J-4 : Être entourés

J’aimerais bien vous montrer des petits trucs : ma robe, mon autre robe, mes chaussures, une super idée soufflée par la blogosphère (enfin, pas toute entière), nos livrets de cérémonie …

Mais je peux pas, y a trop de petites souris curieuses qui traînent par ici. Et même s’ils verront tous avant les autres – vu qu’elles sont aussi petites mains pour la mise en place (on se croirait dans un Disney, non ?), j’aimerais qu’elles gardent quelques surprises « en vrai » et non en photo !

Du coup je vais parler de quelque chose qui m’a pas mal turlupiné ces derniers temps : l’entourage.

On avait décidé de n’inviter, pour notre mariage, que des personnes importantes pour nous. Aucune invitation de convention, au final peu de famille, un choix qui a un peu surpris et fait grincer une mâchoire, mais pas plus, parce qu’il nous ressemble, ce choix.

Du coup, moi, les 10% d’annulation, ou d’offres déclinées qu’il faut paraît-il prévoir dans chaque mariage, je ne m’y attendais pas une seconde. C’était bon pour ceux qui invitent la grande-tante Lucette pour ne pas vexer son filleul l’oncle Jasmin …

Vous me voyez venir : il y a eu des désistements, qui m’ont remuée. Parce que quelque soit la raison ou presque, le fait que cette personne-là ne vienne pas à notre mariage me disait quelque chose sur notre relation. Parfois quelque chose que je pressentais déjà, mais que dans l’euphorie des invitations, j’avais choisi d’oublier. Parfois une découverte, qui après coup n’est plus si étonnante. Les gens vont et viennent dans la vie des uns et des autres, et dans la mienne. Mon parcours un peu cabossé et éparpillé, ma vie à 600 km de là, ma révolution intime il y a quatre ans, mes lacunes de communication, de présence, ont peut-être accentué cela.

Nous sommes au final moins nombreux que prévu. Mais ceux qui viennent …

– viennent trois jours avant ou rentrent deux jours après, pour nous aider, nous voir, profiter de nous,

– font des heures de voiture, après leur journée de travail, et pour une certaine, avec mon quasi-neveu (ou quasi-nièce, on verra dans quelques mois), simplement pour être là à ce moment,

– m’ont organisé une folle journée de chouchoutage et de partage, avec un jeu de piste, un clown sexy, plein de rires et d’intimité, où on a failli gouter un vin avec du pourri dessus fait exprès, et puis finalement non.

– ont planché sur des textes, des chansons, des petits plats,

– m’ont accompagnée chez le coiffeur, prêté des verres, fait des fleurs en tissu, recousu mon gilet, tenté de faire des cupcakes, rassurée quand je m’inquiètais, consolée quand je m’attristais,  rassurée quand je ne me trouvais pas assez disponible … (Oui, une future mariée, c’est chiant des fois. Surtout quand c’est moi),

– ont respecté les particularités de notre vision du mariage, notre envie de faire les choses plutôt entre amis, de ne pas trop préparer, de ne pas vouloir de cadeau, de le faire à Pétaouchnok (c’est là qu’on habite),

– sont venus, dans l’année, donner leur grain de sel, passer quelques heures de remue-méninges sur l’organisation, se sont proposés pour être à la cuisine ou à la musique, ont fait le faire-part, et comment ne pas en oublier … Y a même une bloggeuse qui voulait me faire des touilles-reconnait-ton-verre ! (Lili, si tu retrouves le lien …)

Nous ne sous sommes pas mariés à la mairie, juste nous deux avec nos témoins, pour cette raison-là. Parce que le mariage, pour nous, est autant, sinon davantage, le fait de rassembler toute notre famille de coeur autour de nous que le fait de s’engager l’un envers l’autre.

Et nous sommes comblés. Déjà.

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