Dorothée & Jean : l’organisation

Nous retrouvons Dorothée et Jean, qui ont déjà évoqué leurs valeurs, pour cette fois, parler de l’organisation de leur mariage en deux temps !

Comment s’habille-t-on ?

Pour nos invités, nous n’avions pas de dress-code ; nous leur avions juste donné l’information que nous serions à la campagne, qu’il fallait se sentir à l’aise, et que prévoir un chapeau pouvait être un bon choix dans la mesure où une bonne partie de la journée devait se dérouler en extérieur.

Dorothée : De la même manière que nous voulions recevoir nos invités comme à la maison, je voulais être à l’aise avec mes vêtements, et je ne l’envisageais pas avec 3 jupons et 4 cerceaux ; de toute façon pour danser, ce n’est pas pratique ! Et c’est assez difficile à remettre. Je ne voulais pas une robe d’un jour, mais la robe du jour que je reporterais en repensant à cette journée. J’avais donc repéré un modèle d’un styliste australien que je voulais faire refaire à une couturière toulousaine en l’adaptant pour pouvoir la remettre, mais le prix m’a freiné. L’unicité a ses limites…

Du coup, j’ai trouvé (mi-juillet chez Coast, une boutique anglaise) une robe pour le samedi, mais je n’étais pas complètement convaincue. Et 15 jours avant la date, en allant manger en ville dans un quartier où je ne vais que très rarement, j’ai flashé sur LA robe. Elle tournait impeccablement bien !
J’ai utilisé la première pour le vendredi, à la mairie.

A la mairie

La robe du samedi n’a été retouchée que sur la longueur parce que je voulais libérer les chevilles lorsque je portais les talons pour danser et pouvoir la porter avec des chaussures plates pour le reste de la journée. La seule chose qui m’inquiétait était que le noir de ma robe choque Belle-Maman… que j’ai découverte en noire quand je suis arrivée aux bras de mes parents !

– Jean: Je voulais un costume simple, que je puisse reporter (pas de queue de pie ou veste longue,  ni veston). J’ai trouvé mon bonheur lors du même voyage à Londres évoqué plus haut, 2 mois avant le jour J.

Pour la cérémonie laïque

Nous avons acheté les pierres qui ornent nos alliances durant un voyage à Maurice quelques jours après que Jean ait fait sa demande (nous avions toujours plus ou moins su que nous allions nous marier, restait à répondre aux questions quand et comment, c’est le début de cette réflexion que marquait la demande en mariage). Ce sont des tanzanites, des pierres un peu méconnues qui nous permettait de nous imaginer que peu d’alliances ressembleraient aux nôtres. Nous sommes allés voir un joaillier à Toulouse qui les a montées.

Une de mes photos préférées !

Que mange-t-on ?

Le lieu qui nous accueillait a fait le choix de créer un emploi de cuisinier plutôt que de mettre la cuisine aux normes européennes pour pouvoir accueillir des traiteurs extérieurs. Nous avons aimé l’idée. Et le cuisinier est doué ! Pour la pièce montée, ce sont les gens du Domaine qui nous ont conseillés un pâtissier d’un village pas loin. Tous cuisinaient des produits locaux. Les canards (pour le foie gras et le magret) avaient grandi dans une ferme à moins de 5 km. Le vin (aussi conseillé par les gens du Domaine) venait de domaines voisins, sauf le vin du dessert que nous sommes allés chercher à Gaillac. Nous avons essayé autant que possible de prendre des produits locaux avec peu de transport -ou tout du moins pas de transport supplémentaire ; ainsi la brioche pour le samedi soir qui venait de Vendée a été amenée par des invités ; les confitures étaient faites maison par nos mamans ; le punch et l’apéritif maison servis au vin d’honneur par les parents des mariés. Seule entorse : le fromage, nous avons pris chez notre crémière habituelle un comté au gros sel, affinage 36 mois, du tonnerre ! Les autres fromages venaient de la région.

Un mariage mêlant…

Un an avant le mariage, nous avions rendu visite à chacun des invités (avec un tour de France réalisé en 15 jours) pour leur faire part de notre choix et leur annoncer la date ; nous en avions profité pour expliquer la forme que prendrait notre mariage. Ces annonces ont suscité beaucoup de curiosité et des discussions très intéressantes, des échanges de point de vue.

Traditions…
– la mairie (!)
– le choix d’un thème, même s’il était original : la route (comme dit précédemment, nous passons beaucoup de temps en voiture et nous aimions filer la métaphore sur le chemin à parcourir)
– l’organisation typiquement vendéenne de la journée : cérémonie en fin de matinée, vin d’honneur, repas le midi (de 14h à 18h environ, en plein air encore), bal en début de soirée (21h) et danse de la brioche à mi-soirée (23h, suivi d’une petite pause pour manger de la brioche et des fruits). Cette organisation permet de profiter pleinement de la journée, et permet aux personnes âgées de bien danser sans regretter d’aller se coucher alors que la fête bat son plein).
– l’arrivée de la mariée au bras de Papa à la mairie et aux bras de Papa et Maman à la cérémonie
– les dragées
– la pièce montée (Dorothée adore les choux à la crème pâtissière)

… et choix atypiques
– nous n’avons pas invités tous les membres de nos familles et avons plus ou moins bien assumé de ne rendre aucune invitation par politesse (à ceux qui nous avaient invité à leur mariage notamment)…
– un nombre relativement restreint d’invités
– notre animateur qui a été là du vin d’honneur à la dernière danse. Il nous avait été recommandé par un collègue quand nous recherchions de la musique pour le bal. Après l’entrée du repas de mariage, il s’est mis à chanter tout ce que nous lui demandions. Il a répondu à toutes les demandes, même les plus tordues (ce qui a d’ailleurs constitué le jeu de nos invités : arriver à le coller !). Nous ne savions pas à quoi nous attendre quand nous l’avons rencontré, même s’il nous avait mis à l’aise lors du premier rendez-vous, et que nous partagions les mêmes goûts musicaux !
– la table des mariés et des témoins était au centre d’un cercle décrit par les autres tables et les parents, oncles, tantes et grand-mère ont été réunies à la même table.

Au final, le cadre a rapidement mis nos invités à l’aise (grande tablée commune le vendredi soir) qui auraient pu être perdus (certains ne connaissant que les mariés) et ils ont lié connaissance, un peu contraints et forcés !

Des inspirations pour la déco ?

Style me pretty & consorts sont un formidable réservoir d’idées, mais on en a vite fait le tour. Beaucoup de mariages s’inspirent les uns des autres, alors à un moment on décide de trouver sa propre voie. Je crois qu’à force de nous gaver d’images, de lecture, de mauvaises interprétations de photos, de discussions, de partage avec la famille/les amis/des inconnus, les graines que les autres semaient ont fini par germer pour donner notre fleur à nous. Le thème de la route se prêtait facilement à une décoration adaptée :
– un grand panneau directionnel  pour indiquer les provenances de chacun (et la distance parcourue)
– porte-noms reproduisant des panneaux signalétiques (qui autant que nous le pouvions étaient en lien avec la personne, la petite Anouk était en plein dans sa période docteur !)

On the road ...

– la cagnotte était en forme de borne kilométrique (N20 pour ceux qui suivent…)
– j’ai récupéré auprès d’un sous-traitant de véritables panneaux signalétiques pour les plateaux de fromage
– le plan de table était en forme de panneau de rond-point et de fait les tables disposés en rond autour de la table des mariés…
L’ensemble de la déco a été réalisé par nos parents et nous. Mais le cadre n’avait pas besoin de beaucoup…

Cadeaux et livre d’or

Nos invités sont repartis avec des dragées (pour se conformer à la tradition, c’est important les traditions ! 😉 ) disposées sur les tables. Nous avions aussi placé dans les chambres  une mignonette de floc de gascogne pour les femmes et d’armagnac pour les hommes, ainsi qu’un paquet de gâteaux faits et emballés maison.

Nous avions aussi demandé à nos invités de nous préparer un CD de leurs musiques préférées afin de nous accompagner sur la route. Nous faisons beaucoup de voiture pour rendre visite aux uns et aux autres qui sont dispersés un peu partout – une entorse au concept locavore 🙂 – c’était donc pour nous un moyen de rattacher des chansons à des personnes et (re)découvrir leurs goûts.

Enfin, nous avons préféré un arbre à petits mots plutôt qu’un cahier, chacun était ainsi libre d’écrire quand il le voulait sans attendre que le cahier soit libre, et pas de pages vides non plus ! Un appareil photo et une petite imprimante étaient à disposition pour que les gens s’immortalisent dans un endroit du Domaine. Un fil à « photo » avait été tendu et ainsi les photos de tous participaient à la décoration du samedi et du dimanche !

L'arbre à mots

Alors, ça ne donne pas envie d’être une petite souris pour assister à tout ça ? Et encore, vous n’avez pas eu le récit de la cérémonie laïque … ce sera le prochain, et dernier épisode !

Dorothée & Jean : leurs valeurs, leurs envies

Ce blog m’a permis de faire quelques jolies rencontres … Et notamment, de prendre connaissance du mariage écologique et laïc de Dorothée et de Jean.

Avec des « gros cailloux » de départ assez semblables aux nôtres, ces amoureux sont arrivées à deux journées, et à une cérémonie de mariage très différentes … Et pourtant ! Tout leur ressemble, et à voir leurs sourires, dépasse même leurs attentes !

Mais je leur laisse la parole …

Le couple

Nous nous sommes rencontrés en 2006, à un mariage d’un ami (de Jean) et d’une amie (de Dorothée). Un mariage à Orléans alors que nous habitions l’un et l’autre Toulouse. Nous avons covoituré pour le retour, la première d’une très longue série de discussions enflammées en voiture. Quelques semaines plus tard, notre histoire de couple naissait ; un an plus tard nous achetions un appartement et nous pacsions dans la foulée. En septembre 2010, nous nous sommes mariés à Eauze, dans le Gers.

L’esprit du mariage

Trois mots qui résument l’esprit de notre mariage…
– « Comme à la maison ».  Nous souhaitions recevoir les gens comme chez nous : des chambres pour chacun, des temps libres pour que nous puissions tous nous poser, savourer, discuter, jouer…
– locavore : vin, fromage, repas étaient des produits locaux ou régionaux, et l’apéritif était préparé par nos parents
– bisou : Entre nous bien sûr, mais aussi avec nos invités. Pendant ces quelques jours nous avons très souvent pris dans nos bras nos parents, nos frères et belles-sœurs, nos amis… sans aucune retenue. Embrassades chargées d’émotion, certaines comme nous ne les ferons peut-être plus.

Sans aucune retenue... le bonheur !

Les lieux

Nous tenions à nous marier au Capitole de Toulouse (parce que la salle est magnifique et pleine de symboles pour nous), parce que c’est notre ville et parce que nous tenions à l’idée de « recevoir » chez nous (et pas chez les parents de l’un ou l’autre).

Le Capitole, salle des illustres ...

Mais dans les mairies des grandes villes l’été, les mariages du samedi se font à la chaîne ; nous avons donc opté pour le vendredi.

Pour le WE, nous avions une liste édifiante de critères : vrai parquet pour la salle de danse, chambres et non pas dortoirs pour loger nos invités, pleine nature, possibilité d’être dehors souvent/tout le temps… Nous avons trouvé notre bonheur au domaine du Possible à Escoubet (Gers).

Un mariage intimiste

– Jean : De nos discussions avec de jeunes couples mariés, j’avais trop souvent entendu que « la journée passe très vite » et qu’ « on n’a pas le temps de profiter des invités ». Il était hors de question de ne pas savourer ce moment que nous mettrions un an à préparer, nous avons donc choisi d’organiser le mariage sur tout un WE (qui commençait le vendredi matin pour les témoins, parents, frères et belles-sœurs, vendredi après-midi pour les autres), et de réduire la liste de nos invités (rompant avec la tradition familiale) pour pouvoir passer du temps avec chacun.
Certaines des personnes qui n’étaient pas invitées nous ont d’ailleurs permis de mieux assumer ce choix en nous souhaitant sincèrement de bien profiter de notre mariage, et en nous disant que nous avions raison d’organiser notre mariage comme nous le souhaitions ; qu’ils auraient aimé avoir cette même liberté à leur époque.

– Dorothée : Je voulais que notre mariage nous appartienne et j’ai toujours détesté des événements où les invitants ne connaissaient pas tous les invités. Notamment des parents éloignés – dans tous les sens du terme – qui ne reconnaissent la mariée que parce qu’elle est en blanc… Il me paraissait important de bien connaître tous les gens rassemblés autour de nous et qu’eux nous connaissent réellement, même si chacun connaît des facettes différentes.
Par ailleurs, je suis plus éloignée de ma famille que Jean de la sienne qui avait pour habitude de rencontrer oncles, tantes et cousins au moins une fois par an à Noël. Alors de mon côté, le choix des invités a été rapide, parents, frère, grand-mère, un oncle paternel, une tante maternelle. Afin d’équilibrer les 2 familles Jean a fait de même : parents, frères, grand-mère, parrain et marraine. Sans cela, il aurait pu y avoir une centaine de personnes de ma belle-famille pour une dizaine de la mienne ; nous aurions alors été loin d’un cadre intimiste…

Un mariage « raisonné »

Nous voulions que notre mariage soit le plus en adéquation possible avec nos idéaux de consommation (consommer local et le moins possible – car la vraie économie est ce que l’on ne consomme pas pour reprendre un slogan actuel). Ainsi nous avons choisi :

– d’utiliser des produits locaux, en adaptant donc le menu à ce qui se faisait dans la région (ceci dit, le Gers n’est pas le pire département niveau culinaire, très loin de là même 🙂 ) ;
–  de servir au plat plutôt qu’à l’assiette (la soupe du vendredi soir a ainsi pu être resservie…) ;
–  de réutiliser ou en détourner des objets du quotidien (bocaux Le Parfait pour les compositions, pas de fleurs coupées, parce que c’est quand même plus joli vivant d’où les terrariums) en utilisant ce que nos placards nous offraient ou la nature environnante ;

– d’aller en métro et en cycloville à la mairie ;

A bicyclette... ou presque !

– de ne pas utiliser de produits « jetables » ;
– de passer tout le week-end au même endroit sans que personne n’ait besoin de prendre la voiture ;
– de remplir au maximum les voitures pour venir jusqu’au Domaine et en repartir (toutes les voitures étaient pleines, mais pas des mêmes personnes entre l’aller et le retour…).

Un mariage ludique

Nous aimons beaucoup jouer ; il était naturel de faire transparaître ceci dans notre mariage. Les jeux présents étaient donc les nôtres : palet vendéen (l’équivalent dans ses règles d’un jeu de pétanque) et möllky (jeu de quilles finlandais). Les jeux de möllky sont faits maison. Et enfin quelques jeux emmenés par nos invités, et un babyfoot disponible au Domaine.
Pendant le repas, il y a aussi eu plusieurs jeux, notamment un tournez-manège (source de bons fou-rires), et une animation pour laquelle plusieurs de nos amis avaient apporté un objet qui les associait à nous ; charge à nous de retrouver à qui correspondait l’objet et expliquer pourquoi (l’occasion pour l’assemblée d’apprendre quelques détails croustillants sur nous et notre histoire).

Un mariage participatif

 – Nous avions quatre photographes « amateurs éclairés » dans l’assistance qui ont aussi fait de très belles photos, en complément de celles du photographe officiel (qui est aussi un ami).
– Olivier, grand frère du marié, a composé et joué le morceau pour l’entrée de la mariée
– la Maman (et le papa, un peu) de la mariée a fait tous les marque-places et notre urne
– la Maman (et le papa, un peu aussi) du marié a fait les bouquets, les terrariums et les porte-dragées
– un couple d’amis a fait un film retraçant nos vies de notre naissance à notre mariage…
Maintenant que vous connaissez un peu mieux nos amoureux et leur projet … je vous laisse (un peu) patienter pour découvrir la suite : l’organisation pratique et la cérémonie laïque !

Un mariage au village de son enfance

Voici un mail que la belle Lizly m’a envoyé … Précédé de  « Je survole (enfin, pas tant que ça puisque je suis en train de remonter article par article depuis le début. hum) ton blog de mariage et je repense aux derniers mariages auxquels j’ai assistés au village.  » Je lis le texte, je souris les yeux mouillés, et je lui demande aussitôt la permission de le publier ici. Considérez donc  ce qui suit comme un cadeau de Lizly que je remercie !

Mon village, il s’appelle à Seggiano.

Et quand tu te maries à Seggiano, tout le monde est invité d’office, sinon, tu trouves une autre église et/ou mairie, y’en a plein la vallée après tout.

Quand tu te maries à Seggiano, y a toujours quelqu’un pour te prêter un terrain, tout le monde a des propriétés un peu partout qui ne sont pas constructibles. Alors peut-être qu’il faudra faire un peu de débroussaillage mais si tu es sympa avec Pierre et que tu l’aides à monter la clôture provisoire, il laissera peut-être les chèvres quelques jours sur place histoire qu’elles te fassent le gros du boulot.

Quand tu te maries à Seggiano, il y a toujours quelqu’un pour te fournir le son et la lumière. Parce qu’il faut savoir que Seggiano génère une très forte concentration d’intermittents du spectacle et qu’entre ceux dont c’est le boulot et ceux qui connaissent quelqu’un qui connait quelqu’un, on te monte une sono qui ferait blêmir AC/DC et on fait se lever le jour au milieu de la nuit si nécessaire.

Quand tu te maries à Seggiano, y a Valdo qui te fait une piste de danse qu’il débitera en petit bout plus tard pour son boulot, ça aussi c’est écolo.

Quand tu te maries à Seggiano, y a tellement de portes ouvertes que tu peux inviter la planète entière pour qu’elle dorme sur place.

Quand tu te maries à Seggiano, tu préviens Medhi et lui, il choisit 2 ou 3 cochons pour nourrir tous les invités. Et en plus, Medhi, tant que tu gardes son verre plein, il te les cuisine sur place, entiers, à la broche, parce que les autres, ils savent que brûler la viande ou te la servir crue (c’est lui qui le dit !).

Quand tu te maries à Seggiano, tu demandes gentiment à Suzanne et tu peux emprunter les tables et les chaises du comité des fêtes.

Quand tu te maries à Seggiano, tu organises pas le covoiturage, il se fait de lui-même…

Quand tu te maries à Seggiano, tu demandes de pas faire de cadeau mais y a toujours quelqu’un pour fabriquer une tirelire énorme avec une forme idiote dans laquelle tu trouveras à la fin de la fête des chèques, des espèces, des enveloppes, mais aussi, pourquoi pas, des dessins, des petits mots ou un paquet de capotes…

Quand tu annonces que tu te maries à Seggiano, on te demande directement ce qu’il faut apporter à manger.

Quand tu te maries à Seggiano, tu demandes à quelqu’un de monter le pain en passant dans le fond de la vallée, à l’artisan du coin. Un pain pour 15 à 20 invités parce que chaque pain fait 1 mètre de long.

Quand tu te maries à Seggiano, tu passes à l’atelier et tu leurs demandes s’ils ont toujours les ratapinhatas (chauve souris) en carton avec les flèches pour indiquer la direction des cagadou (besoin d’une traduction ?)

Quand tu te maries à Seggiano, tu sais que tu vas recevoir assez de photos pour remplir 47 albums de 100 alors tu te fais pas trop de soucis à ce sujet. Quand tu te maries à Seggiano, tu traînes pas une robe de princesse dans les herbes folles et les galets mais tu es bien plus belle.

Jasso Wedding, Galerie de bambibabe48

Quand tu te maries à Seggiano, tu t’attends toujours à ce qu’il y ait un local qui sorte une connerie au moment où tu vas dire « oui » mais personne ne dit rien parce qu’on aime se marrer mais on sait aussi quand il faut s’arrêter. Quand tu te maries à Seggiano, il faut ouvrir la fenêtre de la toute petite mairie pour que de dehors, on sache quand il faut applaudir.

Quand tu te maries à Seggiano, il faut faire attention en sortant de la mairie aussi parce qu’il ne pleut pas que du riz, mais jamais rien qui tache, c’est promis.

Quand tu te maries à Seggiano, ça se termine toujours par des chansons en occitan.

Quand tu te maries à Seggiano, tu as intérêt à prévenir les gens qui ne sont pas du coin, parce que ça surprend.

 

 

Enfin, des fois, il y a des gens qui se marient à Seggiano mais on sait pas vraiment qui c’est.

Puis ils ont loué le gîte pour faire la fête, sur le grand terrain bien plat devant. Puis ils ont un DJ, avec des disques modernes et tout.

Puis ils sont tout une enfilade de voitures, c’est à se demander s’il y en a pas qui se conduisent toutes seules.

Puis on fait tourner les serviettes, à la queu leu leu, en dansant en canard. Et on ne sait pas que « sien dei bravi gens / et sien toujou content ! »

M’enfin, ces mariages là…

Bagues originales : atelier du soleil fou et de la lune amoureuse

Dans mes recherches d’alliances, j’avais passé quelques heures sur ce site-atelier au nom si joli. J’avais décidé qu’il me convenait davantage d’acheter directement à un (petit) artisan qui avait une démarche intéressante même si non parfaite, que sur le net ou à une (grosse) entreprise, même avec une démarche « plus » écologique. Une question de choix, comme dit une fille que j’aime bien !

Finalement, j’ai fait (encore) autrement, mais quand même, quelques photos … et quelques noms d’alliances !

Appel de la tendresse

Chaque jour

Forge de vie

Présence du coeur

Mais aussi Caresse de cil, Éveil de nuit,  Feu intérieur, Fibre de tes yeux, Grain de folie, Grande joie, Inconditionnalité de l’amour, Magicien du printemps, Nid de l’aigle royal, Old Timer, Parfum d’automne, Petite étoile, Peuple troubadour, Source de vie, Subtile rencontre …

Et pendant ce temps, les futurs mariés choisissent les musiques pour la soirée, et casent les invités dans les bungalows …

Le prix d’un mariage écolo : la bière, la limonade et le jus de fruits

Suite d’un modeste dossier comparatif commencé ici avec la robe de mariée, et suivi par le comparatif du prix du repas, et par celui des prix du vins et du champagne.

Cette fois-ci, je comparerai uniquement le budget moyen d’un mariage (d’après ce dossier publié sur le site Le Journal des femmes,) et le budget de notre mariage, puisque nous nous contentons d’acheter du vin, du champagne et des jus de fruits biologiques directement aux producteurs, le plus localement possible.

Selon JDF, « En ajoutant le vin d’honneur ou le cocktail et le repas, le budget boissons s’élève en moyenne entre 400 et 1 400 €« 

Voilà qui nous avance, n’est-ce pas …

On compte en général 1 fut de bière pour 20 personnes (5 futs pour 100), mais le marchand m’a assuré que c’était beaucoup trop ! Cela dit, comme il reprend ce qui n’est pas entamé, et que certains restent plusieurs jours …

Limonade à la myrtille de la brasserie d'Olt

Limonade à la châtaigne

Idem, à la châtaigne

Idem, au sureau


Je n’ai pas trouvé de référentiel convenable pour les jus de fruits (sauf pour faire des cocktails !), nous avons donc imaginé qu’il ferait chaud et que les enfants seraient assoiffés !

Deux fûts de bière blonde, et deux de bière blanches à la brasserie artisanale d’Olt (un fut fait 30 litres), soit 270 € pour 60 litres (2,25 le litre), livraison et location des tireuses incluses. La même brasserie nous fournit aussi les limonades (nature, à la myrtille et à la châtaigne), 45 litres en tout pour 90 € (disponible aussi en fûts, moins cher). Rien n’est bio, mais c’est artisanal, local … et même de saison (j’ignorais que la bière avait ses saisons, mais si ! Pas moyen d’avoir de l’ambrée en mai !)

50 litres de jus de pommes « La cuvée des Pitchous », pressées par les enfants de l’école de notre commune grâce à un pressoir itinérant et au don de pommes d’un verger à l’abandon (donc non traité). Le jus est délicieux, l’étiquette jolie, les bénéfices vont à l’association de l’école … 2,50€ par litre, mais on peut enlever 50 cents de consigne, car les bouteilles sont réutilisées !  Donc, 100 € après déduction, et 4 litres gratuits !

Nous commanderons du vin rouge et du jus de raisin labellisé bio à un producteur que nous avons découvert grâce à notre nouveau groupement d’achat. Quant au jus de raisin, à 2,70€ le litre, nous prendrons 30 litres pour 81 €.

Ce qui nous fait un total de 541 € pour les jus de fruits, la limonade et la bière, sur deux jours, pour 85 adultes et 15 enfants (et un futur mari qui ne boit pas d’alcool !).

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Ma robe prend forme …

… mais toujours pas de photo, désolée ! (Personne n’avait d’appareil d’abord !)

Ma robe, très simple, est donc faite sur mesure. J’ai un peu rêvé sur les robes de mariées, fini par choisir celle qui me ressemblait, Cannelle a accepté de se lancer !

Ça n’a pas été toujours évident, car Cannelle est à la fois ma couturière, une copine et la fille d’une collègue proche. De plus, elle est couturière pas-encore-professionnelle : pour le moment, elle finit son diplôme et compte s’installer dans quelques mois. Les rôles de chacune, et la relation, étaient donc mal cadrées et peu cadrables dès le départ, et il a fallu s’y adapter.

Here's Amanda's best impression of being angry..

Flower Girl ... by audioeric

Le premier essayage du « brouillon » m’avait plongé dans des abîmes d’indécision : je flottais dans la robe et ne me rendais donc pas bien compte de l’effet réel. L’homme qui danse, lui, était ravi – les yeux de l’amûûûr …

Aujourd’hui c’était le second essayage, le dernier avant d’attaquer le vrai tissu. La robe, une fois à ma taille, est très jolie, et dedans, je suis la princesse-bergère de mes rêves ! Il reste bien sûr des tas de détails à voir, mais ma robe est à la fois très simple et exceptionnelle, juste ce que je voulais …

La prochaine grande étape est de choisir le tissu. Mes exigences : commerce équitable, un tissu simple (type coton), et … rouge, ou framboise. S’il vient d’une petite coopérative c’est un plus, s’il est bio idem. Il m’en faut environ 6 mètres, mais je ne sais combien d’un seul tenant (certains tissus se vendent au mètre et d’autres au coupon).

A vrai dire, c’est là que ça se corse un peu : je ne pensais pas que le choix serait aussi réduit au niveau des couleurs. Il est vrai que je n’en suis qu’au début de mes recherches !

Voici les premières adresses :

La récap de l’Atelier Naturel (tissus et teintures), rappelée par Mia : http://atelier-naturel.over-blog.com/article-7258159.html

Parmi les sites proposés, ceux où il y a actuellement des tissus rouges :

http://www.azimuts-art-nepal.com

http://biotissus.com

http://www.arbrinic.com

N’hésitez pas à compléter !

Ah oui, et Cannelle m’a fait un devis approximatif pour cette robe sur mesure (j’aimerais d’ailleurs trouver une façon légale de la payer, même si elle n’est pas encore auto-entrepreneure. Peut être les CESU, chèques emploi service universels ?) : 2h pour le tracé et coupe du patron et du tissu,  12h environ en confection, essayage retouche and co offerts, ce qui fera environ : 14h * 9 = 126 €. (A cela il faut ajouter le prix du tissu bien sûr !)

D’autres mariées sur mesure – et même plus, puisque la robe se fait grâce aux doigts des fées familiales, y compris elles-mêmes : AnnC, qui en parle notamment ici, et Petit Poison !

Et vous, vos tenues ?

Le prix d’un mariage écolo : les vins et le champagne

Suite d’un modeste dossier comparatif commencé ici avec la robe de mariée, et suivi là (un  jour …) par le comparatif des prix du repas.

Cette fois -ci, je comparerai uniquement le budget moyen d’un mariage (d’après ce dossier publié sur le site Le Journal des femmes,) et le budget de notre mariage, puisque nous nous contentons d’acheter du vin, du champagne et des jus de fruits biologiques directement aux producteurs, le plus localement possible.

Selon JDF, « En ajoutant le vin d’honneur ou le cocktail et le repas, le budget boissons s’élève en moyenne entre 400 et 1 400 €« 

Voilà qui nous avance, n’est-ce pas …

On compte en général :
1 bouteille de vin / 3 personnes (soit 34, 20 rouges, 14 blanches, pour 100 personnes)
1 bouteille de champagne / 2 personnes (45 bouteilles, le surplus sera racheté par ma mère)
1 bouteille d’alcool fort / 6 personnes (Mmmmh … nous nous en passerons)
1 bouteille d’alcool doux / 2 personnes (idem)
1 fut de biere/20 personnes (5 futs)

Tout cela est à modérer suivant ce que vous connaissez de vos invités (plutôt jus de fruits, bières ou vins ? Gros buveurs ou fins œnologues ? Combien de femmes enceintes ou allaitantes ? Certains doivent-ils conduire pour rentrer ? Plutôt des amateurs de rouge ou de blanc ?), le nombre d’enfants, et des imprévisibles comme la chaleur qui vous fait partir la bière et le petit blanc frais trois fois plus vite ! Les fournisseurs vous donneront une idée précise et en général juste du volume à prévoir, ils sont également nombreux à reprendre ce qui n’a pas été bu, ce qui incite à l’honnêteté. C’est à vérifier bien sûr, mais jusqu’ici, personne ne nous a poussé à la consommation, on a plutôt modéré nos ardeurs (enfin, les miennes !) (Mais nous, on s’en fiche, s’il en reste, ce sera pour les jours suivants !).

En ce qui nous concerne, nous attendons pour l’instant 89 adultes et une bonne vingtaine d’enfant. Les principes qui nous guident sont très proches de ceux de notre ancien groupement d’achat. Nous avons choisi de ne pas chercher à faire baisser les prix (même si on accepte les ristournes !) mais de privilégier les démarches qui nous plaisent : bio, locales, artisanales … Nous ne cherchons pas l’exemplarité ou la perfection, mais à valoriser et soutenir des initiatives qui nous semblent élégantes.

Nous commanderons du vin rouge (et du jus de raisin) labellisé bio à un producteur que nous avons découvert grâce à notre nouveau groupement d’achat. 24€ les 5 litres de vin, donc une centaine d’euros pour nos 20 litres de vin rouge. Il faudra prévoir des carafes, le vin étant livré en bib’ !

Nous avons acheté le vin du Jura (blanc) dans une boutique chère à mon cœur puisqu’il s’agit du domaine Pignier, dans la cave duquel ma famille, à la génération précédente, avait l’habitude de fêter certains évènements – ce qui en dit long sur le cœur de ces gens, car « on » (je n’étais pas née cela dit) n’avait pas un sou vaillant (déjà) à l’époque ! Ils sont labellisés en biodynamie, et sont vignerons indépendants. le conseil est excellent et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils ne poussent pas à la vente ! Nous avons pris 12 bouteilles de Chartreux de 2006 (11 € la bouteille de 75 cl) et le même volume de Percenette de 2008 (13€), et avec une remise nous arrivons à 250 € pour 24 litres. Oui, j’adore le vin blanc … du Jura bien sûr !

En ce qui concerne le champagne, nous sommes partis pour 45 litres pour 990 euros. Il s’agit de la cuvée émeraude tout à fait exceptionnelle, testée et approuvée, en biodynamie, livrée et garantie sans mal de crâne. Mais … pas donnée, comme vous pouvez le constater. Du coup, le chèque n’est pas encore parti !

Voilà, ce qui nous fait un budget pour les vins et le champagne de … 1340€ ! (si nous buvons tout, ce qui est loin d’être sûr !)

Pour nous aider, le site des bouchons bio, qui répertorie les vins labellisés « bio », région par région. Cependant, ne perdons pas de vue que la certification en bio coûte cher, et que certains agriculteurs choisissent de se passer du label alors même qu’ils ont des méthodes aussi écologiques ! Pour cela, une seule solution, puisqu’ils ne peuvent se réclamer « bio », même s’ils le sont dans les faits, sans payer cette certification : connaître le domaine et le vigneron. N’oublions pas non plus que la vigne est en France le domaine agricole qui utilise le plus de pesticides …  choisissons donc en toute conscience pour mieux déguster !

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