… » Et le prix ? Pour cet exemple, 32 € par convive, repas et dessert inclus, donc 3200 € pour 100 personnes (je suis forte en calcul ;)) mais cela peut  varier … quel est le prix de votre menu préféré dans votre restaurant favori ?

Et surtout … régalez-vous !

——————–

Les droits d’auteur s’appliquent à toute œuvre de l’esprit, quels qu’en soient le genre, la forme d’expression, le mérite ou la destination. Les photos ou extraits d’œuvres d’autres auteurs publiés sont sous licence Creatives Commons, ou entrent dans le cadre du droit de citation.

Tout lecteur de ce blog doit en respecter les droits de propriété intellectuelle. Il doit notamment veiller à ne pas reproduire et diffuser les articles et contributions publiées sur ce blog sur des supports payants sans l’accord de l’auteur. Tout lecteur peut néanmoins reproduire le contenu de ce blog à des fins de consultations privées ou reproduire et diffuser de courts extraits d’un article sur des supports gratuits (blogs, forums notamment) en citant « Envie de mai, enviedemai.wordpress.com » et l’auteur (sous son nom réel ou pseudonyme) de l’article ou du message.