Gling-Glo : musique pour baptême ou mariage

A la recherche de musique pour un baptême laïc (mieux vaut tôt que jamais !), je redécouvre le superbe album de Björk, Gling-Glo.

J’ai toujours associé le titre éponyme, et qui ouvre l’album, au monde de l’enfance. Il commence comme une berceuse, et continue comme une « réveilleuse » !

Or pour moi, il est impensable de choisir une musique de cérémonie sans avoir une idée des paroles. Les avis divergent (ça fait beaucoup) à ce sujet, mais personnellement, et même dans une langue étrangère, je ne choisirais pas une musique d’entrée qui parle de rupture, ou du massacre des civils iraniens. Même si la mélodie est jolie, yep. Surtout que la bonne moitié de l’assistance comprend l’anglais !

En islandais, je prends moins de risques, direz-vous, mais je suis têtue, pas envie de découvrir dans dix ans qu’on a souhaité la bienvenue à la petite bête dans ce monde de dingues sur une chanson pro-avortement (je suis pour le droit à l’avortement, ne confondons pas tout).

Donc j’ai appris l’islandais trouvé la traduction de Gling-Glo, et devinez quoi ? En fait, cette chanson parle … d’une demande en mariage !

Tic toc faisait la pendule
La lune souriait au-dessus des nuages
Éclairant le vieux chemin
Où Lina se tenait, joyeuse

Tic toc faisait la pendule
La lune souriait au-dessus des nuages
Lasi parti de Leiti s’en allait rejoindre
Lina qui l’attendait

La lune est chère au cœur des amoureux
Elle les inonde de sa lumière magique
Lasi portait sa culotte de soupirant
Bientôt lui parvint la réponse de Lina

Tic toc, faisait la pendule
La lune souriait au-dessus des nuages
Lasi arborait un sourire heureux
Car Lina répondit « oui ».

J’adore la façon totalement jouissive dont Björk chante le dernier vers, et notamment le « Ja ». (L’ensemble des paroles est répété.)

Du coup, je trouve que cette chanson peut aussi coller pour une cérémonie laïque …. de mariage. Pour la fin de cérémonie ce moment festif de la « sortie » des mariés et des embrassades, ou même au début, pour l’installation des invités ou une arrivée des mariés plus joyeuse que solennelle.

Clara & Lui : Les faire-parts

Je laisse pour quelques « épisodes » la parole à Clara, du blog Des idées plein les doigts. Le premier épisode, la demande en mariage, est ici. Elle définit leur mariage comme « simple, coopératif et un peu créatif », et nous raconte aujourd’hui la confection de ses faire-parts.

De plus en plus de couples décident de faire eux-mêmes leurs faire-parts (ce n’était pas notre cas, je rappelle qu’on a quatre mains gauches !), et les résultats sont souvent bluffants ! Néanmoins le choix de Clara et de son amoureux reste original : pas deux faire-parts identiques !

Faire-parts = papiers = gaspillage !

En même temps nous nous dirigions vers une fête qui allait demander d’envoyer beaucoup d’informations …

 Alors nous avons fait une première annonce par e-mail et téléphone, afin de n’envoyer des « faire-parts » (le nom n’est plus correct) qu’aux personnes qui viendraient !

Et j’ai fait la structure et Bruno le texte et la mise en page, je lui ai donné les dimensions de ce que je voulais faire, lui s’est adapté !

 Je ne voulais rien acheter, j’avais des millions (j’exagère à peine) de chutes de papier…

Dans les mêmes dimensions, le même style, les mêmes couleurs, chaque faire-part était différent ! Un régal à réaliser !

Le jeu des sept milles différences !

Clara, pourras-tu m’envoyer le texte (expurgé de ce qui permet de vous reconnaître !) du faire-part ? Je suis sûre que ça intéresse plein de gens !

Dorothée & Jean : la cérémonie laïque

Nous retrouvons Dorothée et Jean pour la 3e partie, où, après avoir évoqué leurs envies et leur organisation, ils nous parlent de la cérémonie laïque ! Vous êtes nombreux à chercher des exemples concrets de cérémonie laïque, en voici un de plus (vers la fin de l’article, vous avez le déroulement de la cérémonie), mais n’oubliez pas qu’une cérémonie réussie ressemble avant tout aux mariés … d’où l’importance de toutes les questions qui suivent !

Pourquoi se marier ?

Il est important pour nous d’être une famille dont tous les membres portent le même nom (ainsi nous n’envisagions pas d’avoir des enfants sans être épouse et époux). Nous avons d’ailleurs choisi de porter tous les deux la juxtaposition de nos noms de famille, pour bien marquer la création d’un nouveau noyau familial et autant pour l’un que pour l’autre l’entrée dans la belle-famille.
Le mariage était aussi pour nous un moyen d’être reconnu par la société en temps que couple.
Enfin, nous cherchons certainement à répéter un schéma, celui de nos parents que nous voyons heureux après plus de 30 ans de vie commune. Parce que je  voulais me lier à Jean de manière indissoluble, lui « promettre » ma vie et la lui confier devant notre famille et nos amis, que je voulais m’engager devant les autres, qu’ils me rappellent toujours la promesse donnée.

Pourquoi une cérémonie laïque ?

Pendant notre réflexion sur la forme de notre mariage, nous voyions le mariage civil comme un moment très administratif et très court ; nous souhaitions associer à cet engagement une dimension plus spirituelle et plus intime, dimension qu’on peut retrouver dans une cérémonie religieuse.

Mais le mariage religieux ne correspondait pas à nos convictions, Dorothée ne voulait pas se faire baptiser pour l’occasion et nous ne voulions pas nous marier à l’église pour le « folklore ». De plus, les cérémonies auxquelles nous avons assisté ont souvent donné lieu à un discours très moralisateur et procréateur de la part du prêtre… Bref, cette forme de cérémonie n’aurait pas été honnête envers nous-mêmes et les gens présents.

La cérémonie laïque est devenue une évidence quand nous en avons entendu parler la première fois. Nos témoins avaient préparé et officié à une cérémonie laïque il y a quelques années ; quand ils nous en avaient parlé, nous nous étions dit que c’était ce qui nous correspondait.

Une autre possibilité aurait été de personnaliser notre mariage civil en y incorporant des textes et des prises de paroles ; c’est parfois faisable dans les petites villes ou quand on connaît l’officier d’état civil. Dans notre cas, nous tenions à nous marier au Capitole de Toulouse (la ville où nous vivons), d’autant plus que le cadre y est magnifique ! Mais l’organisation ne laissait pas la place à une personnalisation de l’engagement.

Quelques sources d’inspiration

Des livres: Éloge du mariage, de l’engagement et autres folies de Christiane Singer et Se marier autrement de Florence Servan-Schreiber
Un site : vous êtes dessus 🙂 Le plus dur ayant été pour moi (Jean) de m’en inspirer tout en arrivant à faire notre propre cérémonie.

Choisir nos officiants

Nous avons demandé à Pierre (le grand frère de Jean) et Hélène (sa femme), mariés depuis 5 ans, d’être nos officiants. Nous avions beaucoup discuté avec eux de l’engagement, du mariage, de projet de vie et de couple. Il était alors évident qu’ils seraient nos officiants, récemment mariés ils pouvaient nous guider pour la construction de notre propre cérémonie.
A posteriori, nous pensons qu’il est très important de bien expliquer aux officiants le rôle qu’on attend d’eux. Dans notre cas, ils ont d’abord craint de devoir jouer le rôle du prêtre, d’avoir la charge de nous marier ; de plus, ils ne comprenaient pas pourquoi nous les avions choisi eux, ils ne voulaient pas être des modèles. Au cours des discussions que nous avons eu, ils ont osé émettre les interrogations qui les gênaient et les réponses que nous devions leur apporter nous ont obligés à formuler correctement ce que nous souhaitions : qu’ils soient les chefs d’orchestre d’une partition dont nous ne voulions pas connaître toutes les mesures.

Nos attentes par rapport à cette cérémonie

Nous voulions que les gens soient à l’aise, que la cérémonie ne soit pas le passage obligé avant le vin d’honneur. Beaucoup de nos invités étaient en couple, certains étaient mariés, d’autres y réfléchissaient, certains étaient croyants, d’autres pas… Il ne nous fallait choquer personne, et ne pas sembler moralisateurs ou prétentieux dans nos choix, que les gens comprennent que nos choix n’engagaient que nous, que de la même manière qu’ils les respectaient nous respections les leurs.

Nous souhaitions aussi que les personnes qui le voulaient puissent s’exprimer, quelle que soit la forme, et pour nous laisser la surprise, nos officiants avaient pour charge de coordonner leurs interventions.

Comme nous l’espérions, la cérémonie a pu se dérouler en plein air.

Sous les arbres

Le fond et la forme ont lentement mûri au fil des mois de préparation de notre mariage. Nous avons d’abord investi dans un « carnet de mariage » qui nous suivait partout et tout le temps. Pas un week-end sans lui ! Tout ce qui nous traversait l’esprit en questions/réponses/idées était systématiquement noté, plus ou moins anarchiquement… Très vite, se sont détachés des incontournables : pourquoi une cérémonie laïque, le thème de notre mariage, l’engagement l’un envers l’autre, le temps de libre expression.

Notre thème « la route » s’est naturellement imposé, car nos longs (et fréquents) trajets en voiture sont très souvent l’occasion de discussions enflammées, de débats, de décisions… et le carnet de mariage a souvent été rempli en voiture ; c’est d’ailleurs lui qui nous a accompagné tout au long de la cérémonie et qui nous accompagne encore aujourd’hui…

La cérémonie laïque dans le détail

Le plan était le suivant :

  • musique d’installation pour signaler à nos invités que nous allons démarrer : Njósnavélin de Sigùr Rós
  • morceau créé par Olivier (le grand frère de Jean) pour l’arrivée de Dorothée aux bras de ses parents
  • mot d’accueil par Pierre, l’officiant
  • extrait d’un texte de Martin Gray : l’amour est emportement, lu par Aurélie et Matthieu (le petit frère de Jean) mariés 6 semaines plus tôt
  • rappel de notre mariage civil la veille et de ce qu’est la laïcité
  • notre mot de remerciement puis, parce que d’autres l’ont fait mieux que nous : Hommages d’Yves Duteil
  • interventions de ceux qui le souhaitaient, orchestrées par les officiants
  • notre intervention pour dire pourquoi nous nous mariions et pourquoi sous cette forme
  • musique pour introduire nos voeux : Ta p’tite flamme d’Amélie-les-crayons (1ère partie)
  • échange de nos vœux autour du rempotage d’un kumquat. Comme nous avions déjà échangé nos alliances à la mairie, nous ne voulions pas les enlever, mais malgré tout nous voulions symboliser cet échange. L’arbre, c’est notre petit côté nature, c’est la promesse tacite que nous nous faisions de le planter un jour dans le jardin de notre maison pour le laisser s’épanouir lorsqu’il serait suffisamment fort pour affronter un hiver seul

Symbole : planter un arbre

  • fin de Ta p’tite flamme
  • geste collectif : nous avions demandé à tous de venir avec de la terre d’un endroit qui leur était cher. C’est à ce moment-là qu’ils l’ont versé autour de l’arbre. Love is all de Roger Glover en fond sonore
  • étreintes et remerciements/félicitations sur la fin de la chanson suivie par Here come the sun des Beatles

Referons-nous un jour une cérémonie laïque ?

Il est très probable que nous organisions une cérémonie pour baptiser nos enfants (nous souhaitons qu’ils aient un parrain et une marraine…). L’avantage et l’inconvénient de faire sa cérémonie « soi-même » c’est la liberté dans le ton et les paroles que cela procure, mais surtout oblige la réflexion des protagonistes ! Nous n’avons pas eu d’autres choix que de nous mettre d’accord sur chaque mot prononcé, sur chaque symbole que nous voulions faire apparaître et lorsque l’autre n’était pas d’accord, nous étions bien forcés d’essayer de le convaincre et pour cela d’argumenter et de raisonner notre discours. Il y a beaucoup de « travail » derrière une cérémonie quelle qu’elle soit et quel plaisir de le faire ensemble et de comprendre nos motivations profondes !
Alors, oui, nous y réfléchirons aussi intensément pour nos enfants !

« Le plus beau jour de notre vie » ?

Avant le mariage, nous avions du mal à croire les gens qui nous disaient « ce sera le plus beau jour de votre vie ». Quel sens de l’exagération ! Pour nous, ce serait un beau jour parmi plein d’autres… Mais en fait c’est vrai ! C’est le plus beau jour de notre vie, il y a une telle dose d’amour qui s’est dégagée de cette journée. Avec nos amis et notre famille, nous avons vécu et fait des choses d’une intensité que nous n’aurions jamais osé imaginer.

Merci encore à Dorothée et Jean pour ce partage ! Une jolie rencontre de plus grâce à ce blog (en attendant de se voir en vrai !) … Et heureux mariage !

Dorothée & Jean : l’organisation

Nous retrouvons Dorothée et Jean, qui ont déjà évoqué leurs valeurs, pour cette fois, parler de l’organisation de leur mariage en deux temps !

Comment s’habille-t-on ?

Pour nos invités, nous n’avions pas de dress-code ; nous leur avions juste donné l’information que nous serions à la campagne, qu’il fallait se sentir à l’aise, et que prévoir un chapeau pouvait être un bon choix dans la mesure où une bonne partie de la journée devait se dérouler en extérieur.

Dorothée : De la même manière que nous voulions recevoir nos invités comme à la maison, je voulais être à l’aise avec mes vêtements, et je ne l’envisageais pas avec 3 jupons et 4 cerceaux ; de toute façon pour danser, ce n’est pas pratique ! Et c’est assez difficile à remettre. Je ne voulais pas une robe d’un jour, mais la robe du jour que je reporterais en repensant à cette journée. J’avais donc repéré un modèle d’un styliste australien que je voulais faire refaire à une couturière toulousaine en l’adaptant pour pouvoir la remettre, mais le prix m’a freiné. L’unicité a ses limites…

Du coup, j’ai trouvé (mi-juillet chez Coast, une boutique anglaise) une robe pour le samedi, mais je n’étais pas complètement convaincue. Et 15 jours avant la date, en allant manger en ville dans un quartier où je ne vais que très rarement, j’ai flashé sur LA robe. Elle tournait impeccablement bien !
J’ai utilisé la première pour le vendredi, à la mairie.

A la mairie

La robe du samedi n’a été retouchée que sur la longueur parce que je voulais libérer les chevilles lorsque je portais les talons pour danser et pouvoir la porter avec des chaussures plates pour le reste de la journée. La seule chose qui m’inquiétait était que le noir de ma robe choque Belle-Maman… que j’ai découverte en noire quand je suis arrivée aux bras de mes parents !

– Jean: Je voulais un costume simple, que je puisse reporter (pas de queue de pie ou veste longue,  ni veston). J’ai trouvé mon bonheur lors du même voyage à Londres évoqué plus haut, 2 mois avant le jour J.

Pour la cérémonie laïque

Nous avons acheté les pierres qui ornent nos alliances durant un voyage à Maurice quelques jours après que Jean ait fait sa demande (nous avions toujours plus ou moins su que nous allions nous marier, restait à répondre aux questions quand et comment, c’est le début de cette réflexion que marquait la demande en mariage). Ce sont des tanzanites, des pierres un peu méconnues qui nous permettait de nous imaginer que peu d’alliances ressembleraient aux nôtres. Nous sommes allés voir un joaillier à Toulouse qui les a montées.

Une de mes photos préférées !

Que mange-t-on ?

Le lieu qui nous accueillait a fait le choix de créer un emploi de cuisinier plutôt que de mettre la cuisine aux normes européennes pour pouvoir accueillir des traiteurs extérieurs. Nous avons aimé l’idée. Et le cuisinier est doué ! Pour la pièce montée, ce sont les gens du Domaine qui nous ont conseillés un pâtissier d’un village pas loin. Tous cuisinaient des produits locaux. Les canards (pour le foie gras et le magret) avaient grandi dans une ferme à moins de 5 km. Le vin (aussi conseillé par les gens du Domaine) venait de domaines voisins, sauf le vin du dessert que nous sommes allés chercher à Gaillac. Nous avons essayé autant que possible de prendre des produits locaux avec peu de transport -ou tout du moins pas de transport supplémentaire ; ainsi la brioche pour le samedi soir qui venait de Vendée a été amenée par des invités ; les confitures étaient faites maison par nos mamans ; le punch et l’apéritif maison servis au vin d’honneur par les parents des mariés. Seule entorse : le fromage, nous avons pris chez notre crémière habituelle un comté au gros sel, affinage 36 mois, du tonnerre ! Les autres fromages venaient de la région.

Un mariage mêlant…

Un an avant le mariage, nous avions rendu visite à chacun des invités (avec un tour de France réalisé en 15 jours) pour leur faire part de notre choix et leur annoncer la date ; nous en avions profité pour expliquer la forme que prendrait notre mariage. Ces annonces ont suscité beaucoup de curiosité et des discussions très intéressantes, des échanges de point de vue.

Traditions…
– la mairie (!)
– le choix d’un thème, même s’il était original : la route (comme dit précédemment, nous passons beaucoup de temps en voiture et nous aimions filer la métaphore sur le chemin à parcourir)
– l’organisation typiquement vendéenne de la journée : cérémonie en fin de matinée, vin d’honneur, repas le midi (de 14h à 18h environ, en plein air encore), bal en début de soirée (21h) et danse de la brioche à mi-soirée (23h, suivi d’une petite pause pour manger de la brioche et des fruits). Cette organisation permet de profiter pleinement de la journée, et permet aux personnes âgées de bien danser sans regretter d’aller se coucher alors que la fête bat son plein).
– l’arrivée de la mariée au bras de Papa à la mairie et aux bras de Papa et Maman à la cérémonie
– les dragées
– la pièce montée (Dorothée adore les choux à la crème pâtissière)

… et choix atypiques
– nous n’avons pas invités tous les membres de nos familles et avons plus ou moins bien assumé de ne rendre aucune invitation par politesse (à ceux qui nous avaient invité à leur mariage notamment)…
– un nombre relativement restreint d’invités
– notre animateur qui a été là du vin d’honneur à la dernière danse. Il nous avait été recommandé par un collègue quand nous recherchions de la musique pour le bal. Après l’entrée du repas de mariage, il s’est mis à chanter tout ce que nous lui demandions. Il a répondu à toutes les demandes, même les plus tordues (ce qui a d’ailleurs constitué le jeu de nos invités : arriver à le coller !). Nous ne savions pas à quoi nous attendre quand nous l’avons rencontré, même s’il nous avait mis à l’aise lors du premier rendez-vous, et que nous partagions les mêmes goûts musicaux !
– la table des mariés et des témoins était au centre d’un cercle décrit par les autres tables et les parents, oncles, tantes et grand-mère ont été réunies à la même table.

Au final, le cadre a rapidement mis nos invités à l’aise (grande tablée commune le vendredi soir) qui auraient pu être perdus (certains ne connaissant que les mariés) et ils ont lié connaissance, un peu contraints et forcés !

Des inspirations pour la déco ?

Style me pretty & consorts sont un formidable réservoir d’idées, mais on en a vite fait le tour. Beaucoup de mariages s’inspirent les uns des autres, alors à un moment on décide de trouver sa propre voie. Je crois qu’à force de nous gaver d’images, de lecture, de mauvaises interprétations de photos, de discussions, de partage avec la famille/les amis/des inconnus, les graines que les autres semaient ont fini par germer pour donner notre fleur à nous. Le thème de la route se prêtait facilement à une décoration adaptée :
– un grand panneau directionnel  pour indiquer les provenances de chacun (et la distance parcourue)
– porte-noms reproduisant des panneaux signalétiques (qui autant que nous le pouvions étaient en lien avec la personne, la petite Anouk était en plein dans sa période docteur !)

On the road ...

– la cagnotte était en forme de borne kilométrique (N20 pour ceux qui suivent…)
– j’ai récupéré auprès d’un sous-traitant de véritables panneaux signalétiques pour les plateaux de fromage
– le plan de table était en forme de panneau de rond-point et de fait les tables disposés en rond autour de la table des mariés…
L’ensemble de la déco a été réalisé par nos parents et nous. Mais le cadre n’avait pas besoin de beaucoup…

Cadeaux et livre d’or

Nos invités sont repartis avec des dragées (pour se conformer à la tradition, c’est important les traditions ! 😉 ) disposées sur les tables. Nous avions aussi placé dans les chambres  une mignonette de floc de gascogne pour les femmes et d’armagnac pour les hommes, ainsi qu’un paquet de gâteaux faits et emballés maison.

Nous avions aussi demandé à nos invités de nous préparer un CD de leurs musiques préférées afin de nous accompagner sur la route. Nous faisons beaucoup de voiture pour rendre visite aux uns et aux autres qui sont dispersés un peu partout – une entorse au concept locavore 🙂 – c’était donc pour nous un moyen de rattacher des chansons à des personnes et (re)découvrir leurs goûts.

Enfin, nous avons préféré un arbre à petits mots plutôt qu’un cahier, chacun était ainsi libre d’écrire quand il le voulait sans attendre que le cahier soit libre, et pas de pages vides non plus ! Un appareil photo et une petite imprimante étaient à disposition pour que les gens s’immortalisent dans un endroit du Domaine. Un fil à « photo » avait été tendu et ainsi les photos de tous participaient à la décoration du samedi et du dimanche !

L'arbre à mots

Alors, ça ne donne pas envie d’être une petite souris pour assister à tout ça ? Et encore, vous n’avez pas eu le récit de la cérémonie laïque … ce sera le prochain, et dernier épisode !

« Admets que ton mariage ne fait pas rêver ! »

Voici l’élégante injonction qu’une vague copine m’a adressée aux débuts des préparatifs, apprenant entre autres que l’alliance de l’Homme qui danse était en bois.

Ma réponse est donc tardive, mais je n’aime pas réagir à chaud – j’aurais été injuste.

Primo, il ne s’agit pas de mon mariage, mais du nôtre.

Deuxio, je conçois tout à fait que notre mariage ne te fasse pas rêver. Je conçois aussi que le mariage en général ne fasse pas rêver un certain nombre de personnes, et c’est leur droit le plus strict. Autant je voudrais que tout le monde (notamment les couples homosexuels) ait droit au mariage, autant j’aimerais que personne ne sente de « devoir de se marier ».

Tercio, si, notre mariage fait rêver. Nous d’abord. Et d’après les retours que nous avons eu des invités, d’après les nombreux mails et commentaires reçus ici et ailleurs, pas seulement ! Ici ou là, il y a même des couples qui disent « On va s’inspirer du mariage de la guinguette ». On est même cités – in extenso – dans un livre sur le mariage écologique.

Tu sais, je crois que quand on fait quelque chose parce que ça nous ressemble, avec son cœur, ça parle forcément à d’autres, qui s’y reconnaissent. Toi aussi, sûrement, ce que tu réalises fait parfois rêver autour de toi.

Je te remercie pour la piqûre de rappel que j’ai reçue de ta part, et je m’engage ici, si je parle de ce que j’aime, c’est-à-dire de fêtes simples, écologiques, participatives, de ne pas dénigrer ce que j’aime moins, ou pas.

Et merci Uhu aussi 😉

 

Pourquoi ce billet qui sonne peut-être un peu revanchard ? Simplement pour dire à tous ceux qui viennent par ici, et qui sont peut-être effrayés à l’idée de faire un mariage « peu conventionnel », ou qui appréhendent les réactions de leur entourage, que si cela vous ressemble profondément, cela ce sentira, et la fête sera belle. Et elle vous mettra des paillettes aux yeux, et aux yeux de ceux qui vous aiment.

Concours de mariage

Il y a quelques jours, j’ai effacé sur ce blog un commentaire concernant une émission de télévision d’une grande chaîne qui cherche des participants.

De plus amples détails me sont parvenus : il s’agit d’inviter 4 couples se mariant prochainement, d’organiser leur rencontre, puis que chacune des futures mariées soit invitée au mariage des autres … Il y aura un système de notation et le gagnant se verra offrir son voyage de noces par la production. Le jour J, 2 cameramen en costume seront discrètement présents ; les mariés seront interviewés 10 mn mais guère plus. Les 3 mariées invitées seront davantage suivies par les caméras …

Je trouve ce concept horrible. Démentiellement moche.

Une des nombreuses raisons pour laquelle je voulais un mariage simple (et je dis « je » parce que l’homme qui bouquine n’est pas concerné par cette raison là), c’est que je ressens très fort cet esprit de compétition entre les futurs mariés, et que, connaissant mes limites, je ne voulais pas m’embringuer là-dedans.

Je ne voulais pas me dire que notre musique était plus entraînante que celle du mariage de mes amis, ou ma robe plus princière que celle de ma cousine, le repas plus fin, la déco plus chic, la mariée plus mince … Bref, un mariage ne devrait pas être une compétition (d’autant que ça conduit presque tout le monde à faire plus ou moins la même chose, parce que ça se fait, et pas parce que ça leur correspond).

J’apprécie beaucoup aussi le sexisme de l’émission : les futures mariéEs se rencontrent, vont aux mariages les unes des autres, sont suivies … et éventuellement se notent les unes les autres j’imagine ? En plus des éléments de notation et de comparaison qui sont abjects à mes yeux, les hommes sont simplement écartés de leur mariage. C’est bien connu, nos futurs maris font ça pour nous faire plaisir, en vrai ils s’en foutent. Comme dit l’autre « Ne t’attends pas à ce que je te parle, parce que je suis une plante verte ».

Sans parler de l’exposition d’un moment intime … Oui, moi qui ait mis en ligne des photos et le récit de notre mariage, cela me choque. Les cérémonies de mariage sont des évènements à la fois public et intime, et ces deux facettes se modulent selon différents choix et mécanismes, à la disposition en grande partie des mariés. Qui on invite, où l’on se marie, ce que l’on met sur son blog ou sur les forums … Avec une telle émission, cette dimension d’intimité vous échappera. Et si jamais des promesses sont faites, n’y croyez pas : j’ai par ailleurs une petite expérience des médias, et je peux vous dire que ce qui sera filmé sera montré, selon des critères d’audience et non de respect de vos petites personnes, qui après tout ont signé un contrat (même s’il est illégal, vous n’empêcherez pas les images d’être diffusées).

Je suis énervée, c’est vrai. Alors même que ceux qui traînent leurs guêtres ici sont sans doute peu concernés …

Alors pour répondre à ce joli commentaire …

« Bonjour
Je suis françois
Je travaille pour une emission de TV
Nous réalisons actuellement une nouvelle emission sur les mariages

Bonjour, je n’ai pas la télévision, je n’aime d’ailleurs pas le mot d’émission qui est devenu une sorte de fourre-tout pour ce qui se fait de plus voyeuriste à la télévision (vous m’auriez abordée avec le terme documentaire, mon impression aurait été différente …).

et on recherche des couples qui vont se marier entre le 25 mars 2011 et le 21 mai 2011.

Mon époux et moi fêterons nos noces de coton, je vois que vous avez pris le temps de lire attentivement ce blog avant de commenter, merci de cette marque de respect.

Vous pourriez gagner le voyage de noce de vos reve !! (tout vous sera permis)

Oh la jolie carotte ! Vous n’avez pas une légère impression de mégalomanie ? Comment pouvez-vous tout me permettre ? Peut-être que notre voyage de noces de rêves inclut de dîner avec le Dalaï-lama, Paul Auster et Barack Obama, pouvez-vous vraiment nous garantir cela ? Ou c’est juste une façon de nous appâter pour finalement nous laisser choisir entre différentes destinations du Club Med ?

Nous avons déjà fait notre voyage de noces, et il consistait à aller voir des amis éparpillés en France. Un truc parmi d’autres qui ne s’achète pas …

Si vous souhaitez plus d’information, n’hésitez pas à me contacter
Soit par email en me laissant vos coordonnées à … »

 

Et je vois sur le blog de 10lunes qu’évidemment, on fait de même avec la naissance …  je ne devrais pas être surprise, c’est dans le sens de l’exposition grandissante de l’intime à l’œuvre depuis des années. Et pourtant …

Le vrai mariage de V. et E. : un mariage atypique

Ce samedi, mon mari et moi étions « de mariage ».

Sans aucun doute le mariage le plus … atypique auquel j’ai assisté – et peut-être, auquel j’assisterai jamais !

V. et E. ont décidé de se marier il y a 6 mois, mais ils avaient initialement prévu une cérémonie très intime et officieuse, sans passer par la mairie. Il y a trois semaines, ils ont finalement décidé de procéder en même temps au mariage civil, et les invitations sont parties, par mail, dans la foulée.

Les futurs mariés font partie d’un projet de communauté écologique basé sur l’habitat léger (yourtes, tipis, roulottes). Ils vivent simplement, accordent une grande part de leur temps à des pratiques spirituelles diverses, sont végétariens, mangent bio et ne boivent ni ne fument.  Le mail rappelait ces principes, nous invitait à amener un plat à partager, nous donnait une heure de début des festivités (10h le samedi) et l’heure du passage à la mairie (14h30 le même jour). Les fiancés ayant été très marqués par leur voyage en Inde, ils souhaitaient nous voir parés des couleurs vives de ce pays.

Henna Wedding Decoration, Pune, India

Durant les quatre jours précédant le mariage, les fiancés participaient, sur leur lieu de vie, à un séminaire sur la « sexualité sacrée »,  auxquels les invités au mariage étaient conviés. Nous n’avons pas pu nous y rendre, mais j’aime l’idée de se préparer au mariage … et pourquoi pas, de proposer à tous de se joindre à cette réflexion.

Le samedi matin était consacré à la fin du séminaire pour les uns, à la préparation de la salle des fêtes (où le mariage civil a eu lieu) pour les autres. Nous tendons partout sur les murs de grandes tentures indiennes, en décorons également les tables, les chaises. des bougies s’allument un peu partout, des enfants cueillent des bouquets et disséminent des fleurs sur les tables … La salle plutôt laide en est métamorphosée !

Trois cérémonies sont prévues : une cérémonie religieuse, mais mêlant plusieurs religions ; une cérémonie civile et enfin une cérémonie dite alchimique …

La suite dans quelques jours !