Un mariage sans photographe et sans regret !

Parfois, j’ai l’impression que notre choix de nous marier sans faire appel à un photographe professionnel étonne davantage encore que le principe de l’auberge espagnole !

Avant de reprendre le récit de Clara dans la catégorie « Vrais mariages », je me suis donc dit que j’allais faire un petit retour sur notre décision et ses conséquences.

Nous n’avions pas envie de faire appel à un photographe professionnel, alors que nous aimons le travail de certains, à la fois pour des raisons de budget et de convivialité (nous ne voulions que des invités à notre mariage, pas de prestataires – nous avons bien fait appel à des baby-sitters pour les bébés, mais elles étaient dans une maison au village, pas sous la guinguette).

Nous n’avons donc pas eu de photographe pro, mais trois photographes officiels amateurs, et deux photographes autoproclamées … Nous n’avons pas fait de séance pour des photos posées, que ce soit en groupe ou seul. De ces quelques heures à quelques jours passés avec nos amis venus de toute la France et au-delà, nous ne voulions pas perdre une miette !

Cela dit, j’imagine que des photos en groupe peuvent aussi être un bon moment passé ensemble, surtout si la photo n’est pas trop posée, et si des accessoires (type photobooth) s’en mêlent … Voire pour cela la série « Des photos de groupe pas chiantes », sur le blog d’Uhu. Je suis beaucoup moins convaincue par le chapelet « photo avec les parents », « photo avec les grands parents », « photo avec les potes du lycée » … qui s’éternise souvent trop à mon goût quand je suis invitée, et que nous n’avions pas envie de reproduire.

(Une fois encore, rien de ce qui et écrit ici n’est parole d’Évangile (manquerait plus que ça ;)), c’est un point de vue et une expérience. Si c’est important pour vous de faire plaisir à votre grand-mère en posant avec elle, vous avez bien raison de le faire.)

Résultat ? Nous avons de fort jolies photos, qui nous plaisent infiniment. Des photos de groupe, des photos de couple. J’en ai retravaillé certaines, merci Picasa, pour mieux rendre la lumière telle qu’elle était dans mon souvenir, recadrer, plus rarement pour gommer un petit défaut (bretelle qui tombe et dévoile celle du soutien-gorge …). C’est de la triche, ok, mais que croyez-vous que les vrais photographes fassent ?

Deux de ces photos sont encadrées chez nous (et quarante-douze chez ma môman, mais c’est pas une preuve, c’est ma môman).

Il m’arrive devant une photo que je trouve particulièrement belle, avec un côté que je ne sais qualifier autrement qu’intemporel (de ce genre-là), d’avoir un petit pincement au cœur. Il ne dure pas : je pense que si j’aime autant ce genre de photos, c’est parce que je ne suis pas dessus, et que j’ai un regard extérieur, dépassionné. Ce sont réellement de belles images, et je les aime comme telles, mais elles ne ressemblent pas à notre journée de mariage – qui était davantage un très gai foutoir.

Quelques photos de notre mariage que j’aime énormément …

Attention, celle-ci est vraiment ma favorite, mais je viens de la flouter, pour éviter que nos amis ne soient reconnaissables ! Elle est très nette en réalité. Je reconnais que l’idée de vous montrer une photo floutée pour vous prouver qu’un photographe amateur peut faire des photos réussies se mord la queue, mais j’espère que vous ressentirez ce qui s’en dégage et que vous comprendrez pourquoi elle nous plaît tant !

A la sortie de la mairie, des amis encore à l'intérieur, le gramophone sur le rebord de la fenêtre, les premières bulles soufflées par les plus rapides à sortir et qui volent partout, les touches de rouge, le bouquet offert par ma nièce qui le regarde, le livret de famille à la main de mon mari, et le baiser ...

D’autres photos, que vous connaissez déjà si vous êtes assidus sur ce blog – mais je ne vais pas vous mettre uniquement des inédites floutées !

Lors de la cérémonie laïque ... (avec une bretelle que j'aurais pu faire disparaître !)

Nous avons utilisé celle-ci pour nos faire-parts … vous ne remarquez rien ?

Croyez-moi si vous voulez, mais sur cette photo, envoyée en faire-part donc, mon beau-père se tenait à l’origine juste derrière l’homme qui sourit et moi, au centre de l’image. Après quelques manipulations de base – et pas très soignées je l’avoue – sur Picasa, il a disparu – et absolument personne ne nous a fait un retour suspicieux sur le flou derrière nous …

Aucun regret, donc : ce jour-là, pour nous, sans photographe professionnel, c’était mieux qu’avec Nous avons plein de souvenirs en tête et en photos !

Une prochaine fois, quelques conseils à distribuer aux photographes amateurs …

Clara & Lui : La demande en mariage

Je laisse pour quelques « épisodes » la parole à Clara, du blog Des idées plein les doigts. Elle définit leur mariage comme « simple, coopératif et un peu créatif », et a choisi de commencer le récit par une demande en mariage loin des sentiers battus et des films hollywoodiens, mais très (d’autant plus ?) émouvante !

Notre mariage à nous !

Comment tout cela à commencé ? Jusqu’où remonter ?

Depuis que nous sommes ensemble il n’en n’a jamais été question, issus de familles décomposées, recomposées et parfois re-décomposées. Le mariage n’avait pas grande signification…

Et pour moi, LA mariée… non, je n’ai jamais eu de rêve de princesse, de robe blanche, de château et tout le reste…

Alors quand est-ce que nous en avons parlé ? Non, quand est-ce que LUI en a parlé, plus exactement, car pour moi dans ma tête, tout était clair…

Il m’en a parlé à la naissance de notre troisième enfant. Limite en plein travail… au moins à la maternité… Par précaution, pour si il lui arrive quelque chose… lui travaille, moi pas, la maison est certes à nos deux noms, mais en cas de pépin, il me faudrait racheter sa part, « alors que si on se marie »

Et voilà, il en reste là… Il me plante avec ça, cette idée qui ne devait jamais se produire entre nous, il l’aborde et n’en reparlera pas… C’était en février 2010 !

Et moi je fais ma tête de mule, je ne lui en reparle pas, j’attends, j’attends qu’il revienne avec son idée… Était-ce une idée sans suite ou une idée plus sérieuse ?

En attendant cette idée qui ne devait jamais ce produire mûrit en moi 😉 Moi qui doute toujours, moi qui suis tellement persuadée qu’il y a des millions de filles tellement mieux que moi, partout, moi qui me demande chaque jour mais pourquoi Moi, moi qui chaque jour tremble à l’idée qu’il se réveille un matin et réalise que je ne suis pas si parfaite, qu’il réalise que j’ai raison : je ne suis pas jolie, je rate tout, je ne sais pas faire le ménage (un peu d’humour tout de même !)

Quoi, Lui, il voudrait se marier avec Moi ? Non… Laisse passer, il en a déjà eu plein des idées sans suite… oui mais celle là, s’il la laisse filer… Est-ce que ce sera pareil que les autres qu’il a laissées filer ?

Avril, Oh il m’en reparle, ou est-ce moi qui craque et qui lui rappelle ? On évoque de nouveau le mariage… mais rien de concret, d’officiel, juste « Ah oui c’est vrai tu m’as parlé de ça… » « Oui oui, je sais je m’en souviens »… Ah tiens ! Il s’en souvient, ce n’était pas une parole parmi d’autres !

Histoire vraie, photo par Badjonni

Au hasard (?) d’une ballade pour que bébé prenne l’air… Je passe devant la mairie, et je rentre prendre les papiers. Alors on en reparle, et « THE » question : « à 4, nous 2 + 2 témoins » ou « le grand jeu » ?

Nos familles sont un peu compliquées, si on invite l’une on n’invite pas l’autre, Zut, pas envie de se prendre la tête ! Oui, mais nos amis, tous ceux qui nous ont aidé à nous construire… ?

Et là, mon homme est parti en déplacement dix jours aux États-Unis… retour à la maison, boulot, quotidien, enfants, travaux, (nous restaurons notre maison de fond en comble, enfin surtout les combles à ce moment 😉 ), de nouveau dix jours de déplacement aux Pays-bas… Nous enchaînions ce second déplacement avec cinq jours de vacances juste nous cinq, à la campagne…

Je comptais bien ré-aborder cette histoire de mariage… Mais nous avons pro-fi-té ! C’était du temps juste pour nous, pour les enfants, loin de ces travaux qui nous motivent, mais nous prennent tellement de temps. Le dernier jour de nos vacances, nous étions invité, justement, à un mariage !

En se préparant, je lance un « Et voilà, les vacances sont finies, et nous n’avons pas parlé de nous ».

Et là, mon homme part en courant, il me plante là !

Quoi ? Mais c’est lui qui en a parlé le premier, que fait-il, il fait ses valises et part ?

Il revient, super heureux et fier de lui et me lance une des phrases clés de cette aventure :

« J’ai regardé dans mon google-agenda : le 30 octobre! »

* étonnement, questionnement*

« Cette année ? »

« Oui, oui, c’est parfait, c’est un samedi, un samedi d’un week-end de 3 jours (nous habitons à plus de 800km de nos familles) et c’est pendant les vacances scolaires, parfait !»

Et nous voici repartis à nous préparer…

C’était le 24 juillet !

La journée se passe… Évidemment, dans tout mariage, les amis déjà mariés veulent marier ceux qui ne le sont pas… Je réponds sans répondre, lance des perches à mes amies les plus proches et reste vague avec les autres… Ce n’est pas « notre » jour !

(La suite au prochain épisode …)

Troquer un mariage parfait contre son mariage à soi

Mademoiselle Dentelle a publié ce billet au sujet des blogs de mariage, de l’obsession de la perfection qu’ils peuvent entretenir et de la nécessité de s’en détacher. Joueuse, The Bride Next Door a proposé que « que chaque wedblogueuse s’engage à publier les photos des trucs moches de son mariage ». Et, téméraire, elle l’a fait !

Alors, juste pour le fun, une petite photo de moi, mariée détendue et souriante … avec un arrière-plan de toute beauté !

Elle est pas belle, ma photo moche ?

Bienvenue !

Aux nouveaux lecteurs venus de chez Mademoiselle Dentelle … C’est un peu silencieux par ici en ce moment, mais plein d’articles sont en préparation, restez connectés !

Quant à ceux qui ne connaitraient pas Mademoiselle Dentelle, un premier et très joli témoignage de mariage simple et participatif vient d’être publié sur son blog !

Une chanson sur l’amour et la simplicité

Dès qu’il a été question de mariage entre l’homme qui passe ses exams et moi, et même avant à vrai dire, j’ai pensé à cette chanson.

Ou plutôt : dès la première fois où j’ai entendu cette chanson, je me suis dit qu’elle nous correspondait tout à fait, à tous les deux, et à notre vision du couple et de l’avenir. Nos valeurs de simplicité et d’écologie y sont évoquées sans grand discours, ni dénonciation-des-méchants-qui-pensent-pas-comme-nous.

Problème :  Je ne suis pas fan de la musique (du « refrain » en fait), au point que je n’en ai même pas parlé à mon fiancé.

Si j’avais soumis mon problème à Uhu, elle l’aurait résolu en un clin d’oeil : et pourquoi lire, ou faire lire les paroles de la chanson ? De préférence à deux voix, pour garder le texte vivant ! Autre avantage, on peut adapter, couper les passages qui nous dérangent, ou écourter.

« Ma » Chanson ? Curieux, va !

Je suis bien, de K, dans l’album L’amour dans la rue

Je crois qu’on aura des enfants
des petits rois heureux,
des serviteurs du vent …
Je crois qu’on aura une vie,
encore plus belle que
celle qui nous donne envie
je suis bien.

Je crois qu’on aura une maison
avec des animaux
et des fruits de saison.
Je crois qu’on aura des amis
avec des idéaux
qu’on vivra jour et nuit.

Je crois qu’on aura des voyages
que j’entendrai ta voix parler mille langages …
Je crois qu’on aura des rivières
qu’on se laissera glisser jusqu’à la mer

Je crois en nous
et tant pis pour les réalistes
qui nous traitent de fous
ou de pauvres idéalistes
je suis bien.

Je crois qu’on aura des sourires
à redonner à la joie
à qui voudrait mourir.
Je crois qu’on aura de l’argent
sans jamais pour cela
devoir vendre son temps

Je crois qu’on aura du soleil
de longues pluies de joie
de la paix à la pelle
je crois que la fidélité
entre nous gardera
ce goût de liberté.

Je crois en nous
et tant pis pour les réalistes
qui nous traitent de fous
de pauvres idéalistes
je suis bien.

Je crois qu’on ne va pas mourir
juste fermer les yeux
et ne pas revenir
je crois que si l’un de nous reste
l’autre sera un peu
dans tout ce qui caresse …

Je crois surtout que ce qui m’emporte vraiment
plus que tout ce futur
où je me vois en souriant
c’est là sans que j’y fasse rien
cette sensation sûre
meilleure que mille lendemains
où je suis bien
où je suis bien
où je suis bien

Quelques citations amoureuses …

Nul n’est besoin, lors d’une cérémonie laïque, de lire uniquement de longs textes ! Si vous le souhaitez, de simples citations, choisies précieusement, comme les perles d’un collier, peuvent aussi bien exprimer vos pensées …

Nous en avions retenues quelques-unes, que je voulais pour ma part utiliser comme décorations (sur des rubans). Je ne suis pas allée au bout de mon idée, mais je vous propose quelques citations, retenues à l’époque ou découvertes depuis !

Lors d’une cérémonie laïque, une suite de citations peut se lire à plusieurs voix, afin d’insuffler plus de rythme et de vitalité à la lecture, et aussi de faire participer plusieurs êtres chers …

L’amour, c’est l’occasion unique de mûrir, de prendre forme, de devenir soi-même un monde, pour l’amour de l’être aimé. (Rilke)

Sans ses cheveux qui volent J’aurais dorénavant Des difficultés folles A voir d’où vient le vent (Brassens)

Dans la plus amoureuse étreinte, c’est un être libre que nous étreignons, avec tous ses possibles, même ceux qui nous échappent. (Garaudy)

« Infiniment plus que tout » : c’est le nom enfantin de l’amour, son petit nom, son nom secret. (Christian Bobin)

Ne te courbe que pour aimer. (René Char) Et, du même : Je ne puis être et ne veux vivre que dans l’espace et dans la liberté de mon amour.