Dorothée & Jean : l’organisation

Nous retrouvons Dorothée et Jean, qui ont déjà évoqué leurs valeurs, pour cette fois, parler de l’organisation de leur mariage en deux temps !

Comment s’habille-t-on ?

Pour nos invités, nous n’avions pas de dress-code ; nous leur avions juste donné l’information que nous serions à la campagne, qu’il fallait se sentir à l’aise, et que prévoir un chapeau pouvait être un bon choix dans la mesure où une bonne partie de la journée devait se dérouler en extérieur.

Dorothée : De la même manière que nous voulions recevoir nos invités comme à la maison, je voulais être à l’aise avec mes vêtements, et je ne l’envisageais pas avec 3 jupons et 4 cerceaux ; de toute façon pour danser, ce n’est pas pratique ! Et c’est assez difficile à remettre. Je ne voulais pas une robe d’un jour, mais la robe du jour que je reporterais en repensant à cette journée. J’avais donc repéré un modèle d’un styliste australien que je voulais faire refaire à une couturière toulousaine en l’adaptant pour pouvoir la remettre, mais le prix m’a freiné. L’unicité a ses limites…

Du coup, j’ai trouvé (mi-juillet chez Coast, une boutique anglaise) une robe pour le samedi, mais je n’étais pas complètement convaincue. Et 15 jours avant la date, en allant manger en ville dans un quartier où je ne vais que très rarement, j’ai flashé sur LA robe. Elle tournait impeccablement bien !
J’ai utilisé la première pour le vendredi, à la mairie.

A la mairie

La robe du samedi n’a été retouchée que sur la longueur parce que je voulais libérer les chevilles lorsque je portais les talons pour danser et pouvoir la porter avec des chaussures plates pour le reste de la journée. La seule chose qui m’inquiétait était que le noir de ma robe choque Belle-Maman… que j’ai découverte en noire quand je suis arrivée aux bras de mes parents !

– Jean: Je voulais un costume simple, que je puisse reporter (pas de queue de pie ou veste longue,  ni veston). J’ai trouvé mon bonheur lors du même voyage à Londres évoqué plus haut, 2 mois avant le jour J.

Pour la cérémonie laïque

Nous avons acheté les pierres qui ornent nos alliances durant un voyage à Maurice quelques jours après que Jean ait fait sa demande (nous avions toujours plus ou moins su que nous allions nous marier, restait à répondre aux questions quand et comment, c’est le début de cette réflexion que marquait la demande en mariage). Ce sont des tanzanites, des pierres un peu méconnues qui nous permettait de nous imaginer que peu d’alliances ressembleraient aux nôtres. Nous sommes allés voir un joaillier à Toulouse qui les a montées.

Une de mes photos préférées !

Que mange-t-on ?

Le lieu qui nous accueillait a fait le choix de créer un emploi de cuisinier plutôt que de mettre la cuisine aux normes européennes pour pouvoir accueillir des traiteurs extérieurs. Nous avons aimé l’idée. Et le cuisinier est doué ! Pour la pièce montée, ce sont les gens du Domaine qui nous ont conseillés un pâtissier d’un village pas loin. Tous cuisinaient des produits locaux. Les canards (pour le foie gras et le magret) avaient grandi dans une ferme à moins de 5 km. Le vin (aussi conseillé par les gens du Domaine) venait de domaines voisins, sauf le vin du dessert que nous sommes allés chercher à Gaillac. Nous avons essayé autant que possible de prendre des produits locaux avec peu de transport -ou tout du moins pas de transport supplémentaire ; ainsi la brioche pour le samedi soir qui venait de Vendée a été amenée par des invités ; les confitures étaient faites maison par nos mamans ; le punch et l’apéritif maison servis au vin d’honneur par les parents des mariés. Seule entorse : le fromage, nous avons pris chez notre crémière habituelle un comté au gros sel, affinage 36 mois, du tonnerre ! Les autres fromages venaient de la région.

Un mariage mêlant…

Un an avant le mariage, nous avions rendu visite à chacun des invités (avec un tour de France réalisé en 15 jours) pour leur faire part de notre choix et leur annoncer la date ; nous en avions profité pour expliquer la forme que prendrait notre mariage. Ces annonces ont suscité beaucoup de curiosité et des discussions très intéressantes, des échanges de point de vue.

Traditions…
– la mairie (!)
– le choix d’un thème, même s’il était original : la route (comme dit précédemment, nous passons beaucoup de temps en voiture et nous aimions filer la métaphore sur le chemin à parcourir)
– l’organisation typiquement vendéenne de la journée : cérémonie en fin de matinée, vin d’honneur, repas le midi (de 14h à 18h environ, en plein air encore), bal en début de soirée (21h) et danse de la brioche à mi-soirée (23h, suivi d’une petite pause pour manger de la brioche et des fruits). Cette organisation permet de profiter pleinement de la journée, et permet aux personnes âgées de bien danser sans regretter d’aller se coucher alors que la fête bat son plein).
– l’arrivée de la mariée au bras de Papa à la mairie et aux bras de Papa et Maman à la cérémonie
– les dragées
– la pièce montée (Dorothée adore les choux à la crème pâtissière)

… et choix atypiques
– nous n’avons pas invités tous les membres de nos familles et avons plus ou moins bien assumé de ne rendre aucune invitation par politesse (à ceux qui nous avaient invité à leur mariage notamment)…
– un nombre relativement restreint d’invités
– notre animateur qui a été là du vin d’honneur à la dernière danse. Il nous avait été recommandé par un collègue quand nous recherchions de la musique pour le bal. Après l’entrée du repas de mariage, il s’est mis à chanter tout ce que nous lui demandions. Il a répondu à toutes les demandes, même les plus tordues (ce qui a d’ailleurs constitué le jeu de nos invités : arriver à le coller !). Nous ne savions pas à quoi nous attendre quand nous l’avons rencontré, même s’il nous avait mis à l’aise lors du premier rendez-vous, et que nous partagions les mêmes goûts musicaux !
– la table des mariés et des témoins était au centre d’un cercle décrit par les autres tables et les parents, oncles, tantes et grand-mère ont été réunies à la même table.

Au final, le cadre a rapidement mis nos invités à l’aise (grande tablée commune le vendredi soir) qui auraient pu être perdus (certains ne connaissant que les mariés) et ils ont lié connaissance, un peu contraints et forcés !

Des inspirations pour la déco ?

Style me pretty & consorts sont un formidable réservoir d’idées, mais on en a vite fait le tour. Beaucoup de mariages s’inspirent les uns des autres, alors à un moment on décide de trouver sa propre voie. Je crois qu’à force de nous gaver d’images, de lecture, de mauvaises interprétations de photos, de discussions, de partage avec la famille/les amis/des inconnus, les graines que les autres semaient ont fini par germer pour donner notre fleur à nous. Le thème de la route se prêtait facilement à une décoration adaptée :
– un grand panneau directionnel  pour indiquer les provenances de chacun (et la distance parcourue)
– porte-noms reproduisant des panneaux signalétiques (qui autant que nous le pouvions étaient en lien avec la personne, la petite Anouk était en plein dans sa période docteur !)

On the road ...

– la cagnotte était en forme de borne kilométrique (N20 pour ceux qui suivent…)
– j’ai récupéré auprès d’un sous-traitant de véritables panneaux signalétiques pour les plateaux de fromage
– le plan de table était en forme de panneau de rond-point et de fait les tables disposés en rond autour de la table des mariés…
L’ensemble de la déco a été réalisé par nos parents et nous. Mais le cadre n’avait pas besoin de beaucoup…

Cadeaux et livre d’or

Nos invités sont repartis avec des dragées (pour se conformer à la tradition, c’est important les traditions ! 😉 ) disposées sur les tables. Nous avions aussi placé dans les chambres  une mignonette de floc de gascogne pour les femmes et d’armagnac pour les hommes, ainsi qu’un paquet de gâteaux faits et emballés maison.

Nous avions aussi demandé à nos invités de nous préparer un CD de leurs musiques préférées afin de nous accompagner sur la route. Nous faisons beaucoup de voiture pour rendre visite aux uns et aux autres qui sont dispersés un peu partout – une entorse au concept locavore 🙂 – c’était donc pour nous un moyen de rattacher des chansons à des personnes et (re)découvrir leurs goûts.

Enfin, nous avons préféré un arbre à petits mots plutôt qu’un cahier, chacun était ainsi libre d’écrire quand il le voulait sans attendre que le cahier soit libre, et pas de pages vides non plus ! Un appareil photo et une petite imprimante étaient à disposition pour que les gens s’immortalisent dans un endroit du Domaine. Un fil à « photo » avait été tendu et ainsi les photos de tous participaient à la décoration du samedi et du dimanche !

L'arbre à mots

Alors, ça ne donne pas envie d’être une petite souris pour assister à tout ça ? Et encore, vous n’avez pas eu le récit de la cérémonie laïque … ce sera le prochain, et dernier épisode !

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Calendrier à rebours : J-2 & J-1

Juste pour le plaisir, un petit récit du jour de notre mariage … et des précédents.

Certains de nos amis sont arrivés dès le jeudi (une petite dizaine). Cela fait déjà quelques jours que mon sommeil est perturbé. Je suis ravie que mes amis soient là, tout devient plus concret, c’est à la fois effrayant (aura t’on le temps de tout faire ?) et galvanisant (ambiance youpiiiii et calins). Journée assez tranquille, on commence à préparer la guinguette, mise en place de la sono par les musiciens et répet’ dont nous sommes exclus à cause des surprises, moment avec notre célébrante … Un de nos invités, qui arrive en train, nous a prévenu le matin qu’il y avait des ratés sur la ligne … finalement, sans moyen de nous joindre, il arrive trois heures plus tard que prévu à la gare, à un horaire inconnu même du chef de gare, en bus et sous la pluie … mais comme j’ai le pifomètre au beau fixe, on est là depuis une minute seulement !

Vendredi, vu le temps incertain, nous décidons de placer la cérémonie dans la grange à côté de la guinguette, et seulement le repas sous la guinguette. Le matin c’est donc mise en place de tables, de chaises, des boissons, arrivée des fûts à bières, marché pour quelques-uns. C’est tout naturellement à chaque fois des personnes différentes qui préparent le repas, pour un nombre croissant de convives.  L’après-midi, je vais chercher des amis à la gare, en profite pour acheter trois bricoles qui manquent, passe a la bibli prendre des livres pour les pitchous, des roulements se mettent en place pour l’atelier « four à pain », puis « four à pizza », d’autres décorent la grange (déco de récup d’un mariage d’amis, ce que j’ai fait, avec les copâins, cette année, plus des bouquets de fleurs sauvages faits dans l’aprem, et des cueillettes), d’autres encore cuisinent à la maison ou à la « maison des bébés » (un gîte en face de chez nous, loué pour l’occasion), un artiste se redécouvre à faire un panneau explicatif … On accueille des invités qui arrivent au fur et à mesure (nous sommes une trentaine à manger à la maison le soir même, sans compter nos familles qui passent faire coucou mais mangent aux restos des environs …), et juste avant de dormir nous trouvons nos derniers lecteurs pour la cérémonie (en fait nous inversons deux textes, un de nos lecteurs ne se sentant finalement pas de lire le texte proposé). Nico écrit ses voeux tout au long de la journée … et finira le samedi matin.

J’en ai sûrement oublié, des activités, des beaux moments, dans cette journée-fourmilière. Mais je n’ai pas oublié l’ambiance, l’excitation, la joie, la beauté de toutes ses petites mains qui construisent, de toutes ses rencontres, de cet émerveillement dans les yeux de ceux qui découvrent la région, cette espèce de fraternité qui s’érige à faire ensemble.

Nous allons nous coucher, épuisés et … soulagés, heureux, vibrants de tout cela, et d’imaginer le lendemain.

Cérémonie laïque : Remerciements et évocation

Il est d’usage de placer dans une cérémonie, les remerciements aux présents, et l’évocation des absents à deux moments distincts. Nous n’avons pas suivi de « Il faut » sur ce coup-là, mais nous tenions à le faire, et nous l’avons fait au même moment, et par à même texte.

L’usage veut plus précisément qu’on évoque les souvenir des morts de la famille de l’année. Nous n’avons pas suivi ce il-faut là.

Un texte que j’ai introduit comme nous l’avons compris : vivre la joie et la peine, se construire avec l’amour des morts et des vivants, de ceux qui sont là et de sont qui ne sont plus là, remercier donc pour l’amour reçu et donné par ceux qui sont présents et ceux qui nous ont quitté, ne pas séparer l’un et l’autre, ne pas oublier le chagrin pour célébrer la joie mais l’inclure dans le chemin qui nous a mené à ce moment.

« Il nous faut mener double vie dans nos vies, double sang dans nos cœurs, la joie avec la peine, le rire avec les ombres, deux chevaux dans le même attelage, chacun tirant de son côté, à folle allure. Ainsi allons-nous, cavaliers sur un chemin de neige, cherchant la bonne foulée, cherchant la pensée juste, et la beauté parfois nous brûle, comme une branche basse giflant notre visage, et la beauté parfois nous mord, comme un loup merveilleux sautant à notre gorge. »

Christian Bobin, La folle allure

C’était un moment difficile, auquel je ne m’étais pas assez préparé. Je m’attendais à mon émotion, mais pas à celle de ma famille (pourtant logiques), les voir en larmes m’a déstabilisée. Pensez-y.

C’était aussi une lecture difficile pour le récitant, car il intervenait à un moment particulier, en soutien de ce que je venais de dire en quelque sorte, et il fallait le pouvoir. Nous avons d’ailleurs trouvé le récitant final la veille du mariage.

D’où mon conseil : si vous avez des textes et que vous souhaitez les faire lire par des invités, dites leur quelques semaines auparavant, qu’ils puissent poser les questions qu’ils veulent, se les approprier, les comprendre, s’imaginer les dire. Dites-leur aussi ce qui sera dit (par vous ou la personne célébrant la cérémonie) pour accompagner ce texte, comment vous les voyez. Le récitant peut légitimement refuser de lire tout court ou de lire un texte en particulier. Ça nous a pris par surprise, mais nous avons eu les deux cas, d’où un remue-ménage un peu stressant la veille du mariage.

Et sans déflorer le moment (de toutes façons, c’est impossible), pensez aux réactions que les mots choisis vont susciter, voyez si vous êtes à l’aise avec cela, et préparez-vous.

Pour finir en douceur et en lumière ... Galerie de Insert Photographer Here

« Laissez l’espace entrer au sein de votre union »

Le titre est tiré d’un texte de Khalil Gibran (archiconnu dans le petit monde des cérémonies laïques) que nous avions choisi parmi d’autres pour notre célébration.

Laissez l’espace entrer au sein de votre union.
Et que les vents du ciel dansent entre vous.
Aimez-vous l’un l’autre, mais ne faites pas de l’amour une chaîne.
Laissez-le plutôt être une mer dansant entre les rivages de vos âmes.
Emplissez chacun la coupe de l’autre, mais ne buvez pas à la même coupe.
Donnez à l’autre de votre pain, mais ne mangez pas de la même miche.
Chantez et dansez ensemble et soyez joyeux, mais laissez chacun de vous être seul.
De même que les cordes du luth sont seules pendant qu’elles vibrent de la même harmonie.
Donnez vos cœurs, mais pas à la garde l’un de l’autre.
Car seule la main de la Vie peut contenir vos cœurs.
Et tenez-vous ensemble, mais pas trop proches non plus :
Car les piliers du temple se tiennent à distance,
Et le chêne et le cyprès ne croissent pas à l’ombre l’un de l’autre.

Ces conseils, d’une certaine façon, nous les avons appliqués lors de la préparation et de la journée du mariage, dans un sens quelque peu détourné. Nous avons laissé de l’espace dans cette préparation, dans la mise en place, des espaces non remplis, où chacun pouvait laisser place à sa fantaisie, apporter sa touche personnelle.

Plusieurs fois, pendant les mois qui ont précédé le mariage, j’ai eu peur de ne pas en faire assez, d’en demander trop à chacun, que tout ne soit pas sous contrôle et que cela en devienne lourd, vide. (« J’ai » parce que l’homme qui est serein est serein). C’était un pari instinctif : mettre le plus gros en place, se concentrer sur la cérémonie, et laisser le reste se faire sans trop organiser.

C’est un peu comme pour l’écologie : on dit souvent que la nature a horreur du vide, mais elle habite ce vide qu’elle remplit (et annule). Un mur lisse n’abritera que quelques acariens, et encore. Les creux et les aspérités d’un mur en pierres sèches seront les repaires de la vie de la faune et de la flore.

Nous avions laissé plein de creux (comme le bouquet), et nos proches les ont saisis comme des invitations. Des jeux toute l’après-midi, dont nous n’avions pas prévu un seul (enfin si, mais on l’a oublié au magasin), une première valse en jeunes mariés là où nous pensions ne faire que des danses collectives, un atelier découpe de crudités, des nappes rouges et blanches, un superbe accueil de gazouillis lors de notre entrée, un morceau de musique intitulé … « Envie de mai », et même une « communauté de la guinguette » déjà en réflexion sur la prochaine célébration …

Des alternatives à la vaisselle jetable

J’avoue, lors de ma découverte de la toile weddeuse-écoleuse-trendy-chic, quelques thèmes me laissaient perplexe. Notamment les passages sur la vaisselle jetable écolo.

Moi, j’ai peut-être mal compris un truc, mais pour moi, si c’est conçu pour ne servir qu’une fois, ce n’est pas écolo. Ça ne veut pas dire que c’est mal ou que c’est interdit (comme de faire venir presque 100 personnes des quatre coins de la France pour deux jours !)

Bon, tant qu’à faire, s’il faut jeter, autant que ce soit du biodégradable fabriqué dans des conditions décentes, on est d’accord, et là on peut aller lire le post de Petit Poison à ce sujet. Mais moi, têtue comme un sphinx colibri (qui sont des petites bestioles qui savent ce qu’elles veulent, lisez la Hulotte pour plus d’informations), je ne voyais pas pourquoi s’embêter à acheter du jetable alors qu’on peut louer du durable.

Là, vous devriez avoir une photo de ma solution, mais mon appareil photo tape la belote avec Murphy

Sauf que :

Quand vous avez un traiteur, il fournit la vaisselle, mais pour le brunch/retour de noces/ repas du lendemain matin, souvent non traiteurisé ?

Hé bien, on peut faire comme ceux qui se marient sans traiteur, et louer la vaisselle à la commune (et on peut souvent le faire indépendamment de la salle, aux mairies, comités des fêtes, mais aussi aux écoles, cantines, etc …)

Sauf que :

On se retrouve donc avec de la vaisselle prévue pour toutes les occasions, basique et sobre, ce qui est plutôt un bon point … Mais souvent, avec des verres « de cantine ». Et, sauf si le thème du mariage est « t’as quel âge sous ton verre », on peut avoir envie de verres à pied pour le vin, le champagne et l’élégance.

Heureusement,  il y a quelques services spécialisés de location de vaisselle pour ce genre d’occasion (avec ou sans la vaisselle incluse dans ce prix) … Le plus près de chez moi proposait ce prix pour une journée :

Verre : 0.19 € ht pièce
Assiette : 0.16 € ht pièce
Couvert : 0.20 € ht pièce
transport en sus suivant km.

Sauf que, tout le monde faisant la fête en même temps, vous me voyez venir … plus de verres à pied libres pour nous !

Alors, j’ai eu une idée de génie (l’approche du mariage rend modeste, notez-le.)

Je suis allée à Emmaüs. A Emmaüs, y a plein de verres, et même plein de verres à pied. Absolument dépareillés, mais moi j’aime bien, j’ai décidé que ça serait joli (d’ailleurs, je ne sais plus – encore ! – mais j’avais vu il y a quelques temps une idée très chouette à bases de carafe et pot à eau chinés et tout aussi disparates.)

Et puis, les œnologues amateurs trouveront forcément leur bonheur, les autres s’en fichent, et moi je suis contente (l’homme qui ne boit que du jus de fruits s’en fiche aussi).

48 verres et une photo pourrite !

Emmaüs est en France le précurseur des ressourceries. Et comme alternative à la location (si vous aimez le dépareillé donc), c’est très intéressant, même au niveau du prix. Pour 13 euros et en une visite, j’ai ainsi en ma possession 45 verres à pied et flûtes à champagne (imaginez une photo ici, elle arrivera plus vite), ce qui fait, sur deux jours, pas tout à fait 15 cents le verre à la journée, si je les redonne à Emmaüs ou ailleurs (encore ailleurs, ça mériterait un autre billet tout ça) ensuite, il y a d’autres options aussi où je peux même récupérer tout ou partie de la mise.

Évidemment, ça demande un peu de prévoyance, demain nous allons à un autre Emmaüs, ayant dévalisé celui-ci (enfin, juste en verres à pied, s’entend). Ah non, demain c’est le premier mai (moment d’angoisse … j’ai prévu plein de trucs de dernière minute les prochains samedi … fériés … mmmh … soufflons bien fort, ça va aller !)

Se faire maquiller ou le faire soi-même quand on n’a pas l’habitude ?

Et aussi un budget comparatif … par une fille qui ne se maquillait plus depuis longtemps.

Comme je me trouve très vite trop maquillée (peau de blonde mais sourcils noirs), que nous souhaitons le moins d’intervenants extérieurs possibles, et que je ne me maquille plus au quotidien, j’ai d’abord envisagé de ne pas me maquiller pour ce jour-là non plus.
Puis finalement, envie de jouer à la princesse et un peu de pression sociale aidant, j’ai décidé de me maquiller moi-même – ayant été maquillée plusieurs fois par une amie pro et me sentant, même « au plus naturel » terriblement peinturlurée, je voulais également tout maîtriser. Mais, histoire de me rassurer et de faire au mieux, j’ai pris ce que l’esthéticienne (qui travaille avec les produits Couleur Caramel, qui si j’ai bien compris peuvent mieux faire au niveau du paraben mais sont chouettes sinon, informations un peu vieilles demandant à être actualisées) appelle un cours d’auto-maquillage.

J’ai apprécié sa démarche, elle m’a demandé de venir avec mes produits, et ne m’a pas poussée (au contraire) à la consommation … n’empêche qu’il me manquait des tas de trucs.

Ce que j’avais : crème de jour, huile de soin (macadamia ou germe de blé à acheter au rayon cuisine, bio et première pression à froid, avec des huiles essentielles douces), mascara et plein de fards à paupières (avec les couleurs desquelles on peut faire un jeu de l’oie de ma tronche du lycée à mes premières années de boulot en passant par la fac) (je me sens vieille d’un coup), quelques pinceaux, un kit de rouge à lèvres.

Voilà, je me sens un peu comme ça quand on me maquille ...

Ce qui me manquait : fond de teint, poudre, blush, pinceau à blush.

Ce qui me manquait mais n’était pas indispensable mais j’ai cédé : pinceau biseauté pour que le crayon à zoeils tienne mieux.

Ce qui me manquait, que j’aurais pu faire moi-même, mais que je n’avais pas assez anticipé (ce n’est pas compliqué mais je ne teste pas une nouveauté faite maison sur ma peau à 19 jours du mariage) : un gommage.

Prix du maquillage et du cours : 136 €
Prix du maquillage de mariée : 21 €, plus 10 € par essai (au moins un), plus 41 € pour le nettoyage de peau compris dans le cours : 72 € …
Du simple au double, et pas en ma faveur, même en pensant aux produits que je vais conserver …Que je doute de réutiliser souvent (il faudra que je vois les dates de conservations de crème, pour les filer aux copines au cas où !), mais quand même une fois de temps en temps, parce que j’aime bien les compliments de l’homme qui râpe les carottes, et ceux des autres gens (le secret pour ça, c’est de pas se maquiller souvent je crois, du coup le maquillage a un petit air de fête ! Mais là, je m’entraîne …)

Je ne regrette pas, parce que je serai vraiment plus à l’aise avec un maquillage maison, et sans avoir à courir pour cela le jour J, mais au niveau financier, contrairement à ce que j’avais imaginé, c’est un mauvais calcul !

Sinon, se maquiller c’est très facile (je vous raconte si ça vous intéresse !), et j’ai une ligne de sourcils parfaite ^^ (et une peau qui a soif …)

Pour faire ses cosmétiques bio soi-même, il y a un bouquin très chouette aux éditions Terre vivante, et on m’a recommandé le site commercial d’Aroma-zone, qui propose des recettes. Et bien sûr, la catégorie dédiée sur le blog de ma sorcière préférée.

Mais c’est dans tes yeux que je me sens le mieux …

Perrette, son beau-père et les photographes de mariage, 2

Bon, la spontanéité, l’ambiance de la fête, ça fait de superbes souvenirs, mais ça demande aussi de savoir oublier l’appareil photo, et pour une qui se cache systématiquement derrière au choix, son homme, son verre, sa tasse, son bouquin quand on veut la photographier, c’est quand même un peu rude !

L’homme qui paperasse et moi avons très envie de photos spontanées pour la fête elle-même, mais j’avoue … avoir envie aussi de photos plus posées, plus travaillées, et plus … funky, un peu dans l’esprit de Picotte Photography.

Tout l’art d’avoir l’air décontracté, gai et naturel … avec une bonne mise en scène ! Voyez plutôt ces photos « d’engagement » (qu’ils disent)

Melissa & Eric

Joanna & Dan

Connie & Tony

Alors moi, tout de suite, ça m’inspire ! En fait dans l’idéal, je sais ce que je voudrais … mais j’en parlerai la prochaine fois !

Bonne journée !