Le véritable but

est la poésie de la vie, de vivre dans l’exaltation de soi, dans l’exaltation de l’amitié, de la fête, de la communauté. Edgar Morin

Je vois bien cette citation incorporée à l’introduction d’une cérémonie laïque, ce moment un peu particulier où quelqu’un (souvent le maître de cérémonie, parfois les mariés) explique aux invités pourquoi ils sont là et ce qui va se passer.

Autre version, toujours par Edgar Morin :

L’important est de connaître le problème humain fondamental. Nous avons longtemps cru que c’était le bonheur. Or le bonheur est fragile, éphémère. Que disparaisse un être aimé et notre bonheur se meurt. Le véritable but, à mon sens, est la poésie de la vie. Il ne s’agit pas de lire des poèmes, aussi magnifiques soient-ils. Mais de vivre dans l’exaltation de soi, dans l’exaltation de l’amitié, de la fête, de la communauté.

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Gling-Glo : musique pour baptême ou mariage

A la recherche de musique pour un baptême laïc (mieux vaut tôt que jamais !), je redécouvre le superbe album de Björk, Gling-Glo.

J’ai toujours associé le titre éponyme, et qui ouvre l’album, au monde de l’enfance. Il commence comme une berceuse, et continue comme une « réveilleuse » !

Or pour moi, il est impensable de choisir une musique de cérémonie sans avoir une idée des paroles. Les avis divergent (ça fait beaucoup) à ce sujet, mais personnellement, et même dans une langue étrangère, je ne choisirais pas une musique d’entrée qui parle de rupture, ou du massacre des civils iraniens. Même si la mélodie est jolie, yep. Surtout que la bonne moitié de l’assistance comprend l’anglais !

En islandais, je prends moins de risques, direz-vous, mais je suis têtue, pas envie de découvrir dans dix ans qu’on a souhaité la bienvenue à la petite bête dans ce monde de dingues sur une chanson pro-avortement (je suis pour le droit à l’avortement, ne confondons pas tout).

Donc j’ai appris l’islandais trouvé la traduction de Gling-Glo, et devinez quoi ? En fait, cette chanson parle … d’une demande en mariage !

Tic toc faisait la pendule
La lune souriait au-dessus des nuages
Éclairant le vieux chemin
Où Lina se tenait, joyeuse

Tic toc faisait la pendule
La lune souriait au-dessus des nuages
Lasi parti de Leiti s’en allait rejoindre
Lina qui l’attendait

La lune est chère au cœur des amoureux
Elle les inonde de sa lumière magique
Lasi portait sa culotte de soupirant
Bientôt lui parvint la réponse de Lina

Tic toc, faisait la pendule
La lune souriait au-dessus des nuages
Lasi arborait un sourire heureux
Car Lina répondit « oui ».

J’adore la façon totalement jouissive dont Björk chante le dernier vers, et notamment le « Ja ». (L’ensemble des paroles est répété.)

Du coup, je trouve que cette chanson peut aussi coller pour une cérémonie laïque …. de mariage. Pour la fin de cérémonie ce moment festif de la « sortie » des mariés et des embrassades, ou même au début, pour l’installation des invités ou une arrivée des mariés plus joyeuse que solennelle.

Dorothée & Jean : la cérémonie laïque

Nous retrouvons Dorothée et Jean pour la 3e partie, où, après avoir évoqué leurs envies et leur organisation, ils nous parlent de la cérémonie laïque ! Vous êtes nombreux à chercher des exemples concrets de cérémonie laïque, en voici un de plus (vers la fin de l’article, vous avez le déroulement de la cérémonie), mais n’oubliez pas qu’une cérémonie réussie ressemble avant tout aux mariés … d’où l’importance de toutes les questions qui suivent !

Pourquoi se marier ?

Il est important pour nous d’être une famille dont tous les membres portent le même nom (ainsi nous n’envisagions pas d’avoir des enfants sans être épouse et époux). Nous avons d’ailleurs choisi de porter tous les deux la juxtaposition de nos noms de famille, pour bien marquer la création d’un nouveau noyau familial et autant pour l’un que pour l’autre l’entrée dans la belle-famille.
Le mariage était aussi pour nous un moyen d’être reconnu par la société en temps que couple.
Enfin, nous cherchons certainement à répéter un schéma, celui de nos parents que nous voyons heureux après plus de 30 ans de vie commune. Parce que je  voulais me lier à Jean de manière indissoluble, lui « promettre » ma vie et la lui confier devant notre famille et nos amis, que je voulais m’engager devant les autres, qu’ils me rappellent toujours la promesse donnée.

Pourquoi une cérémonie laïque ?

Pendant notre réflexion sur la forme de notre mariage, nous voyions le mariage civil comme un moment très administratif et très court ; nous souhaitions associer à cet engagement une dimension plus spirituelle et plus intime, dimension qu’on peut retrouver dans une cérémonie religieuse.

Mais le mariage religieux ne correspondait pas à nos convictions, Dorothée ne voulait pas se faire baptiser pour l’occasion et nous ne voulions pas nous marier à l’église pour le « folklore ». De plus, les cérémonies auxquelles nous avons assisté ont souvent donné lieu à un discours très moralisateur et procréateur de la part du prêtre… Bref, cette forme de cérémonie n’aurait pas été honnête envers nous-mêmes et les gens présents.

La cérémonie laïque est devenue une évidence quand nous en avons entendu parler la première fois. Nos témoins avaient préparé et officié à une cérémonie laïque il y a quelques années ; quand ils nous en avaient parlé, nous nous étions dit que c’était ce qui nous correspondait.

Une autre possibilité aurait été de personnaliser notre mariage civil en y incorporant des textes et des prises de paroles ; c’est parfois faisable dans les petites villes ou quand on connaît l’officier d’état civil. Dans notre cas, nous tenions à nous marier au Capitole de Toulouse (la ville où nous vivons), d’autant plus que le cadre y est magnifique ! Mais l’organisation ne laissait pas la place à une personnalisation de l’engagement.

Quelques sources d’inspiration

Des livres: Éloge du mariage, de l’engagement et autres folies de Christiane Singer et Se marier autrement de Florence Servan-Schreiber
Un site : vous êtes dessus 🙂 Le plus dur ayant été pour moi (Jean) de m’en inspirer tout en arrivant à faire notre propre cérémonie.

Choisir nos officiants

Nous avons demandé à Pierre (le grand frère de Jean) et Hélène (sa femme), mariés depuis 5 ans, d’être nos officiants. Nous avions beaucoup discuté avec eux de l’engagement, du mariage, de projet de vie et de couple. Il était alors évident qu’ils seraient nos officiants, récemment mariés ils pouvaient nous guider pour la construction de notre propre cérémonie.
A posteriori, nous pensons qu’il est très important de bien expliquer aux officiants le rôle qu’on attend d’eux. Dans notre cas, ils ont d’abord craint de devoir jouer le rôle du prêtre, d’avoir la charge de nous marier ; de plus, ils ne comprenaient pas pourquoi nous les avions choisi eux, ils ne voulaient pas être des modèles. Au cours des discussions que nous avons eu, ils ont osé émettre les interrogations qui les gênaient et les réponses que nous devions leur apporter nous ont obligés à formuler correctement ce que nous souhaitions : qu’ils soient les chefs d’orchestre d’une partition dont nous ne voulions pas connaître toutes les mesures.

Nos attentes par rapport à cette cérémonie

Nous voulions que les gens soient à l’aise, que la cérémonie ne soit pas le passage obligé avant le vin d’honneur. Beaucoup de nos invités étaient en couple, certains étaient mariés, d’autres y réfléchissaient, certains étaient croyants, d’autres pas… Il ne nous fallait choquer personne, et ne pas sembler moralisateurs ou prétentieux dans nos choix, que les gens comprennent que nos choix n’engagaient que nous, que de la même manière qu’ils les respectaient nous respections les leurs.

Nous souhaitions aussi que les personnes qui le voulaient puissent s’exprimer, quelle que soit la forme, et pour nous laisser la surprise, nos officiants avaient pour charge de coordonner leurs interventions.

Comme nous l’espérions, la cérémonie a pu se dérouler en plein air.

Sous les arbres

Le fond et la forme ont lentement mûri au fil des mois de préparation de notre mariage. Nous avons d’abord investi dans un « carnet de mariage » qui nous suivait partout et tout le temps. Pas un week-end sans lui ! Tout ce qui nous traversait l’esprit en questions/réponses/idées était systématiquement noté, plus ou moins anarchiquement… Très vite, se sont détachés des incontournables : pourquoi une cérémonie laïque, le thème de notre mariage, l’engagement l’un envers l’autre, le temps de libre expression.

Notre thème « la route » s’est naturellement imposé, car nos longs (et fréquents) trajets en voiture sont très souvent l’occasion de discussions enflammées, de débats, de décisions… et le carnet de mariage a souvent été rempli en voiture ; c’est d’ailleurs lui qui nous a accompagné tout au long de la cérémonie et qui nous accompagne encore aujourd’hui…

La cérémonie laïque dans le détail

Le plan était le suivant :

  • musique d’installation pour signaler à nos invités que nous allons démarrer : Njósnavélin de Sigùr Rós
  • morceau créé par Olivier (le grand frère de Jean) pour l’arrivée de Dorothée aux bras de ses parents
  • mot d’accueil par Pierre, l’officiant
  • extrait d’un texte de Martin Gray : l’amour est emportement, lu par Aurélie et Matthieu (le petit frère de Jean) mariés 6 semaines plus tôt
  • rappel de notre mariage civil la veille et de ce qu’est la laïcité
  • notre mot de remerciement puis, parce que d’autres l’ont fait mieux que nous : Hommages d’Yves Duteil
  • interventions de ceux qui le souhaitaient, orchestrées par les officiants
  • notre intervention pour dire pourquoi nous nous mariions et pourquoi sous cette forme
  • musique pour introduire nos voeux : Ta p’tite flamme d’Amélie-les-crayons (1ère partie)
  • échange de nos vœux autour du rempotage d’un kumquat. Comme nous avions déjà échangé nos alliances à la mairie, nous ne voulions pas les enlever, mais malgré tout nous voulions symboliser cet échange. L’arbre, c’est notre petit côté nature, c’est la promesse tacite que nous nous faisions de le planter un jour dans le jardin de notre maison pour le laisser s’épanouir lorsqu’il serait suffisamment fort pour affronter un hiver seul

Symbole : planter un arbre

  • fin de Ta p’tite flamme
  • geste collectif : nous avions demandé à tous de venir avec de la terre d’un endroit qui leur était cher. C’est à ce moment-là qu’ils l’ont versé autour de l’arbre. Love is all de Roger Glover en fond sonore
  • étreintes et remerciements/félicitations sur la fin de la chanson suivie par Here come the sun des Beatles

Referons-nous un jour une cérémonie laïque ?

Il est très probable que nous organisions une cérémonie pour baptiser nos enfants (nous souhaitons qu’ils aient un parrain et une marraine…). L’avantage et l’inconvénient de faire sa cérémonie « soi-même » c’est la liberté dans le ton et les paroles que cela procure, mais surtout oblige la réflexion des protagonistes ! Nous n’avons pas eu d’autres choix que de nous mettre d’accord sur chaque mot prononcé, sur chaque symbole que nous voulions faire apparaître et lorsque l’autre n’était pas d’accord, nous étions bien forcés d’essayer de le convaincre et pour cela d’argumenter et de raisonner notre discours. Il y a beaucoup de « travail » derrière une cérémonie quelle qu’elle soit et quel plaisir de le faire ensemble et de comprendre nos motivations profondes !
Alors, oui, nous y réfléchirons aussi intensément pour nos enfants !

« Le plus beau jour de notre vie » ?

Avant le mariage, nous avions du mal à croire les gens qui nous disaient « ce sera le plus beau jour de votre vie ». Quel sens de l’exagération ! Pour nous, ce serait un beau jour parmi plein d’autres… Mais en fait c’est vrai ! C’est le plus beau jour de notre vie, il y a une telle dose d’amour qui s’est dégagée de cette journée. Avec nos amis et notre famille, nous avons vécu et fait des choses d’une intensité que nous n’aurions jamais osé imaginer.

Merci encore à Dorothée et Jean pour ce partage ! Une jolie rencontre de plus grâce à ce blog (en attendant de se voir en vrai !) … Et heureux mariage !

Le vrai mariage de V. et E. : un mariage atypique

Ce samedi, mon mari et moi étions « de mariage ».

Sans aucun doute le mariage le plus … atypique auquel j’ai assisté – et peut-être, auquel j’assisterai jamais !

V. et E. ont décidé de se marier il y a 6 mois, mais ils avaient initialement prévu une cérémonie très intime et officieuse, sans passer par la mairie. Il y a trois semaines, ils ont finalement décidé de procéder en même temps au mariage civil, et les invitations sont parties, par mail, dans la foulée.

Les futurs mariés font partie d’un projet de communauté écologique basé sur l’habitat léger (yourtes, tipis, roulottes). Ils vivent simplement, accordent une grande part de leur temps à des pratiques spirituelles diverses, sont végétariens, mangent bio et ne boivent ni ne fument.  Le mail rappelait ces principes, nous invitait à amener un plat à partager, nous donnait une heure de début des festivités (10h le samedi) et l’heure du passage à la mairie (14h30 le même jour). Les fiancés ayant été très marqués par leur voyage en Inde, ils souhaitaient nous voir parés des couleurs vives de ce pays.

Henna Wedding Decoration, Pune, India

Durant les quatre jours précédant le mariage, les fiancés participaient, sur leur lieu de vie, à un séminaire sur la « sexualité sacrée »,  auxquels les invités au mariage étaient conviés. Nous n’avons pas pu nous y rendre, mais j’aime l’idée de se préparer au mariage … et pourquoi pas, de proposer à tous de se joindre à cette réflexion.

Le samedi matin était consacré à la fin du séminaire pour les uns, à la préparation de la salle des fêtes (où le mariage civil a eu lieu) pour les autres. Nous tendons partout sur les murs de grandes tentures indiennes, en décorons également les tables, les chaises. des bougies s’allument un peu partout, des enfants cueillent des bouquets et disséminent des fleurs sur les tables … La salle plutôt laide en est métamorphosée !

Trois cérémonies sont prévues : une cérémonie religieuse, mais mêlant plusieurs religions ; une cérémonie civile et enfin une cérémonie dite alchimique …

La suite dans quelques jours !

Cérémonie laïque : les voeux, Conversation amoureuse de Jacques Lusseyran

C’était le texte qui faisait la transition entre les déclarations et les voeux.

L’Homme qui danse et moi ne voulions pas nous marier en nous rencontrant, lui parce qu’il « n’avait pas besoin d’un bout de papier pour savoir qu’il aimait quelqu’un » (à peu près sic), moi parce que je ne croyais plus pouvoir dire « toujours ».

On partage tous les deux l’idée que dans la vie, tout est en mouvement, que les promesses ne sont jamais que des promesses de faire de son mieux, et qu’aucun serment n’est une garantie.

Il était important pour nous d’expliciter tout ça avant de nous engager … et nous avons donc choisi cet extrait de Conversation amoureuse de Jacques Lusseyran. D’abord parce qu’il nous parle de tout cela, et aussi parce que c’est un auteur important pour moi.

Aussi ne te dirais-je jamais que je t’aimerai toujours. Je n’en sais rien. Je te dis qu’aujourd’hui je le désire. Cette permission, cette occasion de vivre dans l’amour l’un par l’autre, je souhaite qu’elles durent. Elles vont durer si nous ne pensons jamais à elles comme à un droit. En m’aimant, tu ne m’as donné aucun droit, si ce n’est celui de la surprise. Je t’appellerai encore souvent « mon amour ». Mais ce sera le « mon » de l’émerveillement. Cela voudra dire : « Comme il est bon que tu veuilles encore rester ! » Et tu resteras en effet, je sais bien que tu resteras, aussi longtemps que nous préfèrerons l’amour qui te traverse et me traverse à tout ce que nous en faisons.

PS : Toujours pas d’Internet à la maison, je suis venue en avance au boulot pour « boucler » un peu tout cela !

Cérémonie laïque : les déclarations

Après le temps des valeurs, vient le temps des déclarations. Nous n’avions pas vraiment choisi de texte pour ce moment-là, une amie a chanté, Flo a fait son discours, puis l’homme qui danse m’a fait sa déclaration et moi la mienne … des textes trop intimes pour que je les dévoile ici.

Nous avons demandé à ces deux personnes de parler parce que nous avons tous les deux un lien fort avec elles. elles nous connaissent bien (moi plus que lui, mais je suis davantage connaisssable), mais elles nous connaissent aussi en tant que couple.

Un autre conseil aux demoiselles cette fois : ne sous estimez pas celui que vous aimez. S’il a accepté de parler, il saura quoi dire, même si lui-même en doute …  Si vous avez choisi de garder la surprise, il faut aussi accepté que vous ne pourrez pas contrôler ce moment. Alors, même si c’est vous habituellement la plume du couple, ne vous restreignez pas !

Cérémonie laïque : les valeurs, texte amérindien

Le texte suivant est extrait de Pieds nus sur la Terre sacrée, un recueil de paroles d’Indiens d’Amérique. Ce livre, qui était chez mes parents, m’a toujours fascinée, de par sa couverture, son titre, l’importance qu’il avait pour mes parents. Je l’ai lu tard, quand je l’ai trouvé dans la première bibliothèque où j’ai travaillé.

Nous avons choisi d’en citer un extrait pour plein de raisons : l’homme que j’aime a une âme de chasseur-cueilleur, ce livre me rappelle mon père, et la célébration de la vie nous touche au-delà d’une religion en particulier.

Dans un des schémas pour une cérémonie laïque (que nous n’avons pas suivi), la progression se construit ainsi : présentation de la laïcité, présentation du couple, union. L’extrait que nous avons choisi fait plutôt partie de nos valeurs (selon le schéma valeurs/déclarations/union), mais il nous a semblé qu’il parlait, d’une certaine façon, de notre laïcité, en ce qu’elle est une célébration sans religion plutôt qu’un rejet du sacré.

Dans la vie de l’indien, il n’y a qu’un devoir inévitable, la reconnaissance de l’invisible et de l’éternel
Ses dévotions quotidiennes lui sont plus nécessaire que sa nourriture de chaque jour.
Il se lève au petit jour, chausse ses mocassins et descend à la rivière.
Il s’asperge le visage d’eau froide ou s’y plonge entièrement.
Après le bain, il reste dressé devant l’aube qui avance, face au soleil qui danse sur l’horizon.
Chaque fois qu’au cours de sa chasse quotidienne, l’homme rouge arrive devant une scène sublime ou éclatante de beauté,
-un nuage noir chargé de tonnerre avec l’arche étincelante d’un arc-en-ciel au dessus d’une montagne,
une cascade blanche au cœur d’une gorge verte,
une vaste prairie teintée du rouge sang d’un couchant-
il s’arrête un instant dans la position d’adoration.
Il ne voit pas le besoin de distinguer un jour parmi les sept pour en faire un jour saint puisque pour lui tous les jours sont sacrés.

Ce texte a été lu, après moult péripéties, par un ami à la voix rugueuse et terrienne.