Clara & Lui : Les faire-parts

Je laisse pour quelques « épisodes » la parole à Clara, du blog Des idées plein les doigts. Le premier épisode, la demande en mariage, est ici. Elle définit leur mariage comme « simple, coopératif et un peu créatif », et nous raconte aujourd’hui la confection de ses faire-parts.

De plus en plus de couples décident de faire eux-mêmes leurs faire-parts (ce n’était pas notre cas, je rappelle qu’on a quatre mains gauches !), et les résultats sont souvent bluffants ! Néanmoins le choix de Clara et de son amoureux reste original : pas deux faire-parts identiques !

Faire-parts = papiers = gaspillage !

En même temps nous nous dirigions vers une fête qui allait demander d’envoyer beaucoup d’informations …

 Alors nous avons fait une première annonce par e-mail et téléphone, afin de n’envoyer des « faire-parts » (le nom n’est plus correct) qu’aux personnes qui viendraient !

Et j’ai fait la structure et Bruno le texte et la mise en page, je lui ai donné les dimensions de ce que je voulais faire, lui s’est adapté !

 Je ne voulais rien acheter, j’avais des millions (j’exagère à peine) de chutes de papier…

Dans les mêmes dimensions, le même style, les mêmes couleurs, chaque faire-part était différent ! Un régal à réaliser !

Le jeu des sept milles différences !

Clara, pourras-tu m’envoyer le texte (expurgé de ce qui permet de vous reconnaître !) du faire-part ? Je suis sûre que ça intéresse plein de gens !

Dorothée & Jean : leurs valeurs, leurs envies

Ce blog m’a permis de faire quelques jolies rencontres … Et notamment, de prendre connaissance du mariage écologique et laïc de Dorothée et de Jean.

Avec des « gros cailloux » de départ assez semblables aux nôtres, ces amoureux sont arrivées à deux journées, et à une cérémonie de mariage très différentes … Et pourtant ! Tout leur ressemble, et à voir leurs sourires, dépasse même leurs attentes !

Mais je leur laisse la parole …

Le couple

Nous nous sommes rencontrés en 2006, à un mariage d’un ami (de Jean) et d’une amie (de Dorothée). Un mariage à Orléans alors que nous habitions l’un et l’autre Toulouse. Nous avons covoituré pour le retour, la première d’une très longue série de discussions enflammées en voiture. Quelques semaines plus tard, notre histoire de couple naissait ; un an plus tard nous achetions un appartement et nous pacsions dans la foulée. En septembre 2010, nous nous sommes mariés à Eauze, dans le Gers.

L’esprit du mariage

Trois mots qui résument l’esprit de notre mariage…
– « Comme à la maison ».  Nous souhaitions recevoir les gens comme chez nous : des chambres pour chacun, des temps libres pour que nous puissions tous nous poser, savourer, discuter, jouer…
– locavore : vin, fromage, repas étaient des produits locaux ou régionaux, et l’apéritif était préparé par nos parents
– bisou : Entre nous bien sûr, mais aussi avec nos invités. Pendant ces quelques jours nous avons très souvent pris dans nos bras nos parents, nos frères et belles-sœurs, nos amis… sans aucune retenue. Embrassades chargées d’émotion, certaines comme nous ne les ferons peut-être plus.

Sans aucune retenue... le bonheur !

Les lieux

Nous tenions à nous marier au Capitole de Toulouse (parce que la salle est magnifique et pleine de symboles pour nous), parce que c’est notre ville et parce que nous tenions à l’idée de « recevoir » chez nous (et pas chez les parents de l’un ou l’autre).

Le Capitole, salle des illustres ...

Mais dans les mairies des grandes villes l’été, les mariages du samedi se font à la chaîne ; nous avons donc opté pour le vendredi.

Pour le WE, nous avions une liste édifiante de critères : vrai parquet pour la salle de danse, chambres et non pas dortoirs pour loger nos invités, pleine nature, possibilité d’être dehors souvent/tout le temps… Nous avons trouvé notre bonheur au domaine du Possible à Escoubet (Gers).

Un mariage intimiste

– Jean : De nos discussions avec de jeunes couples mariés, j’avais trop souvent entendu que « la journée passe très vite » et qu’ « on n’a pas le temps de profiter des invités ». Il était hors de question de ne pas savourer ce moment que nous mettrions un an à préparer, nous avons donc choisi d’organiser le mariage sur tout un WE (qui commençait le vendredi matin pour les témoins, parents, frères et belles-sœurs, vendredi après-midi pour les autres), et de réduire la liste de nos invités (rompant avec la tradition familiale) pour pouvoir passer du temps avec chacun.
Certaines des personnes qui n’étaient pas invitées nous ont d’ailleurs permis de mieux assumer ce choix en nous souhaitant sincèrement de bien profiter de notre mariage, et en nous disant que nous avions raison d’organiser notre mariage comme nous le souhaitions ; qu’ils auraient aimé avoir cette même liberté à leur époque.

– Dorothée : Je voulais que notre mariage nous appartienne et j’ai toujours détesté des événements où les invitants ne connaissaient pas tous les invités. Notamment des parents éloignés – dans tous les sens du terme – qui ne reconnaissent la mariée que parce qu’elle est en blanc… Il me paraissait important de bien connaître tous les gens rassemblés autour de nous et qu’eux nous connaissent réellement, même si chacun connaît des facettes différentes.
Par ailleurs, je suis plus éloignée de ma famille que Jean de la sienne qui avait pour habitude de rencontrer oncles, tantes et cousins au moins une fois par an à Noël. Alors de mon côté, le choix des invités a été rapide, parents, frère, grand-mère, un oncle paternel, une tante maternelle. Afin d’équilibrer les 2 familles Jean a fait de même : parents, frères, grand-mère, parrain et marraine. Sans cela, il aurait pu y avoir une centaine de personnes de ma belle-famille pour une dizaine de la mienne ; nous aurions alors été loin d’un cadre intimiste…

Un mariage « raisonné »

Nous voulions que notre mariage soit le plus en adéquation possible avec nos idéaux de consommation (consommer local et le moins possible – car la vraie économie est ce que l’on ne consomme pas pour reprendre un slogan actuel). Ainsi nous avons choisi :

– d’utiliser des produits locaux, en adaptant donc le menu à ce qui se faisait dans la région (ceci dit, le Gers n’est pas le pire département niveau culinaire, très loin de là même 🙂 ) ;
–  de servir au plat plutôt qu’à l’assiette (la soupe du vendredi soir a ainsi pu être resservie…) ;
–  de réutiliser ou en détourner des objets du quotidien (bocaux Le Parfait pour les compositions, pas de fleurs coupées, parce que c’est quand même plus joli vivant d’où les terrariums) en utilisant ce que nos placards nous offraient ou la nature environnante ;

– d’aller en métro et en cycloville à la mairie ;

A bicyclette... ou presque !

– de ne pas utiliser de produits « jetables » ;
– de passer tout le week-end au même endroit sans que personne n’ait besoin de prendre la voiture ;
– de remplir au maximum les voitures pour venir jusqu’au Domaine et en repartir (toutes les voitures étaient pleines, mais pas des mêmes personnes entre l’aller et le retour…).

Un mariage ludique

Nous aimons beaucoup jouer ; il était naturel de faire transparaître ceci dans notre mariage. Les jeux présents étaient donc les nôtres : palet vendéen (l’équivalent dans ses règles d’un jeu de pétanque) et möllky (jeu de quilles finlandais). Les jeux de möllky sont faits maison. Et enfin quelques jeux emmenés par nos invités, et un babyfoot disponible au Domaine.
Pendant le repas, il y a aussi eu plusieurs jeux, notamment un tournez-manège (source de bons fou-rires), et une animation pour laquelle plusieurs de nos amis avaient apporté un objet qui les associait à nous ; charge à nous de retrouver à qui correspondait l’objet et expliquer pourquoi (l’occasion pour l’assemblée d’apprendre quelques détails croustillants sur nous et notre histoire).

Un mariage participatif

 – Nous avions quatre photographes « amateurs éclairés » dans l’assistance qui ont aussi fait de très belles photos, en complément de celles du photographe officiel (qui est aussi un ami).
– Olivier, grand frère du marié, a composé et joué le morceau pour l’entrée de la mariée
– la Maman (et le papa, un peu) de la mariée a fait tous les marque-places et notre urne
– la Maman (et le papa, un peu aussi) du marié a fait les bouquets, les terrariums et les porte-dragées
– un couple d’amis a fait un film retraçant nos vies de notre naissance à notre mariage…
Maintenant que vous connaissez un peu mieux nos amoureux et leur projet … je vous laisse (un peu) patienter pour découvrir la suite : l’organisation pratique et la cérémonie laïque !

Un mariage au village de son enfance

Voici un mail que la belle Lizly m’a envoyé … Précédé de  « Je survole (enfin, pas tant que ça puisque je suis en train de remonter article par article depuis le début. hum) ton blog de mariage et je repense aux derniers mariages auxquels j’ai assistés au village.  » Je lis le texte, je souris les yeux mouillés, et je lui demande aussitôt la permission de le publier ici. Considérez donc  ce qui suit comme un cadeau de Lizly que je remercie !

Mon village, il s’appelle à Seggiano.

Et quand tu te maries à Seggiano, tout le monde est invité d’office, sinon, tu trouves une autre église et/ou mairie, y’en a plein la vallée après tout.

Quand tu te maries à Seggiano, y a toujours quelqu’un pour te prêter un terrain, tout le monde a des propriétés un peu partout qui ne sont pas constructibles. Alors peut-être qu’il faudra faire un peu de débroussaillage mais si tu es sympa avec Pierre et que tu l’aides à monter la clôture provisoire, il laissera peut-être les chèvres quelques jours sur place histoire qu’elles te fassent le gros du boulot.

Quand tu te maries à Seggiano, il y a toujours quelqu’un pour te fournir le son et la lumière. Parce qu’il faut savoir que Seggiano génère une très forte concentration d’intermittents du spectacle et qu’entre ceux dont c’est le boulot et ceux qui connaissent quelqu’un qui connait quelqu’un, on te monte une sono qui ferait blêmir AC/DC et on fait se lever le jour au milieu de la nuit si nécessaire.

Quand tu te maries à Seggiano, y a Valdo qui te fait une piste de danse qu’il débitera en petit bout plus tard pour son boulot, ça aussi c’est écolo.

Quand tu te maries à Seggiano, y a tellement de portes ouvertes que tu peux inviter la planète entière pour qu’elle dorme sur place.

Quand tu te maries à Seggiano, tu préviens Medhi et lui, il choisit 2 ou 3 cochons pour nourrir tous les invités. Et en plus, Medhi, tant que tu gardes son verre plein, il te les cuisine sur place, entiers, à la broche, parce que les autres, ils savent que brûler la viande ou te la servir crue (c’est lui qui le dit !).

Quand tu te maries à Seggiano, tu demandes gentiment à Suzanne et tu peux emprunter les tables et les chaises du comité des fêtes.

Quand tu te maries à Seggiano, tu organises pas le covoiturage, il se fait de lui-même…

Quand tu te maries à Seggiano, tu demandes de pas faire de cadeau mais y a toujours quelqu’un pour fabriquer une tirelire énorme avec une forme idiote dans laquelle tu trouveras à la fin de la fête des chèques, des espèces, des enveloppes, mais aussi, pourquoi pas, des dessins, des petits mots ou un paquet de capotes…

Quand tu annonces que tu te maries à Seggiano, on te demande directement ce qu’il faut apporter à manger.

Quand tu te maries à Seggiano, tu demandes à quelqu’un de monter le pain en passant dans le fond de la vallée, à l’artisan du coin. Un pain pour 15 à 20 invités parce que chaque pain fait 1 mètre de long.

Quand tu te maries à Seggiano, tu passes à l’atelier et tu leurs demandes s’ils ont toujours les ratapinhatas (chauve souris) en carton avec les flèches pour indiquer la direction des cagadou (besoin d’une traduction ?)

Quand tu te maries à Seggiano, tu sais que tu vas recevoir assez de photos pour remplir 47 albums de 100 alors tu te fais pas trop de soucis à ce sujet. Quand tu te maries à Seggiano, tu traînes pas une robe de princesse dans les herbes folles et les galets mais tu es bien plus belle.

Jasso Wedding, Galerie de bambibabe48

Quand tu te maries à Seggiano, tu t’attends toujours à ce qu’il y ait un local qui sorte une connerie au moment où tu vas dire « oui » mais personne ne dit rien parce qu’on aime se marrer mais on sait aussi quand il faut s’arrêter. Quand tu te maries à Seggiano, il faut ouvrir la fenêtre de la toute petite mairie pour que de dehors, on sache quand il faut applaudir.

Quand tu te maries à Seggiano, il faut faire attention en sortant de la mairie aussi parce qu’il ne pleut pas que du riz, mais jamais rien qui tache, c’est promis.

Quand tu te maries à Seggiano, ça se termine toujours par des chansons en occitan.

Quand tu te maries à Seggiano, tu as intérêt à prévenir les gens qui ne sont pas du coin, parce que ça surprend.

 

 

Enfin, des fois, il y a des gens qui se marient à Seggiano mais on sait pas vraiment qui c’est.

Puis ils ont loué le gîte pour faire la fête, sur le grand terrain bien plat devant. Puis ils ont un DJ, avec des disques modernes et tout.

Puis ils sont tout une enfilade de voitures, c’est à se demander s’il y en a pas qui se conduisent toutes seules.

Puis on fait tourner les serviettes, à la queu leu leu, en dansant en canard. Et on ne sait pas que « sien dei bravi gens / et sien toujou content ! »

M’enfin, ces mariages là…

Le vrai mariage de V. et E. : un mariage atypique

Ce samedi, mon mari et moi étions « de mariage ».

Sans aucun doute le mariage le plus … atypique auquel j’ai assisté – et peut-être, auquel j’assisterai jamais !

V. et E. ont décidé de se marier il y a 6 mois, mais ils avaient initialement prévu une cérémonie très intime et officieuse, sans passer par la mairie. Il y a trois semaines, ils ont finalement décidé de procéder en même temps au mariage civil, et les invitations sont parties, par mail, dans la foulée.

Les futurs mariés font partie d’un projet de communauté écologique basé sur l’habitat léger (yourtes, tipis, roulottes). Ils vivent simplement, accordent une grande part de leur temps à des pratiques spirituelles diverses, sont végétariens, mangent bio et ne boivent ni ne fument.  Le mail rappelait ces principes, nous invitait à amener un plat à partager, nous donnait une heure de début des festivités (10h le samedi) et l’heure du passage à la mairie (14h30 le même jour). Les fiancés ayant été très marqués par leur voyage en Inde, ils souhaitaient nous voir parés des couleurs vives de ce pays.

Henna Wedding Decoration, Pune, India

Durant les quatre jours précédant le mariage, les fiancés participaient, sur leur lieu de vie, à un séminaire sur la « sexualité sacrée »,  auxquels les invités au mariage étaient conviés. Nous n’avons pas pu nous y rendre, mais j’aime l’idée de se préparer au mariage … et pourquoi pas, de proposer à tous de se joindre à cette réflexion.

Le samedi matin était consacré à la fin du séminaire pour les uns, à la préparation de la salle des fêtes (où le mariage civil a eu lieu) pour les autres. Nous tendons partout sur les murs de grandes tentures indiennes, en décorons également les tables, les chaises. des bougies s’allument un peu partout, des enfants cueillent des bouquets et disséminent des fleurs sur les tables … La salle plutôt laide en est métamorphosée !

Trois cérémonies sont prévues : une cérémonie religieuse, mais mêlant plusieurs religions ; une cérémonie civile et enfin une cérémonie dite alchimique …

La suite dans quelques jours !

Cérémonie laïque : les valeurs, texte amérindien

Le texte suivant est extrait de Pieds nus sur la Terre sacrée, un recueil de paroles d’Indiens d’Amérique. Ce livre, qui était chez mes parents, m’a toujours fascinée, de par sa couverture, son titre, l’importance qu’il avait pour mes parents. Je l’ai lu tard, quand je l’ai trouvé dans la première bibliothèque où j’ai travaillé.

Nous avons choisi d’en citer un extrait pour plein de raisons : l’homme que j’aime a une âme de chasseur-cueilleur, ce livre me rappelle mon père, et la célébration de la vie nous touche au-delà d’une religion en particulier.

Dans un des schémas pour une cérémonie laïque (que nous n’avons pas suivi), la progression se construit ainsi : présentation de la laïcité, présentation du couple, union. L’extrait que nous avons choisi fait plutôt partie de nos valeurs (selon le schéma valeurs/déclarations/union), mais il nous a semblé qu’il parlait, d’une certaine façon, de notre laïcité, en ce qu’elle est une célébration sans religion plutôt qu’un rejet du sacré.

Dans la vie de l’indien, il n’y a qu’un devoir inévitable, la reconnaissance de l’invisible et de l’éternel
Ses dévotions quotidiennes lui sont plus nécessaire que sa nourriture de chaque jour.
Il se lève au petit jour, chausse ses mocassins et descend à la rivière.
Il s’asperge le visage d’eau froide ou s’y plonge entièrement.
Après le bain, il reste dressé devant l’aube qui avance, face au soleil qui danse sur l’horizon.
Chaque fois qu’au cours de sa chasse quotidienne, l’homme rouge arrive devant une scène sublime ou éclatante de beauté,
-un nuage noir chargé de tonnerre avec l’arche étincelante d’un arc-en-ciel au dessus d’une montagne,
une cascade blanche au cœur d’une gorge verte,
une vaste prairie teintée du rouge sang d’un couchant-
il s’arrête un instant dans la position d’adoration.
Il ne voit pas le besoin de distinguer un jour parmi les sept pour en faire un jour saint puisque pour lui tous les jours sont sacrés.

Ce texte a été lu, après moult péripéties, par un ami à la voix rugueuse et terrienne.

Tenue du marié, tenues de la mariée

Histoire de faire un billet à peu de frais …

Avant toute chose, vous rassurer, non, je ne regrette pas une seconde mon choix de ne pas porter de « robe de mariée » conventionnelle. J’y reviendrai !

Et mon époux ?  Lui a eu l’impression de porter un costume ! Pourtant, il était simplement en chemise et pantalon de ville. La chemise lui allait parfaitement, par contre elle était un peu froide vue la saison. Il a bien aimé pouvoir s’asseoir dans l’herbe sans craindre d’abîmer son pantalon (même s’il conseille plutôt le noir en pareil cas).

Nous voici donc, lui en tenue de toute-la-journée, moi en tenue de mairie et de déjeuner.

Il recommande hautement le chapeau (mais attention au décoiffé !), trouve que celui-ci remplit un peu la même fonction que le bouquet de mariée, permet toute une gestuelle, et de jolies photos.

On lui a fait ce joli compliment : « Tenue d’une simplicité extrême et d’une élégance équivalente ».

La mariée porte une robe Paul Brial, collection 2010, modèle Coquelicot (dit la vendeuse … moi ça ne m’étonnerait pas que ce soit « Tulipe »), coup de coeur en vitrine alors que je me désolais des difficultés de confection de ma robe par une couturière débutante du coin. Prix :  plus d’une centaine d’euros, moins de 200 (ce n’est pas de la fausse pudeur, je ne m’en souviens plus …) A propos de la marque, c’est un créateur toulousain dont l’atelier est au Maroc, le même depuis 15 ans, et qui ne distribue que dans des boutiques indépendantes. Ni équitable, ni bio.

Les chaussures m’ont été prêtées par la soeur de l’épouse du témoin de mon mari (faut suivre !). A la réflexion j’aurais dû faire des photos en pied en tenue avant le jour J, j’aurais vu que je me tenais bizarrement avec et aurais mis la paire de mon autre tenue.

Le froid m’a permis de mettre le gilet que la grand-mère de Nico m’avait tricoté à Noël. Je l’adore, et j’aime ce symbole, comme celui du petit bouquet que je tiens à la main.

Le marié a, après avoir écumé en vain (c’est que Monsieur est grand, fin, avec les épaules larges, un modèle pas courant) les fripes et dépôts-ventes de Toulouse, acheté neuf un pantalon et une chemise dans un magasin de chaîne (environ 130 € les deux), conditions de fabrication inconnues. Son chapeau (borsalino ?) est une création Lubie Lulle, créatrice toulousaine de pièces uniques, avec des ptits bouts de plein de choses (là, des boutons). Il a trouvé ses chaussures en friperies (chez Groucho Rétro pour les connaisseurs). A savoir : dans les dépôts ventes et les friperies, il y a quantités de chaussures classiques pour hommes (et moins classiques pour femmes, avis aux amatrices de couleurs), toutes les tailles, au tiers du prix et garanties.

La fleur a été faite maison (pas par moi) avec des chutes de tissu de mon autre robe. Nico l’a remplacé assez vite par une vraie rose. Et à la main, le tout neuf livret de famille (avec beaucoup de pages pour beaucoup d’enfants, a dit Monsieur l’adjoint au maire) (tu veux pas contrarier la mairie, dis ?)

Et pour ma seconde tenue (pour la cérémonie et la soirée), la robe faite par ma couturière (après de looooooooooongs efforts de nos deux côtés), très appréciée de tous et en particulier de mon mari et de mes vraies-fausses demoiselles d’honneur.

Je n’ai guère de photos où on la voit bien pour le moment, elle était très longue, on ne voyait même pas le bout de mes chaussures à petits talons (j’en ai profité pour mettre les blanches que je mets dans tous les mariages depuis des années). Le collier m’a été prêté par ma témoin, après l’essai de toute la joaillerie de toutes les jeunes femmes présentes.

La robe a couté environ 130 euros de main d’oeuvre et autant de tissu (le satin rouge, très légèrement brillant, léger, de chez biotissus).

Voilà !