J-3 : où l’on parle du temps qu’il fait

… plutôt que du temps qu’il reste.

Remarquez bien, si on avait décidé de stresser, les deux sujets sont aussi stressants l’un que l’autre. Mais on a  décidé de pas.  C’est pas plus cher, et ça fait (peut-être) un plus joli teint.

Quand nous avons arrêté la date de nos épousailles, l’Homme qui danse et moi avons choisi de préserver nos vacances d’été et celles de nos proches, et donc de le faire avant. Tant qu’à faire, lors d’un pont ; et après avoir regardé un calendrier 2009, et s’être fait rappeler à l’ordre par quelqu’un qui avait son agenda à jour, on a coché la date du 15 mai (s’il faut cocher, cochons, comme on dit chez moi).

Un début de solution ...

On ne contrôle pas la météo, et encore moins en mai (fais ce qu’il te plaît) qu’en juillet (mets tes nus-pieds). On le savait, on l’avait même écrit sur les faire-part :  « Habillez-vous comme vous le souhaitez, mais n’oubliez pas que les soirées peuvent être fraîches en Aveyron, que la fête a lieu en plein air et en plein champ (sauf avalanche) »

Depuis quelques jours, ainsi que vous l’avez sans doute remarqué, il fait globalement un temps bien pourri. La faute au déréglement climatique, aux saints de glace, mais ça ira bientôt mieux jeudi c’est la nouvelle lune, et que sais-je encore (cette phrase est sponsorisée par mes conversations de couloir, merci à elles).

On avait prévu et prévenu la possibilité du mauvais temps froid et pluvieux (le mauvais temps, c’est le temps qui dure, disait mon père) : on a encouragé nos invités à prendre des habits chauds et des chaussures de rando, on a loué la salle et son chauffage et pas seulement la guinguette et sa grange,  on sait où rapatrier ceux qui dorment en tente en cas de vague de froid, et j’ai un gilet et des manches longues.

Oui, mais … moi, en tous cas, je n’avais pas visualisé cette possibilité. La cérémonie, le pique-nique, le bal, la sieste (oui parce qu’en plus je crois que je vais pouvoir faire la sieste ce jour-là, paraît que je suis folle), je les vois dehors, sous un soleil timide peut-être, mais pas sous des trombes d’eau (cela dit, pour le moment, en journée nous avons des bruinettes, du soleil et des arcs-en-ciel. Les orages et le déluge, c’est quand j’essaie de dormir).

Soyez originaux : ne dites pas "Mariage pluvieux, mariage heureux !"

Du coup, j’ai un hoquet mental (ou un court -circuit) qui me dit que s’il déluge, il n’y aura pas de mariage.

Mariage = soleil et plein air, donc pluie = … vous voyez.

(J’ai fait un bac L, ma vision des maths est un peu primaire).

Et en fait je crois que c’est cette  mauvaise équation qui me tracasse, plus que la météo elle-même. Ce qui est une excellente nouvelle. Parce que la météo, je n’y peux rien (enfin si, je peux planter des arbres. Mais la météo de ce samedi, je n’y peux rien). Ma vision des choses, j’y peux tout : à moi (et à nous, mais l’homme qui prend les choses à la coule … z’avez compris) de m’inventer un jour de mariage joyeux sous la pluie !

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